Archive for October, 2007

Un podcast sur le web sémantique de BussinessWeek pour prendre de meilleures décisions d’affaires

Tuesday, October 30th, 2007

 BusinessWeek Podcast

J’ai essayé de rentabiliser tout le temps que j’ai passé à me déplacer en voiture en cette semaine de relâche à l’université. J’ai donc rempli ce qui reste d’espace sur mon iPod de podcast dont celui de Businessweek qui fait un « CEO guide » sur le web sémantique. Il fait un excellent compte rendu de la technologie. Ce que j’ai particulièrement apprécié est le lien qu’il fait entre cette technologie avec le contexte d’affaires, donc comment le web sémantique révolutionnera le business. En effet, le web sémantique nous permettra d’avoir accès beaucoup plus facilement à la bonne information, dans n’importe quel format, et ce, afin de diminuer le risque lié à l’incertitude dans la prise de décisions (la raison d’être des gestionnaires, quoi!).

Aujourd’hui, les compagnies produisent une tonne de données qu’elles ne peuvent même pas utiliser, car elles n’en connaissent pas l’existence. Avec le web sémantique, il sera beaucoup plus facile de trouver cette information sur le web, dans différentes bases de données ou dans la compagnie même et faire des corrélations avec d’autres informations.

Dans ce podcast, BusinessWeek fait appelle à Éric Miller pour nous éclairer sur la technologie du web sémantique. Il est très bien placé pour nous en parler étant président de la firme de consultation Zepheira, «Zepheira provides solutions to integrate, navigate and manage information across personal, group and enterprise boundaries to save time and money») et aussi un chercheur du MIT (Massachusetts Institute of Technology) où il travaille sur SMILE (Semantic Interoperability of Metadata and Information in unLike Environments). SMILE est un projet très intéressant qui vaudra certainement un post à lui seul très bientôt, un projet définit comme :

«SIMILE is focused on developing robust, open source tools based on Semantic Web technologies that improve access, management and reuse among digital assets.»

Depuis 2001 que l’on parle du web sémantique, on remarque cependant un regain de popularité envers cette technologie; au fur et à mesure que le ROI sur l’implantation s’améliore, la confiance augmente envers cette technologie. Des compagnies ont réussi à établir un certain standard en 2004. Mais pourquoi ces compagnies utiliseraient-elles le web sémantique selon Éric Miller? :

1. Permettre un changement de cap dans les stratégies du département TI plus rapidement et plus facilement (il est plus facile d’apporter un changement lors d’implantation de solution d’affaires)

2. Répondre plus rapidement aux changements du marché (effectuer une nouvelle acquisition ou saisir une nouvelle opportunité)

3. Augmenter l’intelligence collective dans les organisations (travailler plus intelligemment et non plus fort)

Ce 3e avantage me fait remarquer un problème important, la présence de silo d’informations dans les organisations. Il y a souvent des données qui sont présentes dans différents logiciels non compatibles (même le nouveau Word 2007 n’est pas compatible avec l’ancien). On pourrait donc faire l’analogie avec les débuts du web où on l’utilisait pour joindre les différents protocoles (HTTP, FTP, etc.). On pourra, avec le web sémantique, défaire ce genre de silo et joindre les données de différentes applications. Lors d’une conférence à l’université de M. Stéphane Crétier, président de Garda, il nous avait fait part d’un truc pour comprendre le nombre d’activités distinctes lorsqu’il fait une acquisition. Il suffit de compter le nombre de machines à café et le nombre de photocopieurs pour comprendre que l’on peut avoir aucune interaction avec un département d’une même compagnie…

Enfin, le podcast nous fait prendre conscience que le gouvernement serait aussi l’un des secteurs où le web sémantique pourrait aider avec toutes ces informations disponibles dans toutes ces ministères. Je me suis déjà posé la question pourquoi le gouvernement n’adoptait pas plus facilement les nouvelles technologies. À moins que le tout soit secret comme pour le FBI…

Bref, le web sémantique sera peut-être le sauveur qui nous aidera à mettre de l’ordre dans l’océan d’informations que les nouvelles technologies ont crée.

Nicolas

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Liens:
Podcast - BusinessWeek - The CEO guide to the semantic web

Nova Spivack nous présente Radar Networks, une compagnie de web sémantique

Friday, October 19th, 2007

OK, je pense qu’avec ce « post » vous allez vraiment comprendre pourquoi je commence à me coucher un peu trop tard pour travailler sur ce blogue! Travailler à ce que la machine comprenne les phrases que l’on écrit… wow ce n’est pas un beau défi ça!!! On est rendu au point où (comme le mouvement du balancier) la tendance à améliorer l’interface (nous faciliter la navigation) laissera la place à l’amélioration du traitement des données par l’ordinateur pour faciliter la recherche sur le web et ceci résultera à un web plus connecté, plus ouvert et plus intelligent (le web sémantique quoi!).

Je veux vous présenter une entreprise :

Radar networks logo

Radar Networks:

Chez Radar Networks, on travaille à rendre accessible pour les consommateurs et professionnels la prochaine génération de services en ligne qui utilisera le web sémantique. Avant de construire leur produit, ils ont dû développer une nouvelle plateforme pour supporter les nouvelles possibilités de leur logiciel, car il n’existait rien d’autre de comparable sur le marché (les plateformes existantes sont trop orientées recherche pour le web sémantique et ne permettent pas une utilisation facile). Ils ne veulent pas non plus créer un engin de recherche pour compétitionner avec Google comme d’autres vont le faire (powerset and textdigger), car Radar Networks ne travaille pas sur le «natural language search», bien que le web sémantique pourra lui donner un coup de main.

Cette compagnie a été fondée par Nova Spivack. Sur le site de la compagnie, on retrouve l’information comme quoi M. Spivack est un visionnaire technologique et un entrepreneur avec presque deux décennies d’expérience dans le lancement d’entreprise Internet. En 1994, M. Spivack a co-fondé EarthWeb, une des premières compagnies de l’Internet. Il était vice-président exécutif, responsable des produits, de la stratégie et du marketing. EarthWeb connaît une forte croissance en 1999 et obtient le plus grand gain IPO (Initial public offering) de point de pourcentage en un jour de l’histoire du Nasdaq, engendrant une vague de IPO des technologies. Peu après, M. Spivack laisse le conseil d’administration d’EarthWeb et commence à conseiller des startups.

Chez EarthWeb, il aidait des institutions et des entreprises importantes à développer leurs premières présences à grande échelle sur le Web (par exemple, la bourse de New York, le musée métropolitain d’art, BMG musique, Sony et  AT&T). Il a également aidé à catalyser l’adoption de la technologie de Java en instaurant des communautés pour les professionnels (par exemple, Gamelan.com, Developer.com, et le Datamation.com).

Je vous explique ce que veut faire Radar Networks :
 
Les compagnies travaillant spécifiquement sur la recherche à l’aide du langage naturel -celui que vous lisez présentement et non les codes binaires- se servent de la sémantique, mais au niveau des mots seulement. Elles emploient les mots qui sont liés (en réseaux) par les synonymes, antonymes, homonymes et autres variations. Celles-ci s’appellent parfois les « semantic networks » (réseaux sémantiques). Basés sur ces réseaux de signification de mots, ils peuvent comprendre la signification de divers mots et expressions. Les algorithmes de recherche plus sophistiqués ne regardent pas juste les mots, ils les regardent dans le contexte, en analysant la grammaire et le reste du contenu autour d’eux. Le but ultime de cette recherche est de faire correspondre le contexte d’une question avec le contexte des documents où se trouve l’information qui nous intéresse. On peut donc ainsi faire mieux que Google qui utilise des mots-clés sans prêter attention à la signification des mots, bien mieux….

Cependant, ce type de recherche (basée sur le langage naturel) a besoin d’un certain niveau d’intelligence artificielle. En effet, réussir à ce que la machine comprenne le langage a posé beaucoup de difficultés aux scientifiques. Même si la technologie est plus puissante de nos jours, M. Spivack ne croit pas que c’est à cette machine de faire tout le boulot de comprendre la signification des informations…

C’est donc avec une philosophie un peu contraire à la recherche à l’aide du langage naturel que le web sémantique approche la signification de l’information. Il utilise plutôt les métas donnés comprendre cette information.

Dans l’approche du Web sémantique, la signification de l’information peut être encodée dans des balises, un peu comme le HTML est ajouté au contenu aujourd’hui. Une fois que cette signification (ou sémantique) est explicitement codée dans le contenu, elle peut alors être réutilisée par d’autres applications pour comprendre son contenu. Les langages standards W3C utilisés sont le RDF (ressource description framework) ou le OWL (web ontology language). Les mots et concepts dans le contenu des documents peuvent donc avoir des balises RDF ou OWL pour indiquer leur signification. Les possibilités de ces balises étaient pourtant déjà disponibles auparavant avec XML (M. Spivack donne l’exemple suivant : <sportscar>Lotus</sportscar>), mais la signification de « sportscar » devait être codée dans l’application pour comprendre. Maintenant, avec le RDF/OWL, la signification des mots est gardée dans une sorte dictionnaires que l’on appelle : ontologie. Une «ontologie» définit des faits tels que le «sportscar» est un genre de voiture, une voiture est un véhicule routier, une voiture est un produit, etc. C’est cependant une simplification un peu exagérée, le OWL et les ontologies peuvent aller beaucoup plus loin (plus que seulement définir la signification des concepts), elles peuvent également définir leurs relations logiques.

Tim Berners-Lee avait exprimé une vision dans un entretien accordé au Courrier de L’UNESCO en 2000. Il y expliquait : «J’ai un double rêve pour le Web. D’une part, je le vois devenir un moyen très puissant de coopération entre les êtres humains (Web 2.0) et dans un second temps, j’aimerais que ce soit les ordinateurs qui coopèrent. […] Quand mon rêve sera réalisé, le Web sera un univers où la fantaisie de l’être humain et la logique de la machine pourront coexister pour former un mélange idéal et puissant..» Il est vraiment trop fort ce Berners-Lee… quel chance a-t-il eu Jean Éthier, responsable de la maitrise en gestion de commerce électronique de l’université de Sherbrooke, de pouvoir rencontrer cet homme!

M. Spivack et sa compagnie Radar Networks ont mis en place la technologie nécessaire pour créer un «organisateur personnel de donnée».  On peut  ainsi accumuler courriels, contacts, photos, vidéos, musique, bref tout ce qui est digital et les transformer en format RDF et y accéder d’un seul endroit. J’ai bien hâte de voir l’application qui devrait être disponible très bientôt! On peut lire sur le site web de l’entreprise :

« Radar Networks is pioneering the next phase of the Web, sometimes referred to as Web 3.0, the Semantic Web or what we call it, “the Intelligent Web.” Using our platform, we are developing a new Web-based online service that will bring the power of the Intelligent Web to consumers, slated for Beta in 2007. »

Wow, c’est beau de voir l’évolution et comment cette technologie nous aidera à évoluer… 

Nicolas

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Liens:

Nova round up
emergence web

Différence entre le Web 2.0 et le Web 3.0

Thursday, October 11th, 2007

It is that easy

Je vais essayer de ne pas tomber dans ce genre de réflexion…

(merci Michel)

Cette BD de Geek and Poke est en réponse à un blogue où sa définition du Web 3.0 ne semble pas convenir à la communauté… Je me demande pourquoi on a eu autant de difficulté à accepter le terme Web 2.0 et maintenant, on semble se bagarrer la définition du Web 3.0. Je trouve qu’il manque un peu de standardisation sur l’Internet… J’espère devenir rapidement un spécialiste en la matière et pouvoir soumettre ma propre définition, pourquoi pas!!!

 Nicolas

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L’évolution du Web 1.0 au Web 3.0 : mettre en perspective pour bien comprendre le futur

Monday, October 8th, 2007

Voici un petit rappel du début du Web pour nous aider à comprendre son futur :

Web 1.0 : Le web a été inventé par une communauté de scientifiques afin de partager efficacement des informations et leurs travaux de recherche. C’est ensuite des universitaires qui l’ont fait évoluer en permettant le transfert d’images et l’inscription de formulaires pour le rendre plus interactif. Enfin, ce sont les entreprises qui ont mis la main sur le potentiel du Web et qui bâtissent des sites énormes. C’est la première génération du Web où l’on travaille à le rendre accessible et commercialisable. Les éléments importants sont : les protocoles tels le HTTP, les langages tel le HTML et le XML, l’accès à l’Internet par ISP (internet service provider), les premiers navigateurs de Web (Netscape, Exploreur), les plateformes et les outils de développement du Web, les logiciel Java et le Javascript, la commercialisation des modèles d’affaires Web et la croissance des principaux portails sur le Web.

Nuage de mots du Web 2.0 de wikipédia 

Web 2.0 : C’est un peu la saveur du mois dans l’univers Internet ces temps-ci. Cela consiste à mettre à profit l’utilisateur en lui permettant de générer du contenu pour l’entreprise, ce qui, comme un effet de levier, permettra à d’autres utilisateurs d’avancer dans les stades de la relation client-entreprise (notoriété -> intérêt -> engagement -> dissolution). Le Web 2.0 fait donc référence à la nouvelle génération des services en ligne comme les sites de réseautage, les wikis et d’autres outils de communication qui mettent l’emphase sur la collaboration et le partage entre utilisateurs. Il ne faut pas aussi oublier l’arrivée des plateformes mobiles (cellulaires) qui facilitent les échanges.
 

Blague sur le Web 3.0
Web 3.0 : On pourrait dire que le Web 3.0 est, selon John Markoff du New York Times, une 3e génération de service en ligne à valeur ajoutée pour les utilisateurs, car ceux-ci utilisent un Web plus intelligent (web sémantique, forage de bases de données plus complètes, agents dont l’intelligence artificielle est supérieure, bureau sémantique). Ces technologies aident donc l’ordinateur à comprendre l’information afin que l’on soit plus productif et que les réponses cherchées sur l’Internet soient plus complètes, bref avoir une meilleure expérience d’utilisateur.
 
En terminant, le Web ne cessera pas d’évoluer et nous ne sommes pas rendus à sa dernière étape (désolé pour ceux qui viennent de découvrir le Web 2.0 et qui ne veulent rien entendre du Web 3.0). Pour les critiques, j’aime bien le fait de dire que l’on peut au moins attribuer le Web 1.0 aux années 90, le Web 2.0 de 2000 à 2010 et enfin le Web 3.0 de 2020 à 2030. J’ai donc encore le temps d’en apprendre un peu et d’acquérir de l’expérience professionnelle.

Nicolas

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liens:

Adsense : La route vers le web 3.0

The Third-Generation Web is Coming

Lire eVolution : blogue sur le Web 3.0 sur sa télévision via une Nintendo Wii

Monday, October 1st, 2007

La photo de mon blogue dans la TV

Pour ceux qui ne le savaient pas, il vous est possible de lire ce blogue sur votre téléviseur aussi gros qu’il soit (je ne suis pas sûr que le mien dépasse 20’’) via votre Nintendo Wii! Je sais que ce post est plus ou moins en rapport avec le Web 3.0 (bien que ça démontre l’intégration des médias), mais je capote (j’apprécie) sur le contrôle et la facilité avec laquelle on peut aller sur le web par la télévision. La Wii se connecte directement sur l’internet par mon routeur sans-fil et il suffit de télécharger le fureteur Opéra pour quelques Wii dollars. On navigue très facilement sur le web et le moteur de recherche de Google y est très bien intégré. YouTube dans la télé, ce n’est plus de la science-fiction… (Vlog une émission de télé sur la communauté Internet qui débute à TVA est un autre exemple de la popularité de ces vidéos).

Résultats de Google analytics 

Enfin, je suis allé voir mes statistiques sur « google analytics » et après Windows et Macintosh, on voit apparaître Nintendo Wii comme système d’exploitation. Trop fort! Ne soyez pas surpris de voir augmenter ce genre de visite, car à 285$ pour naviguer sur Internet, on parle de démocratisation du web!
 
J’ai vraiment hâte de voir comment mon blogue pourrait sortir sur le nouveau Ipod touch, un jour il sera mien… Je vous laisse avec un mini vidéo qui démontre la navigation du site de Netvibes disponible sur Youtube.


Nicolas

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