Archive for September, 2007

Le bureau sémantique de la Digital Enterprise Research Institute et le projet NEPOMUK

Saturday, September 29th, 2007

Voici une petite vidéo interview d’un étudiant Israélien PhD de DERI qui travail activement avec les meilleurs cerveaux d’Europe sur le Web sémantique. La mission de la  « Digital Enterprise Research Institute »  est d’exploiter le web sémantique afin que des gens, des organisations et des systèmes collaborent et inter fonctionnent à l’échelle de la planète. Je vous invite à regarder ce court vidéo, car il donne des réponses claires à des questions plutôt complexes.


Qu’est-ce que le web sémantique pour lui ?
Une couche de plus par-dessus le web. En effet, le web est une belle infrastructure communicationnelle qui permet, n’importe où dans le monde, de pouvoir accéder à des données (se connecter en ligne est plutôt simple!). Ce que l’on veut avec le Web sémantique c’est que les ordinateurs puissent aller en ligne pour nous et qu’ils trouvent l’information à notre place. Pour pouvoir lui demander des questions comme « qui de mes amis seront à Boston en même temps que moi? », nous avons besoin une couche par-dessus du web existant que l’ordinateur peut comprendre. Il nous faut donc 2 langages,  un langage pour que l’internaute comprenne le contenu et un autre que l’ordinateur peut lire.

Le « Desktop » sémantique
Un projet européen regroupant plus de 60 partenaires (compagnies et université) veut prendre la technologie du web sémantique et l’appliquer à l’espace de travail de chacun soit le bureau de l’ordinateur personnel. Par exemple, sur le web, il y a toutes ces sources d’informations (place, carte routière, météo) et c’est pareil pour notre bureau. Même si ce sont nos informations personnelles, les données sont enfermées dans leur application respective (courriel, photos, document texte). Lors d’une tache, l’utilisateur a besoin de combiner toutes ces informations manuellement. « Je ne veux pas avoir à y penser dans ma tête, je veux que l’ordinateur me le montre »

Pour aller plus loin, l’article The NEPOMUK Project - On the way to the Social Semantic Desktop présente les recherches sur le bureau sémantique :

« The Social Semantic Desktop (SSD)  adopts the ideas from the Semantic Web paradigm, which aims to provide a common framework to enable information to be shared across application, enterprise and community boundaries. Formal ontologies capture both a shared conceptualization of desktop data and personal mental models. The Resource Description Framework (RDF) serves as the common data representation format between applications. This way the SSD allows information originating from individual applications distributed over several computers to be associated with each other according to its semantic context and enables novel views on the user’s data better conforming to the user’s
mental model. »

Ce texte apporte un nouveau concept, les ontologies. Les ontologies sont la technologie sur laquelle s’appuie le Web sémantique, et plus généralement,  pour la gestion de connaissance dans le contexte de systèmes distribués (partage d’information). Ils fournissent les processus à la machine (ordinateur) pour comprendre la sémantique des données et les sources d’information qui peuvent être communiquées entre les différents agents (le logiciel et les gens). Autrement dit, les informations sont maintenant compréhensibles pour l’ordinateur, aidant ainsi les gens à fouiller (rechercher), extraire, interpréter et traiter des renseignements plus facilement sur le Web.

Le projet NEPOMUK ( Network Environnement for Personnal Otology-based Management of Unifed Knowledge) travaille donc justement à la création d’un bureau sémantique. 

« The European Union project NEPOMUK aims at empowering individual knowledge workers to better exploit their personal information space and to enable collaboration within social networks across organizational boundaries. NEPOMUK brings together researchers, industrial software developers, and representative industrial users, to develop a comprehensive solution for extending the personal desktop into a collaboration environment which supports both the
personal information management and the sharing and exchange across social and organizational relations. »

De nos jours, les entreprises étendues ont réellement besoin de ce genre d’outil pour effectuer les nombreux travaux d’équipe à distance. Je devrais écrire un article plus complet à ce sujet très bientôt.

Nicolas

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Lien:
The NEPOMUK Project - On the way to the Social Semantic Desktop

L’exemple du Web sémantique de Cortex Intelligence

Tuesday, September 25th, 2007

Voici enfin un exemple de ce que peut faire le web sémantique! Cortex Intelligence est une compagnie fortement technologique, fruit de 5 ans de recherche universitaire dans le secteur de l’extraction des textes (text mining) de l’une des principales universités des technologies du Brésil.

La compagnie est formée d’une équipe qui combine des professionnels du marché et des chercheurs universitaires qui, au cours de presque 2 ans, ont développé son premier produit : la plateforme cortex Competitiva®. Le produit, considéré le premier système national intégré pour soutenir le processus concurrentiel d’intelligence (competitive intelligence), a été lancé en septembre 2004.

Sur cet exemple, vous allez voir 4 boutons sur la barre de navigation à votre droite. Lorsque l’on appui sur le premier bouton qui nous intéresse, entité, les mots du texte se retrouvent surlignés avec une définition de ceux-ci, genre wikipédia. Ensuite, il a les actions spécifiques à ces mots qui leur donnent un sens. Par exemple, à l’action d’un clique de souris, le verbe « praised » montre sa relation par les questions « for what? » à « role » et « who is praised? » à « Bertie Ahern ». Bien pratique pour comprendre si on parle de Bush le président ou le joueur de football! Ah oui! Vous deviez commencer par cliquer sur le lien pour mettre ce site en anglais, car sinon il est en portugais (c’est peut-être pour ça que vous n’avez rien compris)!

Enfin, je suis sûr que toute une technologie est nécessaire pour faire fonctionner ce site… Wow, j’aimerais bien comprendre!

Nicolas

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Les opportunités pour le Web 3D

Sunday, September 23rd, 2007

La semaine dernière, j’ai expérimenté l’univers de Second Life pour la première fois (ok, je suis un peu en retard là-dessus!) dans le cadre d’un travail pratique sur la création d’avatar (représentation virtuelle de sa personne) et en lien avec le podcast sur le blogue du  marketing à l’écoute. Pourtant, ce logiciel n’a pas eu le même effet sur moi que celui de PokerStar (je confirme ma dépendance au poker). Je n’ai  rien trouvé de très extraordinaire et je ne compte pas le nombre de fois que mon ordinateur a dû redémarré (je ne crois pas mon portable assez puissant).
 
Dans le futur, je suis d’avis que l’Internet sera plus réaliste et interactif (les forces du e-marketing comparativement au marketing traditionnel sont l’individualisation et l’interactivité). Le web 3D devrait donc être très intuitif; bien que nous n’ayons qu’une vingtaine d’année d’expérience avec le 2D,  le monde apparait à l’humain en 3D depuis des milliards d’années.
 
Très différent du fureteur web que l’on connaît, le Web 3D serait une fenêtre dans une vie virtuelle beaucoup plus riche. Il pourrait devenir une place où se déroulent des réunions de famille, du shopping avec des amis ou bien des jeux en ligne. Surtout, les mondes virtuels possèdent le potentiel de transformer l’interaction sociale en ligne (la communauté). Contrairement au Web traditionnel, où il n’y a aucun gage qu’une personne réelle soit derrière la page Web, la présence d’avatar vient confirmer la présence humaine dans les mondes virtuels et apporte une confiance à l’utilisateur.

Il existe déjà plusieurs plateformes d’immersions virtuelles : Entropia Universe, Second Life, Google Earth ainsi que Virtual Earth 3-D de Microsoft. On a aussi vu le jeu Wold of Warcraft révolutionner les jeux en ligne de 9 millions d’utilisateurs avec des graphiques réalistes et un jeu stratégique (je n’ai d’ailleurs plus aucune nouvelle de mon copain Hugo depuis son inscription à WoW, si quelqu’un peut me dire s’il est toujours de notre monde!).

Cependant, tous ces mondes sont fermés (on doit télécharger et apprendre le logiciel ainsi qu’espérez qu’un de nos amis le fasse aussi). Pourrait-il alors y avoir un fureteur Web 3D mondial universel pour tous?
 
Des entreprises, comme le group Metaverse, travaillent déjà à la création d’un Internet 3D, mais pensent être capable d’y arriver qu’en 2016. Les ordinateurs ne sont pas encore assez puissants pour tenir le coup des nombreuses demandes de traitement d’information dans ces mondes virtuels. Pour l’instant, même nos connexions haute vitesse portent problème.
 
De plus, s’il est vrai que certaines choses sont mieux dans un univers 3D, comme l’expérience d’achat et les relations humaines, il est plus difficile de manipuler la précieuse information. Le 2D reste donc, pour certains processus, le meilleur des mondes et l’internet comme on le connaît maintenant ne devrait pas être appelé à disparaître.
 
Un autre problème qui semble venir ralentir l’apparition de Web 3D est certainement le transfert des informations actuelles 2D en 3D. Mon sentiment est donc que l’on est encore loin d’ouvrir notre fureteur et de se retrouver dans la bibliothèque de google pour aller chercher dans la toute dernière rangée l’adresse de mon blogue, ha!

Cependant, plusieurs opportunités semblent être bien réelles et pourraient être appliquées au Web du présent! On voit apparaître des niches, comme pour la chaîne MTV, où des environnements virtuels pour supporter le show de télévision Laguna Beach sont créés et où l’on peut s’y faire bronzer. Les mondes virtuels fournissent également de nouveaux lieux de rendez-vous en ligne pour l’éducation, comme par exemple les universités qui donnent des cours ou alors une entreprise qui donne de la formation. Le shopping aussi peut y trouver son compte, imaginez le fait qu’un avatar (comme le ferait un vendeur) puisse vous conseiller dans vos achats. Une expérience beaucoup plus sociale et amusante. Plus encore, Apple pourrait faire des clubs de Jazz ou une piste de danse pour faire découvrir ses chansons de son logiciel itunes.
 
Bref, ce n’est pas pour rien que l’on serait dans l’ère du marketing avatar et je vois que l’on n’a pas fait encore le tour de ce que nous offre le web 3D !

Nicolas

liens:

The Coming Virtual Web - BusinessWeek

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Le Web sémantique

Wednesday, September 19th, 2007

Si le Web 3.0 est synonyme de ce que l’on appelle le Web sémantique, alors qu’est-ce que le Web sémantique? Selon un article de BusinessWeek, Taming the World Wide Web, le Web sémantique serait une façon d’étiqueter l’information en ligne pour être capable de mieux la comprendre par rapport à d’autres données. Par exemple, Kodak compte prendre des données capturées lors de la prise d’une photo numérique (date, heure, coordonnées GPS) et les utiliser pour aider le consommateur à trouver ses images. Pour l’instant, beaucoup de ces détails, tels que les coordonnées GPS, sont exprimés en tant que données brutes. Les technologies du Web sémantique pourraient donc aider Kodak à traduire cette information en quelque chose de plus utile, comme quelle coordonnée GPS spécifique nous indique si c’est une photo du parc national Yellowstone ou de la rue de grand-maman. Le blogueur Jean-Marie Le Ray apporte un angle intéressant, soit le conflit entre la définition du Web 3.0 de Google et le Web sémantique. Il parle de ce Web sémantique comme « la création d’un langage plus riche et significatif pour faire communiquer les machines entre elles sur Internet et leur permettre de mettre en œuvre de nombreuses fonctions interprétatives actuellement accomplies par les personnes, avec en perspective des niveaux d’automatisation jamais connus jusqu’alors. ». Le Web comme des machines qui parle à des machines. Avec le Web 3.0, on passe du Web où les documents sont connectés à un Web où les données sont connectées. Ne vous inquiétez pas cependant, plusieurs autres articles suivront sur le sujet afin de cerner d’autres possibilités e-Commerce comme pour le domaine financier ou scientifique.

Enfin, M. Le Ray propose une définition assez large pour inclure celle du  Web sémanticien traditionnel et celle de Google. Voici donc une définition intéressante pour le Web 3.0 :

« Le Web 3.0, c’est la désintégration des données numériques et des logiciels dans des composants modulaires qui, grâce à l’utilisation d’outils simples, peuvent être réintégrés à la volée dans de nouvelles applications ou fonctions, autant par les machines que par les personnes. »

Voilà! On peut comprend que des modules, par exemple des plug-ins très « user friendly » peuvent permettre à un ordinateur d’effectuer une tâche autrefois effectué par une personne. Des notions qui se rapprochent drôlement de l’intelligence artificielle.

Même Tim Berner Lee, créateur du World Wide Web et directeur du World Wide Web consortium, avait déjà pensé à une standardisation des données sur Internet et lorsqu’on lui demande d’expliquer le web sémantique 3.0, il dit :

“It was really hard explaining the Web before people just got used to it, because they didn’t even have words like click and jump and page, People just couldn’t imagine it, and it’s the same here.”

Nous devrions donc avoir beaucoup de plaisir sur ce blogue…

Nicolas

Liens:

Taming the world wide web - BusinessWeek

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Le Web 3.0 selon Google

Tuesday, September 18th, 2007

Lors d’une conférence au Forum Digital de Séoul, le P.D.G. de Google et membre du conseil d’administration d’Apple, Éric Emerson Schmidt, est allé d’une définition personnelle de ce que sera le web 3.0.


 

D’après lui:

 « Le Web 3.0 sera considéré tel un ensemble d’applications modulaires ayant en commun un certain nombre de caractéristiques : ce sont des applications légères ; les données sont éparpillées dans l’Internet ; les applications peuvent être embarquées sur n’importe quel dispositif, PC ou portable ; elles sont extrêmement rapides et personnalisables ; en outre, elles sont distribuées de façon essentiellement virale, à savoir par les réseaux sociaux, le courriel. Plus besoin d’aller au magasin pour les acheter. C’est un modèle applicatif très différent de ce que nous connaissions jusqu’à présent dans l’informatique … probablement destiné à s’étendre, s’étendre. Les barrières à l’entrée sont très basses et la nouvelle génération d’outils annoncée aujourd’hui par Google et d’autres sociétés le rendent relativement facile à concevoir et à utiliser ; elles résolvent beaucoup de problèmes et fonctionnent sur tout et partout. »

Le web 3.0 est donc simplement la simplification et la démocratisation du développement logiciel avec des outils et des données présents dans l’Internet? Un blogueur, Nicholas Carr, fait remarquer qu’il est très troublant de voir que cette version du web 3.0 cadre très bien avec ses intérêts technologiques et commerciaux de Google. L’entreprise mène une lutte pour l’avancement du « open source », par exemple. En effet, Google est bien content de voir des blogueurs lui créer des sites où il peut y placer ses publicités. Imaginons la possibilité que le Web 3.0 crée des logiciels gratuits où le modèle d’affaires repose sur la publicité de Google.  Toujours selon le M. Carr, ces luttes sont destinées à détruire toutes les barrières économiques, technologiques et légales afin d’enchaîner 3 étapes :

1. nous faire passer la majeure partie de notre vie en ligne
2. rendre cette activité virtuelle traçable et transparente
3. commanditer les services gratuits utilisés lors de cette activité par de la publicité

Dans la culture du Googleplex, l’évolution des générations Web doit ressembler à quelque chose du genre :
• Web 1.0 : le Web comme une extension des disques durs de nos PC
• Web 2.0 : le Web comme une plateforme applicative complémentaire aux systèmes d’exploitation et aux disques durs
• Web 3.0 : le Web comme l’informatique universel en grille destinée à remplacer systèmes d’exploitation et disques durs

• Web 4.0 : le Web comme intelligence artificielle complémentaire à la race humaine
• Web 5.0 : le Web comme intelligence artificielle se substituant à la race humaine

Et le web sémantique dans tout ça… à suivre! 

Nicolas

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Le Web 3.0 ou le web du futur…

Thursday, September 13th, 2007

Je voudrais commencer ce blogue sur le e-marketing et le e-commerce de demain en justifiant le choix de l’utilisation du terme Web 3.0 (plus que l’idée sous-jacente d’attirer l’attention et le trafic). Je que sais la communauté virtuelle est réticente à assigner des nombres (comme ceux attachés au logiciel) pour parler de la progression des sites et des outils connus collectivement comme Web 2.0. Cela ne m’empêche pas de réfléchir à ce que sera l’évolution de ce média et de m’informer sur le Web 3.0, le Web sémantique ou le Web 3D (jeu en ligne massivement multi-joueurs comme World of Warcraft ou Second Life)! Le Web 3.0 est donc être une manière utile de parler du futur Web.

Selon le NY Times, le but principal du Web 3.0 est d’ajouter une couche plus significative au-dessus du web existant (lien entre les données), ce qui lui donnerait moins l’impression d’un catalogue, mais plus d’un guide (pouvant répondre à nos questions), forgeant les bases pour permettre à des systèmes de résonner comme des humains (des machines qui parlent à des machines). Ce genre d’intelligence artificielle, permettant aux machines de penser (et non seulement d’exécuter des commandes), a donné des maux de tête aux scientifiques depuis longtemps (le web 3.0 leur serait bien utile…). Avec le Web 3.0, on passe d’un web où les documents sont connectés ensemble à un web où ce sont plutôt les données qui sont connectées ensemble. La technologie est basée sur un système de base de données de deuxième génération qui stocke des associations, tel le rapport d’une personne à une autre (collègue, ami, frère comme le fait facebook), plutôt que des articles spécifiques comme le texte ou des nombres. Le développement d’une technologie comme celle-ci prend racine dans le web sémantique qui serait une façon d’étiqueter l’information en ligne pour être capable de mieux la comprendre par rapport à d’autres données.

Par exemple, si une association classique au Web 2.0 était l’arrimage d’un site d’agent immobilier à google maps alors le Web 3.0 pourrait permettre à un engin de chercher la meilleure destination pour un voyage à telle date et pour moins de 3000$ (donc de répondre à de simples questions) et donnerait une réponse aussi précise qu’un agent de voyage, ceci à l’aide de diverses informations trouvées sur Internet.

Nous devrions donc arrêter de nous demander ce que l’on peut faire pour Internet et commencer à lui demander ce qu’il peut faire pour nous…

Nicolas

Un article sur le web sémantique est aussi en préparation!

Liens:

Entrepreneurs See a Web Guided by Common Sense - NY Times

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