Le document de Nova spivack, « Minding the planet; the meaning and future of the semantic web »
November 15th, 2007 
Je viens de terminer la lecture du document « minding the planet » de Nova Spivack (voir le post sur Radar Network), qui est d’une qualité indéniable pour nous présenter ce qui devait être le « Semantic web 2.0 ». L’auteur blague souvent sur le fait que le sens d’un mot qui contient le terme sémantique peut être aussi ambigu. Pourtant, lorsque l’on n’a pas le contexte, il est difficile de savoir la signification de ces mots.
Sa vision futuriste du web en est une où tout le savoir s’y trouve dans un format que les applications des logiciels peuvent comprendre et résonner. De plus, en rendant ce savoir accessible aux logiciels, il serait possible de créer de nouvelles connaissances en nous faisant remarquer des similarités avec d’autres informations de domaines différents. Si cela fait longtemps que l’on parle de l’intelligence artificielle des logiciels, ce rêve a changé de forme. Avant, l’intelligence artificielle consistait en un robot assistant faisant tout le travail que l’on ne veut pas faire. Maintenant, la vision du web sémantique en serait une de facilitatrice pour les tâches que nous devons faire et qu’il est possible avec le Web. Il y a une bonne différence entre automatisation et facilitation, une vision beaucoup plus réaliste.
C’est quoi le savoir… ce n’est pas juste de l’information, c’est de l’information utile! Donc, du contenu + le contexte… il fait référence à « sem » qui ne veut rien dire sauf si l’on peut savoir que « sem » est un mot tibétain pour « esprit ». On peut donc faire des connexions dans nos réseaux de concepts et faire de l’inférence, ce qui résultera à d’autres connexions et donc de nouvelles connaissances. Le web sémantique n’est donc pas seulement une technologie permettant de faire du raisonnement, de l’inférence et des découvertes, il pourra aussi rendre plus accessible cette connaissances et permettre d’en bâtir de nouvelles.
Les opportunités :
Le web sémantique est peut-être la plus grande révolution depuis le web lui-même. Les standards centraux existent déjà, les outils de développement et les ontologies qui définissent le savoir doivent maturer, mais ce qui pourrait propulser la technologie serait la présence de « killer apps » (des applications justes trop Nice pour les ignorer!). Est-ce que c’est la pornographie, qui une fois de plus, accélèrera l’adoption de la technologie… S’il y avait les Netscape, internet Explorer et Yahoo pour les débuts du web, des opportunités se présenteront pour une jeune entreprise (avec une plateforme, du contenu, du commerce, des recherches, etc.). Justement, je pense que c’est dans la recherche que l’on retrouvera l’avantage relatif qui démarrera l’épidémie. Qui sera le Google du web sémantique… (Un hint… probablement True Knowledege!! Je vous en reparle dès que j’ai l’accès à leur version bêta). Avec toute l’infrastructure derrière lui, google lui-même ne sera pas le prochain à développer la technologie, mais pour garder sa position concurrentielle, il achètera surement à n’importe quel prix le premier à devenir populaire.
Comme M. Spivack le dit lui-même : « on peut faire partie du côté technique ou du côté business lorsque l’on travaille sur le web sémantique». Je ne suis pas quelqu’un de très technique (je connais le HTML, CSS et autres langages de programmation), mais j’aimerais bien contribuer à rendre plus accessible cette révolution de l’Internet. Peut-être pouvoir faire connaître la technologie du web sémantique ici au Québec… Le web sémantique sera très important pour notre société, celle-ci ayant une économie basée sur le savoir!
Il y a donc des possibilités inimaginables… En raison de notre nature, notre temps et nos énergies sont limités, mais un logiciel peut travailler tout le temps, en parallèle et pour nous aider!!! Il serait en mesure de jouer avec nos documents beaucoup plus facilement que l’on peut le faire.
Voici des innovations apportées par le web sémantique selon l’esprit de Nova Spivack :
• Être en mesure d’arrêter le spam : votre logiciel d’envoi de courriel peut maintenant savoir si le contenu des messages est pertinent ou s’il faut s’en méfier!
• Plus aucun formulaire à remplir : présentement, un logiciel ne peut comprendre quelle information est nécessaire et quelle est votre situation.
• La recherche en serait améliorée : les engins de recherche pourraient fournir des réponses beaucoup plus précises et concises aux questions posées dans un langage naturel. Il pourrait même vous poser d’autres questions pour rendre sa réponse plus adéquate.
• Des agents pourraient être vos serviteurs : votre logiciel personnel pourrait regarder dans tous les endroits que vous lisez ou participez pour des choses importantes pour vous et qui vous auraient échappées. En lui fournissant du feedback, vous pourriez améliorer ses résultats.
• Faciliter les communications et le commerce : automatiser la création des relations avec des discussions passées et des documents présents sur le web ou dans des organisations.
• Aider les achats et les places de marchés
• Intégrer des bases de données avec d’autres bases de données.
Voici les choses qui doivent cependant être accomplies avant de voir apparaître la technologie du web sémantique :
1) Le développement d’outils de création des applications dans les langages appropriés (afin de rendre la création de contenu sémantique « ease of use »)
2) Standardiser l’utilisation de certaines ontologies : les ontologies sont la sémantique, ils définissent la signification des mots tellement essentielle pour connecter l’information et le contexte. Il faut donc encore s’entendre sur un modèle commun. Les gens ont leurs propres façons de décrire les choses, ont leurs propres visions et de plus, le langage est tellement complexe.
Voici donc un exemple d’une ontologie tirée du recueil de M. Spivack :
«
A human is a living thing.
A person is a human.
A person may have a first name.
A person may have a last name.
A person must have one and only one date of birth.
A person must have a gender.
A person may be socially related to another person.
A friendship is a kind of social relationship.
A romantic relationship is a kind of friendship.
A marriage is a kind of romantic relationship.
A person may be in a marriage with only one other person at a time.
A person may be employed by an employer.
An employer may be a person or an organization.
An organization is a group of people.
An organization may have a product or a service.
A company is a type organization.
»
Il y a une certaine logique, des contraintes et une structure…
En effet, les prochaines étapes pour cette technologie sont donc, 1) la création de logiciel favorisant le développement de la technologie 2) la création d’ontologies autour de sujets ou domaines et enfin 3) l’ajout de méta-data au contenu sur le Web.
En terminant, j’aime bien l’analogie faite par l’auteur entre l’invention de l’imprimante et le web. Ce dernier a le même impact sur nos vies en facilitant le transfert des connaissances. J’ai bien hâte de voir maintenant l’impact du web sémantique sur notre relation avec le savoir et son impact sur l’intelligence artificielle des logiciels. On voit que les axes sur le graphique au début sont l’augmentation de la connexion des informations et des connexions sociales. Et cela a déjà commencé avec la montée de Facebook.
Nicolas
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Liens :
Minding the planet .pdf – Nova Spivack
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