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Cartographie du web 2.0 tel qu'il a été développé lors d'une session brainstorming par O'Reilly Media.1 |
Ajax est souvent associé au terme Web 2.0. Difficile à définir, tout comme l’Ajax, le Web 2.0 n’est pas une technologie mais un concept. Pour les adeptes du Web 2.0, l’Internet est vue comme une plate-forme, c'est-à-dire, une base de travail à partir de laquelle on peut écrire, lire, créer, etc. La version originale du Web, maintenant appelée le Web 1.0 où les pages web étaient surtout statiques, servait surtout d’outil de diffusion. L’usager avait peu de contrôle sur ce qu’il pouvait faire. Tandis que le Web 2.0 met l’accent sur le dynamisme des applications Web, particulièrement sur l’interaction entre les utilisateurs.
Le père du Web 2.0, la société O’Reilly Media a publié un article en 2005 définissant le concept.2 Dans cet article, le Web 2.0 est défini en sept points.
La caractéristique principale du Web 2.0 est que l’Internet est maintenant vu comme une plate-forme. Un exemple pour mieux comprendre ce qu’O’Reilly veut dire est les applications fournies par Google3. Google n’est ni un serveur, ni un navigateur. Il devient l’opérateur entre l’utilisateur et l’usage qu’il fait du Web. Google est une application Web qui fut toujours gratuite et livrée en tant que service. On ne peut parler de logiciel dans son cas, ni de licence d’utilisation, mais seulement des utilisateurs.
Deuxièmement, le Web 2.0 veut prendre avantage de l’intelligence collective générée par les utilisateurs sur Internet. Au départ, le Web avait comme fondation les liens hypertextes. Les utilisateurs rentraient en relation les uns avec les autres de cette manière. Par exemple, Yahoo4 est à la base un catalogue de liens. Google avec la technologie PageRank utilise la structure des liens hypertextes pour référencer les sites. Mais dans le Web 2.0 on tente de redéfinir les limites de l’intelligence collective sur le Web. Par exemple, Ebay se présente comme l’activité collective de chacun de ses utilisateurs.5 Le site Web dans le cas d’Ebay est le cadre dans lequel les utilisateurs prennent part à des échanges. Wikipedia, une encyclopédie collective où tout le monde peu créer et modifier des entrées, est un autre exemple utilisant l’intelligence collective.6 La folksonomie étant un système de classification communautaire part aussi du même concept d’intelligence collective. Tous les projets «Open Source» que l’on peut accéder ou même ajouter aux sites comme Framasoft et Sourceforge.net sont aussi des exemples7.
Lorsque l’on parle du Web 2.0 on ne peut passer à coté de la montée en popularité du blogue. Dès le début de l’ère de l’Internet, il y avait des sites personnels, mais les blogues sont différents. Fait sur le modèle du journal intime, chaque ajout devient indépendant des autres entrées et risque d’être commenté par des lecteurs. C'est un outil de publication en ligne en quasi temps réel qui offre la possibilité à chacun de communiquer très facilement sur Internet sans avoir besoin de maîtriser les outils informatiques pour faire des sites Web.8 La technologie RSS vient aussi enrichir le Web 2.0. Elle permet aux utilisateurs d’aller plus loin que le seul marque-page ou le lien hypertexte. Il est maintenant possible de s’abonner à une page et d’être averti à chaque fois que le contenu de la page change. Les liens RSS sont grandement utilisés dans la diffusion de nouvelles sur les blogues, mais aussi pour savoir la météo ou bien le cours de la bourse. C’est ce que l’on appelle le Web en temps réel («live Web»). On pourrait croire que les blogues tout comme les wikis valent peu intellectuellement, mais ils exploitent l’intelligence collective pour filtrer l’information. La clé à retenir dans tout cela c’est que le Web 2.0 met l’accent sur l’implication des utilisateurs.
Troisièmement, O’Reilly revoit la manière dont on gère les données. Les applications Web populaires comme Google, Amazon9, Yahoo, Ebay, etc., sont toutes reliées à d’importantes bases de données. Les droits sur l’utilisation et la propriété des données sont des questions fortement discutées sur le plan éthique et d’affaire. La propriété des données est souvent reliée à de gros montant d’argent. Cette question fut souvent débattue en court de justice. Par exemple, les applications Web poste à poste («peer to peer») comme Napster ou Kazaa ou bien tout récemment YouTube, offrant un service de partage de vidéo, ont connu des démêlés judiciaires. Mais de la même manière que l’on voit la montée des logiciels «open source», on voit la montée des données libres.10 Les premiers signes sont perceptibles dans des sites comme Wikipedia ou la licence Creative Commons11.
Pour O’Reilly, un logiciel doit être vu comme un service et non pas un produit. Le logiciel service doit faire part d’une maintenance quotidienne. C’est une des raisons pourquoi les applications Web dynamiques deviennent autant populaires. Pour être dans le Web 2.0, on doit traiter l’utilisateur comme un co-développeur. L’«open source» est indispensable dans cette évolution du Web. Le Web est en constante évolution et de nouvelles applications voient le jour régulièrement, d’où la mode des versions beta. Google offre même à ses utilisateurs Google Labs12 où l’on peut voir les plus récentes idées de la compagnie.
Comme cinquième point, le Web 2.0 met l’accent sur la simplicité. Par exemple, le RSS devient quelque chose de très populaire et ce par, sa simplicité. La même chose se produit avec Google Map13 surpassant ainsi les autres applications Web offrant le même service. Le Web 2.0 s’oriente vers une programmation légère permettant une réutilisation facile du code. Le même principe s’applique au modèle d’affaire prôné par les sociétés du Web 2.0.
Sixièmement, le Web 2.0 ne se limite à aucune plate-forme. Les applications Web doivent être indépendantes des plates-formes Mac ou Pc. Des applications comme Itunes, même si Apple est le propriétaire, et TiVo sont des bons exemples de la pleine réalisation de la plate-forme Web, puisqu’elles fonctionnent sur Mac autant que Pc.14
Pour terminer, O’Reilly met l’emphase sur la création d’interfaces intéressantes pour les utilisateurs. C’est ici que l’approche Ajax se lie avec le Web 2.0. Ajax est un élément clé dans des applications comme Google Maps, Gmail, Flickr ou Backpack.15 Les fans du Web 2.0 s’attendent à voir de nouvelles applications Web très intéressantes pour les utilisateurs apparaître dans les prochains mois et années.
1. Tim O’Reilly. «What Is Web 2.0» [En ligne]. O’Reilly, 30 septembre 2005, Adresse: http://www.oreillynet.com/pub/a/oreilly/tim/news/2005/09/30/what-is-web-20.html, consulté le 11 octobre 2006.
2. Ibid.
3. Google. Google [En ligne]. Adresse: http://www.google.com, consulté le 12 octobre 2006.
4. Yahoo. Yahoo [En ligne]. Adresse : http://www.yahoo.com/, consulté le 12 octobre 2006.
5. Ebay. Ebay – New & used electronics, cars, apparel, collectibles, sporting goods & more at low prices [En ligne]. Créé en 1995. Adresse: http://www.ebay.com/, consulté le 12 octobre 2006.
6. Wikipedia. Wikipedia: The free Encyclopedia [En ligne]. Adresse: http://www.wikipedia.org, consulté le 12 octobre 2006.
7. Framasoft. Framasoft : Les aventures d’un peuple migratoire. [En ligne]. Créé en novembre 2001. Adresse: http://www.framasoft.net/, consulté le 12 octobre 2006. et SourceForge.net. SourceForge.net : create, participate, evaluate. [En ligne]. Adresse: http://www.sourceforge.net, consulté le 12 octobre 2006.
8. «Blogue» [En ligne]. Wikipedia. Adresse: http://fr.wikipedia.org/wiki/Blogue, consulté le 12 octobre 2006.
9. Amazon.com. Amazon.com : Online Shopping for Electronics, Apparel, Computers, Books, DVDs & more [En ligne]. Créé en 1996. Adresse: http://www.amazon.com/, consulté le 12 octobre 2006.
10. Napster. Napster.ca – All the music you want. Any way you want it [En ligne]. Créé en 2003. Adresse: http://www.napster.ca/, consulté le 12 octobre 2006., Kazaa. Kazaa [En ligne]. Créé en 2002. Adresse: http://www.kazaa.com, consulté le 12 octobre 2006. et YouTube. YouTube – Broadcast Yourself [En ligne]. Créé en février 2005. Adresse : http://www.youtube.com, consulté le 12 octobre 2006.
11. Creative Commons. Creative Commons [En ligne]. Créé en 2001. Adresse: http://creativecommons.org/, consulté le 12 octobre 2006.
12. Google Labs. Google Labs [En ligne]. Google. Adresse: http://labs.google.com/, consulté le 12 octobre 2006.
13. Google Maps. Google Maps [En ligne]. Google. Adresse: http://maps.google.com/maps, consulté le 12 octobre 2006.
14. ITunes. Apple – iPod + iTunes [En ligne]. Apple computer. Adresse: http://www.itunes.com, consulté le 12 octobre 2006. et TiVo. Tivo.com : The TiVo Homepage [En ligne]. TiVo Inc, créé en 1998. Adresse : http://www.tivo.com/0.0.asp, consulté le 12 octobre 2006.
15. GMail. Welcome to Gmail [En ligne]. Google, Adresse : http://mail.google.com/mail/, consulté le 12 octobre 2006., Flickr. Welcome to Flickr – Photo Sharing [En ligne]. Yahoo Inc. Adresse: http://www.flickr.com, consulté le 12 octobre 2006. et Backpack. Personnal and small business information manager: Get organized, Backpack [En ligne]. 37 Signals, créé en 2005. Adresse: http://www.backpackit.com/, consulté le 12 octobre 2006.