![]() Dans le domaine des sciences, nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois, et dans la langue de Molière, des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée. On y trouvera une sélection qui, sans prétendre être exhaustive, porte sur les recherches virologiques les plus récentes au fur et à mesure qu'elles apparaissent dans les médias spécialisés. De septembre à avril, le site sera constamment mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement Pour toutes remarques, questions ou suggestions, Jean Robin, Ph.D.DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVES EN VIROLOGIE
* ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS * TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE CAR joue un rôle dans le relargage des Adénovirus La lumière des lucioles jette une lueur sur l'infection des souris par le virus Herpès Le rhinovirus provoque également une altération des voies d'import nucléaire lors de l'infection Une revue sur la réplication des génomes des virus herpès Les virus d'herpès savent ménager l'avenir * MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO VIH : un guide de recommandation pour la prise en charge des troubles métaboliques La FDA approuve un système rapide (20 minutes) de dépistage du sida Vers un vaccin universel contre le VIH Des anticorps monoclonaux seraient actifs contre le VIH-1 Le vaccin anti-SIDA qui se base sur la réponse CTL peut donner lieu à de l'évasion virale La Thérapie phagique vise les mycobactéries intracellulaires Les personnes vaccinées peuvent transmettre le virus de la vaccine Essai fructueux d'un vaccin thérapeutique contre l'hépatite C Hépatite C : une antiprotéase donne des résultats encourageants Un nouveau médicament pour traiter la grippe Des particules virales VHC-like contre l'infection du virus de l'hépatite C. Les particules de HCV diffèrent en densité chez les patients immunocompétents et immunodéficitaires L'oncoprotéine E5 du papillomavirus empêche la présentation MHC des peptides Utilisation de virus pour lutter contre les fleurs d'eau Bioterrorisme : faut-il vacciner toute la population contre la variole ? Premier Vaccin contre l'Herpès génital Un vaccin réduit les risques de cancer du col de l'utérus Utilisation des virus pour
les synthèses industrielles
Débat sur la taxonomie virale. Une réaction d'un virologue au projet d'utilisation d'un système binomial pour les noms d'espèces virales Cette lettre très intéressante émane du Professeur Henri Agut du Laboratoire de virologie, Cervi, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, 83, boulevard de l'Hôpital, 75651 Paris Cedex 13 Source: http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/recherche/index.htm Dans le moteur de recherche entrer «Débat sur
la taxonomie virale» en précisant
janvier-février 2002.
CAR joue un rôle dans le relargage des Adénovirus En ce qui regarde les adénovirus, alors que nous possédons de nombreuses données sur leur cycle réplicatif, nous connaissons fort peu leurs mécanismes de relargage dans le milieu extracellulaire. Une étude récente comble cette lacune et propose un modèle qui rend compte de la sortie des Adénovirus de l'épithélium vers le milieu aérien. Le modèle établit que, après l'infection des cellules épithéliales, les virus sont produits à la surface basolatérale de l'épithélium. On retrouve alors dans le milieu extracellulaire, les fibres des virus infectieux, mais également celles produites en excès retrouvées libres ou incorporées aux virions défectifs. Elles peuvent interagir avec leur récepteur CAR. Étant donné que les homodimères CAR-CAR résident au niveau des jonctions serrées cellule-cellule et participent au maintien de la barrière épithéliale, la liaison des fibres avec CAR altère la formation de CAR-CAR et augmente ainsi la perméabilité épithéliale. C'est par ces jonctions relâchées cellule-cellule que l'Adénovirus émerge à la surface apicale de l'épithélium. D'autres virus (Alphaherpesvirus, Réovirus, Rhinovirus) utilisant également des molécules d'adhésion cellulaire comme récepteur pourraient posséder la même stratégie d'invasion. Référence. Walters RW, Freimuth P, Moninger TO et al. Adenovirus fiber disrupts CAR-mediated intercellular adhesion allowing virus escape. Cell. 2002. 110:789-99. La lumière des lucioles jette une lueur sur l'infection des souris par le virus Herpès Normalement, afin de pouvoir étudier sur plusieurs jours le déroulement de l'infection herpétique chez les souris, les chercheurs doivent, chaque jour, sacrifier les animaux infectés et analyser leurs tissus pour déterminer le niveau de virus présent. Le processus est rendu encore plus compliqué par le fait que les différentes souris répondent différemment à l'infection. Aujourd'hui, une nouvelle technologie connue sous le nom de bioluminescence in vivo, permet à des investigateurs de dépister, au jour le jour et dans le même animal, des changements de la population virale. En effet, les chercheurs emploient un virus Herpès de type 1 auquel ils ont ajouté le gène de la luciférase, une enzyme produite par des lucioles. Après s'être assuré que le virus modifié se comporte dans les cellules comme le virus normal, ils l'ont alors injecté dans plusieurs sites chez les souris, y compris le cerveau et la cavité abdominale. Ensuite, pendant 9 jours et à raison d'une dose quotidienne, les mêmes souris ont été injectés avec de la luciférine, un composé également produit par des lucioles, qui émet de la lumière lorsqu'elle est exposé à la luciférase. A ce moment, les animaux ont été anesthésiés, placés dans une boîte obscure et puis photographiés en utilisant un appareil photo qui capte la lumière émise dans les tissus de la souris par le virus qui s'y réplique activement. Quand on la superpose à une photographie de l'animal anesthésié, l'image ainsi produite révèle, sous forme de secteurs colorés allant du bleu (les bas niveaux) au rouge (niveaux élevés), la localisation et les quantités présentes de virus. La lumière produite par la réaction luciferase-luciferin est appelée bioluminescence parce qu'elle est produite par des produits chimiques d'origine biologique. Cette méthode de formation d'image a permis aux investigateurs de surveiller l'infection pendant qu'elle se déroulait sur plus de neuf jours. Dans une deuxième expérience, des souris infectées par le virus modifié ont été traitées avec le valacyclovir, une drogue antivirale. Les chercheurs ont alors constaté que les diminutions du bioluminescence pouvaient être corrélées avec le déclin dans les quantités présentes de virus. Cette étude rend possible la surveillance en temps réel des infections microbiennes et , ceci, en employant à plusieurs reprises le même animal. On espère ainsi que cette technologie va pouvoir résoudre plusieurs problèmes relatifs aux infections herpétiques et aux gènes qui en sont responsables. Référence: Luker GD, Bardill JP, Prior JL, Pica CM, Piwnica-Worms D, Leib DA. Noninvasive bioluminescence imaging of Herpes simplex virus type 1 infection and therapy in living mice. Journal of Virology. 2002. 76: 12149-12161. Le rhinovirus provoque également une altération des voies d'import nucléaire lors de l'infection Parce que beaucoup de réponses antivirales impliquent le transport de molécules de signalisation cytoplasmiques, telles NFB et STATS, dans le noyau, il est probable que l'inhibition de l'import nucléaire atténue la réponse antivirale, amenant à un cycle réplicatif plus productif in vivo. Il n'est donc pas étonnant que plusieurs virus adoptent pour stratégie une interruption du trafic normal des protéines entre le noyau et le cytoplasme. On a pu, ainsi, récemment montrer que l'infection des cellules Hela par le poliovirus inhibe l'import nucléaire et entraîne la dégradation de composants du pore nucléaire (NPC). Il était intéressant de chercher si un tel mécanisme pouvait également être le fait d'autres types de virus de la famille des Picornaviridae. Une étude récente, menée sur les événements survenant après l'infection par le rhinovirus de type 14, vient de montrer qu'il y a, pour ce virus aussi, inhibition de l'import nucléaire et dégradation de composants du NPC. Une interruption du trafic normal des protéines, par ciblage des composants du NPC, entre le noyau et le cytoplasme pourrait donc être une propriété partagée par plusieurs types de virus de la famille des Picornaviridae Référence: L. Hameau. Virologie. Vol. 6, Numéro 5, Septembre - Octobre 2002
Les génomes des herpèsvirus sont composés d'un ADN double brin linéaire de grande taille. Le processus de réplication de l'ADN des herpès-virus a lieu dans le noyau où le génome adopte une forme circulaire et il est répliqué par un mécanisme générant des molécules concatémériques composées de génomes viraux liés de façon covalente dans un arrangement tête-à-queue. Ce processus nécessite l'expression de protéines virales. Les concatémères sont alors clivés par des protéines virales au niveau de sites spécifiques, identifiés par des séquences agissant en cis, de façon à former des unités génomiques qui sont encapsidées dans des capsides nouvellement formées. Cet article résume les connaissances actuelles des processus de réplication et de clivage-encapsidation de l'ADN des herpèsvirus ainsi que les antiviraux ciblant ces deux processus. Le processus intimement lié à la réplication qu'est la recombinaison de l'ADN viral est également décrit. Référence: F. Schynts, F. Meurens, B. Muylkens, A.L. Epstein, M. McVoy , E. Thiry. Réplication, clivage-encapsidation et recombinaison de l'ADN des herpèsvirus. Virologie. Vol. 6, Numéro 5, Septembre - Octobre 2002 : 343-52, Revues.
Le groupe de Mangel avait précédemment montré que l'adénovirus - un virus qui cause des infections respiratoires et gastro-intestinales et également la conjonctivite - produit une enzyme protéolytique, la protéase, pour terminer la maturation des particules virales nouvellement synthétisées. Tout comme l'échafaudage de support est retiré après l'accomplissement d'un projet de construction, cette protéase clive, ou découpe, les protéines virales de "construction", dégageant les particules virales infectieuses. Cette protéase virale est produite dans le cytoplasme sous une forme inactive, et doit gagner le noyau pour être activée par deux cofacteurs viraux. Ceci fait, elle peut alors cliver les protéines virales pour compléter le processus de maturation. Il n'y avait aucune indication que la protéase pourrait être activée dans le cytoplasme des cellules. Or, Mangel a constaté que la séquence d'acides aminés d'un des cofacteurs viraux était excessivement semblable à celle de l'actine, une protéine cytoplasmique qui donne la forme et la structure aux cellules. Mangel s'est donc demandé si l'actine pourrait activer la protéase. Dans l'expérience alors entreprise, l'incubation d'actine et de protéase d'adénovirus a augmenté les capacités de clivage de l'enzyme, tout comme le cofacteur viral , permettant au complexe d'actine-protéase de cliver l'actine elle-même, ainsi que d'autres protéines squelettiques cellulaires. A ce moment, l'actine et d'autres protéines du cytosquelette étant détruites, la cellule perd sa forme et éventuellement se lyse, permettant aux particules virales nouvellement synthétisées de s'échapper et d'infecter à d'autres cellules. Tandis que d'autres virus sont connus pour cliver l'actine et d'autres protéines du cytosquelette, afin d'assurer leur relargage, aucun d'eux n'utilise l'actine comme cofacteur dans ce processus. La conclusion vraiment intéressante est donc, dans ce cas-ci, que l'actine est un cofacteur pour sa propre destruction. La prochaine étape sera de cristalliser des complexes d'actine liés à la protéase d'adénovirus pour en déterminer la structure atomique. Celle-ci pourra alors être utilisée pour mettre au point des drogues qui empêcheront l'interaction entre l'actine et la protéase d'adénovirus. De telles drogues pourront servir comme une nouveau type d'agent antiviral. Référence: November 29, 2002, issue of the Journal of Biological Chemistry
Les virus d'herpès connaissent deux phases infectieuses : une pendant l'épisode d'infection aiguë d'un nouvel hôte, et une autre un an ou des décennies plus tard quand ils se réactivent après une période d'inactivité (latence). Jusqu'ici, les scientifiques pensaient que les virus comme les herpès simplex 1 et 2, le virus d'Epstein-Barr et le virus de la varicelle et du zona [herpesvirus 3], avaient évolué vers des périodes de latence afin de pouvoir survivre dans de petites populations d'hôtes. L'entrée en latence était considérée comme un moyen de composer avec la rareté. Une toute récente recherche offre une explication alternative : la période de latence n'aurait rien à voir avec la grandeur totale de la population, mais trouverait plutôt son origine dans le fait qu'elle permettrait aux virus de se maintenir quand, à la suite d'une période d'infection aiguë, l'immunisation résultante protégerait une grande partie de la population et réduirait de ce fait le nombre des hôtes potentiels. La latence serait donc le résultat d'une diminution des hôtes sensibles et non de l'exiguïté hors tout d'une population. Pour établir ceci, les chercheurs ont utilisé un modèle mathématique prenant en compte la façon dont les virus se répandent dans des populations d'hôtes et ils ont déterminé si ceux possédant des périodes de latence pouvaient concurrencer ceux qui n'en ont pas. Ils ont constaté que les virus du premier type avaient un avantage quand la disponibilité des hôtes sensibles était imprévisible : de façon générale, plus l'environnement devenait fluctuant, plus le temps de latence devenait important. Ainsi que le font remarquer les chercheurs, une telle dynamique n'est pas limitée aux virus : en effet, il y a beaucoup de situations, par exemple la gestion de fonds ou de portefeuilles, où un équilibre entre l'action et la patience est pris en compte. En quelque sorte, la recherche suggère que les stratégies virales réussies peuvent être étonnamment simples : soyez patient et sauvegardez quelque chose pour les années plus difficiles. Référence: Michael Stumpf (UCL), Zoe Laidlaw (University of Sheffield), and Vincent Jansen (Royal Holloway, University of London). Herpes viruses hedge their bets . Proc. Natl. Acad. Sci. USA, Vol. 99, Issue 23, 15234-15237, November 12, 2002
VIH
Le Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes publie dans son numéro du 4 novembre des recommandations pour mesurer, suivre et traiter les troubles métaboliques liés aux traitements antirétroviraux utilisés dans l’infection par le VIH. « Ces recommandations sont importantes pour les cliniciens car des complications métaboliques affectent environ la moitié des patients infectés par le VIH et sous antirétroviraux. Ces problèmes font que certains patients retardent l’initiation du traitement et d’autres reconsidèrent l’utilisation de ces médicaments », a déclaré Morris Schambelan, président du comité qui a rédigé ces recommandations de l’International AIDS Society-USA. Cinq complications majeures sont détaillées : la résistance à l’insuline avec l’altération du métabolisme du glucose, les anomalies du métabolisme lipidique, les troubles liés à la production d’acide lactique, des problèmes osseux et une redistribution anormale des graisses. Dans cet article, le groupe de travail émet des recommandations sur les moyens d’identification et de suivi des complications métaboliques des patients sous traitement antirétroviral. Sont détaillées des approches qui font appel à la modification des antirétroviraux, au traitement des complications avec des médicaments spécifiques et à des modifications des habitudes de vie pour chaque problème. « De la même façon que les premières recommandations pour l’usage des antirétroviraux en 1996 et mises à jour ensuite, ces recommandations sont un travail en progression et pourraient changer lorsque de nouvelles données seront disponibles », précise Schambelan. « De la même façon que les premières recommandations pour l’usage des antirétroviraux en 1996 et mises à jour ensuite, ces recommandations sont un travail en progression et pourraient changer lorsque de nouvelles données seront disponibles », précise Schambelan. Référence : Morris Schambelan; Constance A. Benson; Andrew Carr; Judith S. Currier; Michael P. Dubé; John G. Gerber; Steven K. Grinspoon; Carl Grunfeld; Donald P. Kotler; Kathleen Mulligan; William G. Powderly; Michael S. Saag . Management of Metabolic Complications Associated With Antiretroviral Therapy for HIV-1 Infection: Recommendations of an International AIDS Society-USA Panel . JAIDS Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes 2002; 31(3):257-275
Les autorités sanitaires américaines ont annoncé qu'un nouveau système de dépistage du sida, qui donne le résultat en moins de 20 minutes, avait reçu leur agrément et qu'il pourrait devenir un instrument essentiel dans la lutte contre l'épidémie. Le kit de diagnostic rapide OraQuick, mis au point par OraSure Technologies, une entreprise de recherches médicales de Bethlehem, en Pennsylvanie, fonctionne à partir d'une goutte de sang prélevée sur un doigt et a un taux de fiabilité de 99,6%, selon les autorités sanitaires. Après son prélèvement, le sang est mélangé à une solution dans une éprouvette. Le dispositif de dépistage y est alors introduit. Si des anticorps du VIH-1 sont présents, deux lignes violacées apparaissent dans une petite fenêtre. (une image est disponible à: http://www.businesswire.com/photowire/pw.110702/bb12.jpg ). A la différence des autres tests, le nouveau système peut être conservé à température ambiante et pourrait être utilisé en dehors des laboratoires et des hôpitaux. L'OraQuick, qui ne peut pour l'instant être utilisé qu'en milieu médical et avec du personnel spécialisé, devrait commencer à être distribué dans 30 à 60 jours. On estime qu'un quart des 950.000 porteurs du virus aux Etats-Unis ignorent leur condition et qu'ils risquent de transmettre le virus, selon des données du Centre pour la Prévention et le Contrôle des Maladies. Par ailleurs, chaque année, près de 8.000 Américains qui font le test ne viennent jamais chercher leurs résultats. Source: communiqué de OraSure Technologies: http://www.corporate-ir.net/ireye/ir_site.zhtml?ticker=OSUR&script=400
Les efforts en vue de développer un vaccin contre le VIH se heurtent non seulement à l'existence de nombreux clades, mais également à la capacité des virus d'éluder les défenses du système immunitaire par le biais de mutations rapides. Ainsi, n'importe quel vaccin anti-VIH doit frapper une cible constamment en mouvement, c'est pourquoi les scientifiques essayent d'agrandir cette cible par un vaccin dit multiclade. Des essais cliniques d'un tel vaccin ont commencé aujourd'hui. Le vaccin est dirigé contre les trois plus importants sous-types (ou clades) de VIH. Développé par des scientifiques de l'Institut national de l'allergie et des maladies infectieuses (NIAID) des États-Unis, le vaccin d'essai est un vaccin d'ADN qui incorpore le matériel génétique des clades A, B et C, qui causent environ 90 pour cent de toutes les infections par le VIH autour du monde. Trois de ces composants vacciniques sont des versions modifiées des gènes gag, pol et nef du clade B, le sous-type prédominant en Europe et en Amérique du Nord. Le quatrième composant vaccinique est dérivé d'un gène d'HIV nommé env. Le gène env code pour une protéine de l'enveloppe du virion qui permet à celui-ci de reconnaître et de s'attacher aux cellules humaines. Les scientifiques ont également incorporé l'env modifié des clades A et C, qui sont les plus communs en Afrique. Ils espèrent ainsi qu'un tel vaccin, qui combine les composants multiples d'env de diverses souches de VIH, pourra s'avérer efficace dans beaucoup de régions du monde. Fait intéressant: tandis que ces fragments de gène peuvent stimuler une immuno-réaction, ils ne peuvent pas se reconstituer dans un virus infectieux. Ainsi une personne ne peut pas être infectée par le vaccin. La première phase de l'épreuve d'essai du vaccin, qui est conduite aux " National Institutes of Health " de Bethesda, MD, engagera 50 volontaires sains, HIV-NÉGATIFS. Ceux-ci, qui doivent avoir entre 18 et 40 ans, seront vaccinés avec une série de doses croissantes du prototype de vaccin ou d'une solution saline inactive. Ni les participants ni les chercheurs ne sauront à quel groupe un participant appartient. Pendant l'épreuve, qui s'étendra sur une année, les scientifiques rechercheront si le vaccin induit une immuno-réaction chez les vaccinés. Des essais plus larges seront effectués par le réseau d'essais vacciniques du NIAID dans en Haïti et en Afrique du Sud. Source: Eureka-Alert . Public release date: 13-Nov-2002 http://www.eurekalert.org/pub_releases/2002-11/nioa-nhv111302.php
Les anticorps monoclonaux humains 2F5 et 2G12 semblent empêcher la réplication du VIH-1. En effet, des chercheurs autrichiens et américains ont prouvé, au cours d'une étude de phase 1 menée sur 7 patients asymptomatiques et infectés par le VIH-1, que l'injection intraveineuse répétée de ces agents a donné une réduction "passagère" de la charge virale chez 5 des patients. En outre, on a observé une activation "vigoureuse" du complément directement après les injections d'anticorps. Le nombre des cellules mononucléaires infectées du sang périphérique a diminué chez quelques patients. En plus, les comptes de lymphocytes CD4+ T et les rapports CD4+/CD8+ ont transitoirement augmenté chez tous les patients. Cette étude est la première preuve que la thérapie avec anticorps neutralisants pourrait fonctionner pour les malades du SIDA. Si les résultats venaient à être vraiment confirmés, cette thérapie présenterait d'énormes avantages pour les malades parce qu'elle est exempte d'effets secondaires et exige seulement l'administration de 1-2 doses mensuelles. Référence :
Gabriela
Stiegler; Christine Armbruster; Brigitta Vcelar; Heribert
Stoiber; Renate Kunert; Nelson L. Michael; Linda L.
Jagodzinski; Christoph Ammann; Walter Jäger; Jeffrey
Jacobson; Norbert Vetter; Hermann Katinger . Antiviral activity of the
neutralizing antibodies 2F5 and 2G12 in asymptomatic
HIV-1-infected humans: a phase I evaluation . AIDS:
2002;16:2019-2025
Des souche VIS qui ne sont capables que d'un seul cycle de réplication et d'expression génétique ont été génétiquement modifiées par des chercheurs américains afin de renfermer autant de gènes viraux que possible. En fait, ces virus recombinants expriment huit des neuf gènes viraux - tous excepté pol - et n'ont qu'une possibilité infime de produire des virions aptes à se répliquer indéfiniment. Les particules ainsi produites dans les cultures sont incapables d'infecter ultérieurement d'autres cellules et des résultats semblables ont été obtenus après l'inoculation de quatre singes rhésus avec le scSIV. L'utilisation de telles souches dans des vaccins devrait donc être possible. Toutefois, l'équipe n'a pas encore construit les souches VIH-ÉQUIVALENTES, mais cela devrait pouvoir être fait avec les mêmes méthodes. Cependant, étant donné que le virus est capable d'intégration dans le génome cellulaire, il pourrait y avoir là motif à inquiétudes. Source: XIII Cent Gardes AIDS vaccine meeting
Le vaccin à ADN gag confère aux singes rhésus une protection à court terme contre le virus de l'immunodéficience simienne (VIS), mais, par la suite, la plupart des animaux vaccinés se montrent incapables de contrôler le virus. C'est la conclusion qu'on peut tirer d'une expérience au cours de laquelle, avant de recevoir le VISsmE660, cinq animaux reçurent le plasmide sham et quatre le vaccin d'ADN gag. Tous les singes manifestèrent pendant 3 années des réponses CTL virus-spécifiques. Comparés aux contrôles, les animaux vaccinés accusèrent une réduction de l'ARN viral, mais cette différence "s'affaiblit avec le temps." En effet, alors qu'à 80 jours trois des quatre animaux vaccinés contrôlaient le virus, il fut constaté, après 3 ans de suivi, que les animaux chez qui l'ARN viral était primitivement indétectable recommençaient à répliquer le virus (augmentation de la virémie primaire) et manifestaient une progression de la maladie. Il fut alors établi que la reprise de la réplication virale pouvait être corrélée avec l'apparition de mutations dans les epitopes gag et Env CTL qui pouvaient empêcher l'identification par CTL. De façon générale, une telle progression de la maladie se produisit chez sept des neuf animaux d'expérience (contrôles et vaccinés). Ces données suggèrent que l'évasion virale de CTL pourrait s'avérer être une limitation pratique importante à l'utilisation des vaccins anti-SIDA qui mettent à profit la réponse CTL. Source: XIII Cent Gardes AIDS vaccine conference AUTRES VIRUS
Mycobacterium avium est résistant à la plupart des drogues antituberculeuses, qui sont également incapables de tuer les formes dormantes du micro-organisme. Le Dr. Luiz E. Bermudez de l'université d'Etat de l'Orégon et ses collègues ont examiné un modèle thérapeutique qui a employé Mycobacterium smegmatis, une mycobactérie avirulente, pour délivrer le bactériophage lytique TM4 dans les macrophages envahis par Mycobacterium avium ou Mycobacterium tuberculosis Lorsque TM4 a été délivré seul dans le milieu de culture. il s'est avéré qu'il a efficacement tué les deux types de Mycobacterium extracellulaires, produisant en deux heures une réduction de 50% des M. avium viables et, après 4 heures, une réduction de 30 fois des M. tuberculosis. Cependant, TM4 n'a eu aucun effet sur les mycobactéries intracellulaires. Mais, lorsque TM4 a été délivré intracellulairement avec Mycobacterium smegmatis comme véhicule, il a produit une diminution de 10 fois et de 100 fois de M. avium intracellulaire, ce, respectivement après 24 heures et 48 heures p.i. De façon similaire, le système TM4- M. smegmatis a pu réduire la population de M. tuberculosis de 10 fois après 2 jours et de 100 fois après 4 jours. En fait, la diminution des populations bactériennes observées après 4 jours était semblable ou meilleure qu'à celle que purent réaliser dans le même système les macrolides (drogues antituberculeuses). Référence: Lawrence Broxmeyer, Danuta Sosnowska,
Elizabeth Miltner, Ofelia Chacón, Dirk Wagner,
Jeffery McGarvey, Raúl G. Barletta, and Luiz E.
Bermud . Killing of Mycobacterium avium and Mycobacterium
tuberculosis by a Mycobacteriophage Delivered by a
Nonvirulent Mycobacterium: A Model for Phage Therapy of
Intracellular Bacterial Pathogens . J Infect Dis
2002;186:1155-1160.
Le virus de la vaccine, un parent moins virulent de celui de la variole, est utilisé dans les vaccinations antivarioliques. Il se peut, alors, que les gens ayant des maladies de peau comme l'eczema exsudent le virus à travers leur peau et infectent d'autres personnes qui ne sont pas vaccinées. Le virus de la vaccine peut à ce moment causer une éruption, une fièvre, des douleurs corporelles et la céphalée. Pour documenter le fait, des experts ont étudié les données relatives aux campagnes passées de vaccinations antivarioliques. Ils concluent que le virus utilisé dans le vaccin peut être la cause de cas de «vaccines de contact» - le virus se propageant de quelqu'un récemment vacciné à quelqu'un qui ne l'a pas été. Leur recherche a portée sur les vaccinations de masse pratiquées aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Suède de 1947 à 1968. On s'est ainsi rendu compte que, aux ETATS-UNIS, le taux de vaccine de contact a été de 2 à 6 par 100.000 vaccinations. La majorité de cas - dont quelques uns a eu comme conséquence la mort -- se sont produits chez des enfants atteints d'eczéma, une maladie de peau caractérisée par des irritations et des boursouflures rouges dans les cas graves. Et la maladie s'est propagée à des gens avec des antécédents d'eczéma même s'ils n'avaient aucune lésion de peau active. La distribution d'âge de ces cas montre que 62 pour cent se sont produits chez les enfants de 5 ans ou de plus jeunes, et 20 pour cent chez les vingt ans et plus. Étant donné que les dernières vaccinations antivarioliques ont eu lieu en 1972, presque personne, maintenant, n'est encore immunisé et tout un chacun réagirait probablement comme s'il n'avait jamais été vacciné. En outre, du fait de la propagation du VIH et de l'utilisation assez largement répandue, pour la greffe d'organes, des drogues immunosuppressives, il y a, aujourd'hui, de plus en plus de personnes ayant un système immunitaire affaibli. Les cas de vaccine de contact dans cette population seraient particulièrement sérieux. Il est donc recommandé d'élaborer soigneusement une future campagne de vaccination. On devrait pouvoir identifier les sujets présentant des antécédents d'eczema et un système immunitaire affaibli. Le public devrait être informé sur la façon dont la vaccine de contact se propage et comment on peut l'éviter. Finalement, un système de surveillance devrait être mis en place pour documenter et dépister les réactions au vaccin. Référence: John M. Neff; J. Michael Lane; Vincent A. Fulginiti; Donald A. Henderson. Contact VacciniaTransmission of Vaccinia From Smallpox Vaccination. Journal of the American Medical Association Vol. 288 No. 15, October 16, 2002.
Apporté par le sang, le virus infecte les cellules du foie et se multiplie en utilisant la machinerie cellulaire. Les nouveaux virus ainsi formés sont libérés par les cellules hépatiques et envahissent peu à peu les autres cellules. Les cellules infectées se nécrosent progressivement et sont remplacées par un tissu cicatriciel de fibrose. Les cellules hépatiques de moins en moins nombreuses ont du mal à assumer les fonctions physiologique du foie et la maladie progresse vers la cirrhose. Quelque 180 millions de personnes sont touchées dans le monde par cette hépatite dont les complications peuvent être graves, nécessitant parfois une transplantation hépatique: 20 pour cent des malades vont évoluer vers une cirrhose du foie, dont quelques-uns vers un cancer primitif du foie. Aujourd'hui le traitement de référence consiste en l'association de deux médicaments antiviraux : l'interféron et la ribavirine. Lors de la découverte du virus en 1989, un seul traitement existait : l'interféron alpha, dont l'efficacité était très médiocre. L'association de l'interféron avec l'antiviral ribavirine, en 1998, a permis de guérir 40% des patients. Depuis un an, l'ajout d'une molécule à l'interféron permet de guérir 55% des malades environ. Mais 45% des malades ne répondent pas au traitement. De plus, ce dernier provoque des effets secondaires souvent très gênants. D'où l'importance d'un vaccin, le traitement étant lourd, coûteux (de l'ordre de 100 000 FF - env. 20 000 $ CAN - par an et par patient), et par conséquent inaccessible pour les pays en développement. Les perspectives vaccinales, qui en sont au tout début, sont de deux ordres. Créer un vaccin préventif, dont l'objectif sera de protéger la population contre l'infection, et mettre au point un vaccin dit thérapeutique pour stimuler le système immunitaire du sujet infecté. Les résultats d'un essai clinique de vaccination thérapeutique, mise au point par l'équipe belge de la société Immunogenetics, viennent d'être dévoilés. Le vaccin d'Innogenetics est basé sur une des protéines trouvées dans la capside du virion. Il a été essayé sur 24 patients qui étaient affectés par le virus depuis 19 années en moyenne. Les sujets ont reçu cinq injections du vaccin toutes les trois semaines et encore six injections après un intervalle de six mois. Les biopsies de foie faites avant et après le traitement ont prouvé que, dans la plupart des cas, le vaccin avait empêché les détériorations histologiques de progresser. Et chez les neuf malades qui avaient eu la meilleure réponse, l'état du foie s'est réellement amélioré. D'autres épreuves, permettant de comparer des patients traités avec des patients non traités, sont nécessaires pour confirmer les conclusions de l'étude. Référence: http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99992985
Actuellement, selon les spécialistes, les patients infectés par les génotypes 2 et 3 du virus de l'hépatite C (VHC) ont près de 80% de chances de guérir de leur hépatite avec un traitement associant deux médicaments, interféron de type alpha pégylé et ribavirine. En revanche, avec le génotype 1, les chances d'obtenir une "réponse virologique durable" (virus non décelable 6 mois après l'arrêt du traitement), assimilée à une guérison, sont moindres (46%) avec un traitement combiné plus long (48 semaines contre 24) et plus fortement dosé. Or, les premiers tests d'une antiprotéase dirigée contre le VHC de type 1 ont donné des "résultats encourageants" en réduisant de mille fois la quantité de virus dans le sang des patients, selon des données préliminaires présentées lundi à Boston au 53e congrès annuel de l'association américaine pour l'étude des maladies du foie, par le Dr Yves Benhamou (hôpital Pitié-Salpétrière, Paris, France). La molécule, baptisée Biln 2061 (firme pharmaceutique : Boerhinger Ingelheim Pharma KG), spécifiquement conçue contre le virus de l'hépatite C, a pour "objectif de l'empêcher de se multiplier", en bloquant une enzyme, la sérine protéase, qui sert à l'assemblage de nouvelles particules virales. L'antiprotéase expérimentale a été administrée oralement (200 mg/j) pendant 48 heures à huit patients, infectés par le génotype 1, souffrant d'hépatite chronique et présentant des lésions avancées de fibrose, sans avoir cependant atteint la cirrhose. La molécule a permis de retrouver mille fois moins de virus dans le sang avec des doses relativement faibles et sans effets secondaires (cardiaque, hépatique...). La charge virale n'a pas bougé chez deux patients sous placebo. Après l'arrêt du traitement expérimental, la charge virale a retrouvée son niveau d'origine en 1 à 7 jours. Il reste du chemin avant de voir arriver une telle molécule sur le marché, avertissent les spécialistes, échaudés par les résultats décevants de molécules au départ prometteuses contre l'hépatite B, dont l'une (la "LFMAU") a même provoqué des décès.Néanmoins, en dépit de leur prudence (possibilité d'apparition de résistances du virus à l'effet de l'antiviral...), la piste de l'antiprotéase représente une "lueur d'espoir", ont estimé de nombreux spécialistes à Boston.
Infection fréquente mais loin d'être toujours bénigne, en particulier pour les personnes vulnérables, âgées ou fragilisées par une maladie (respiratoire, cardiaque, diabète), la grippe fait en moyenne 2.500 morts par an, selon les épidémies, principalement chez les personnes âgées. Mais, voici qu'un nouveau médicament permettant de réduire les effets de la grippe, le Tamiflu - oseltamivir, a été mis au point par les laboratoires suisse Roche qui le commercialisent à présent en Europe. Le médicament appartient à une nouvelle classe d'antiviraux, les inhibiteurs de la neuraminidase et agit directement contre les deux principaux virus de la grippe, le A et le B, quelle que soit la souche circulante. Il agit en empêchant la réplication d'une protéine, la neuraminidase qui est un site "immuable" du virus et "indispensable" pour sa dissémination. Chez les enfants, selon les études, l'oseltamivir réduirait les otites de plus de 40 %, ainsi que la contagiosité. Pour l'adulte, la prise de ce médicament permettrait un retour plus rapide à l'activité normale et diminuerait l'incidence des complications, notamment les bronchites. Plus il est pris tôt, après l'apparition des premiers symptômes, plus le gain en temps est élevé: une journée de gagnée sur la maladie si le Tamiflu est pris dans les 48 heures suivant l'attaque du virus, mais 2 jours s'il est pris dans les 36 heures et 3 à 4 jours s'il est pris dans les douze heures. Chez l'adulte, le médicament est à prendre, sous forme de gélules, deux fois par jours pendant cinq jours. Source: Du (presque) nouveau contre la grippe http://www.lci.fr/news/sciences/0,,959551-VU5WX0lEIDUy,00.html
Afin d'identifier d'éventuels épitopes protecteurs à la surface du VHC, il est nécessaire de disposer d'une source abondante de virus. Or, il n'existe pas de modèle cellulaire ou animal permettant la production de virus en quantité suffisante pour son analyse ultérieure. En conséquence, les travaux s'orientent essentiellement vers la construction de virus recombinants capables d'exprimer des protéines virales exogènes. Jusqu'à présent, la plupart de ces études ont été réalisées avec des peptides ou des protéines recombinantes correspondant à des fragments des protéines d'enveloppe E1 ou E2. Dans ce contexte, le VSV (Virus de la Stomatite Vésiculeuse) est largement utilisé dans les études vaccinales (VIH, Virus Influenza, Virus de la Rougeole) notamment pour sa grande malléabilité génétique et son innocuité relative chez l'homme. Ezelle et al. ont construit un virus recombinant VSV-VHC à partir du génotype VHC-1b. Le gène codant le polypeptide Core-E1-E2 a été inséré entre les gènes G et L de VSV. Le virus recombinant, réalisé sur les cellules BHK, possède un potentiel réplicatif élevé in vitro (sensiblement identique au VSV sauvage) et exprime le gène de HCV incorporé Les protéines virales (protéines Core, E1 et E2 ) exprimées dans ce système sont correctement maturées en protéines structurales et ont la propriété de s'auto-assembler pour former des pseudo-particules virales (VLP), non infectieuses. Ces VLP révèlent des propriétés d'ultrastructure similaires au VHC, ont des propriétés immunologiques communes avec le virion et réagissent avec des anticorps monoclonaux anti-enveloppe E1 et E2. Plus spécifiquement, sur le plan immunologique, l'administration de virions (5.106 PFU) par voie intrapéritonéale ou intraveineuse à des souris balb-c favorise une immunité à médiation humorale et un réponse cytotoxique T, critique pour la résolution de l'infection, dirigée respectivement contre E2 et toutes les protéines de structures. Les études in vivo chez les souris montrent un phénotype atténué de VSV-VHC associé à une absence de pathologie liée à l'inoculation du virus chimère, ce qui suggère que VSV-VHC constituerait un candidat intéressant dans les stratégies de vaccin et d'immunothérapie de l'infection par VHC. Référence: Ezelle HJ, Markovic D, Barber GN. Generation of hepatitis C virus-like particles by use of a recombinant vesicular stomatitis virus vector. J Virol. 2002 Dec;76(23):12325-34.
Des chercheurs ont étudié des échantillons de sang provenant de patients atteints d'hépatite C qui étaient, soit immunocompétents, soit immunodéficitaires. Les échantillons de sang ont été séparés par ultracentrifugation en 3 fractions de faible densité (< 1.063 g/mL), de densité intermédiaire (1.063 g/mL à 1.21 g/mL) et à haute densité(>1.21 g/mL), puis l'ARN de HCV a été mesuré dans chacune. Les chercheurs ont alors constaté que les lipoprotéines à basse densité étaient co-fractionnées avec les particules virales à basse densité, tandis que les lipoprotéines à haute densité co-fractionnaient avec des particules de densité intermédiaire. Des immunoglobulines ont été trouvées seulement dans les fractions à haute densité. Chez les patients qui étaient des immunodéficitaires congénitaux, les titres moyens de l'ARN de HCV étaient les mêmes dans chaque fraction. En revanche, chez les patients immunocompétents qui étaient positifs aux anticorps, les titres de virus étaient absents ou réduits à la fois dans les fractions à haute et à basse densité. Ceci suggère que les virions de ces fractions peuvent être éliminés par les anticorps. Les patients dans les deux groupes ont eu approximativement la même quantité de particules de virus de densité intermédiaire, ce qui indique que les réactions immuno- humorales n'éliminent pas ces particules. Les résultats des expériences d'immunoprécipitation ont montré que les particules HCV de densité intermédiaire ne se complexent pas avec des lipoprotéines à haute densité ou avec des immunoglobulines. Ces particules virales demeurent énigmatiques. La compréhension de leur hétérogénéité, de leurs origines et de leurs interactions avec d'autres protéines du sang peuvent s'avérer fondamentales pour notre compréhension des mécanismes de la persistance, et ainsi de la pathogénicité, du virus." Référence: W. Pumeechockchai, D. Bevitt, K. Agarwal, T. Petropoulou, B.C.A. Langer, B. Belohradsky, M.F. Bassendine, G.L. Toms. Hepatitis C virus particles of different density in the blood of chronically infected immunocompetent and immunodeficient patients: Implications for virus clearance by antibody. J Med Virol 2002;68:335-342.
Quelques papillomavirus trompent le système immunitaire en bloquant le transport des molécules MHC sur la surface des cellules infectées. Une équipe d'investigateurs a constaté que l'oncoprotéine E5 du papillomavirus bovin séquestre les molécules MHC de classe I dans l'appareill de Golgi, empêchant ainsi leur transport à la surface des cellules. En effet, en utilisant des anticorps monoclonaux appropriés, les chercheurs ont constaté que MHC était détectable sur la surface et dans le Golgi des cellules primaires de bovin et des cellules transformées par les oncoprotéines E6 et E7. Cependant, dans les cellules transformées par E5, MHC était détecté seulement dans des structures anormales, témoignant de déformations de l'appareil de Golgi. Se basant sur d'autres expériences, l'équipe de chercheurs attribue cet effet à un défaut d'acidification de l'appareil de Golgi. La réduction en surface du nombre de molécules MHC aurait des conséquences profondes pour la présentation des peptides viraux au système immunitaire. Ceci limiterait la capacité des cellules T cytotoxiques à détruire les cellules infectées, et contribuerait à la persistance des infections liées aux cancers cervicaux et vulvaires. On savait que la protéine E5 virale est impliquée dans les propriétés oncogènes des types de papillomavirus humain à haut risque. Maintenant que nous comprenons comment elle fonctionne, nous pourrons mettre au point des traitements qui viseront cette protéine et empêcheront son action. Le corps sera alors capable d'une immuno-réaction pertinente - arrêtant l'infection précocement et empêchant le développement du cancer. Ceci est important, car près de 99% de biopsies de tumeurs cervicales contiennent un papillomavirus humain à haut risque Référence: Barbara Marchetti, G Hossein Ashrafi, Emmanouella Tsirimonaki, Philippa M O'Brien and M Saveria Campo . The bovine papillomavirus oncoprotein E5 retains MHC class I molecules in the Golgi apparatus and prevents their transport to the cell surface . Oncogene. 2002. 51:7808-7816.
L'algue Phaeocystis globosa envahit la côte de la Mer du Nord chaque printemps et été depuis plusieurs décennies. Les colonies gluantes peuvent atteindre jusqu'à un centimètre de grandeur et contenir des dizaines de milliers de cellules d'algues brunes. Les vents forts émulsionnent les populations d'algues, ce qui amène à la constitution et à l'accumulation, sur les plages, d'un tapis malodorant pouvant atteindre un mètre d'épaisseur. Dans l'eau les restes de mousse bloquent les ouïes des mollusques et crustacés, du plancton herbivore et des poissons. Dans une expérience à grande échelle poursuivie sur trois ans, les biologistes de "l'Institut des Pays Bas pour la recherche en mer" ont étudié comment les virus pourraient influencer la croissance des algues. Il s'est avéré que, alors que les algues n'étaient que peu susceptibles aux virus pendant leur période de croissance rapide, elles le devenaient fortement lorsqu'elles s'affaiblissaient à la suite de l'épuisement de leur approvisionnement en phosphates et nitrates . Les premières à devenir sensibles étaient les cellules isolées, non constitutives de colonies. Par la suite et consécutivement à la désagrégation des colonies par manque de nutriments, les cellules libérées étaient détruites à leur tour. De cette façon, les virus pouvaient entièrement détruire les fleurs d'eau en quelques jours. Les chercheurs voient là une possibilité de contrôler les algues avec l'aide des virus. Cependant, la chose sera seulement possible dans des zones limitées, par exemple dans les fjords ou dans les parcs à huîtres. La dissémination de virus tout au long du littoral de la Mer du Nord se heurterait à un barrage d'objections pratiques et morales. Référence : Une étude internationale de trois ans sous la conduite de "l'Institut des Pays Bas pour la recherche en mer" (Netherlands Institute for Sea Research)
En cas d'attaque bioterroriste avec le virus de la variole et lorsque les premiers cas de contagion seraient signalés, les virologues voient deux stratégies possibles. La première, qui s'appuie sur l'expérience acquise de l'éradication de la variole mais dans un contexte très différent, consiste à isoler chaque cas, identifier les personnes entrées en contact avec les contaminés et surveiller la progression de la diffusion. La deuxième stratégie, consiste à mettre en œuvre une large vaccination. Jusqu'ici la deuxième hypothèse était le choix préférentiel des spécialistes, car elle s'appuyait sur un modèle épidémiologique reconnu, le modèle déterministe, selon lequel tous les individus dans une population homogène interagissent aléatoirement les uns avec les autres. Mais voici qu'une étude menée par des spécialistes de biostatistiques à la "Emory University's Rollins School of Public Health" apporte de l'eau au moulin des tenants de l'autre hypothèse. En effet, le nouveau modèle (dit "modèle réaliste") assume que les gens interagissent non de façon large et aléatoire, mais à l'intérieur de "groupes de contact" restreints, tels que la famille, l'école, les centres médicaux, le voisinage et la communauté. Il en résulte que l'isolement et une vaccination ciblée des individus affectée pourrait être tout aussi efficace qu'une vaccination de masse. Le fort intéressant article cité ci-dessous expose le raisonnement biostatistique et les conclusions des auteurs. Succintement, grâce à un modèle informatique Elizabeth Halloran a étudié la propagation du virus de la variole au sein d’une communauté de 2 000 individus après infection initiale de quelques personnes. La grande inconnue était de connaître le niveau d’immunité qui demeure dans des populations dont la vaccination a cessé depuis 30 ans. Ce que l’on appelle l’immunité rémanente. Selon que celle-ci est présente ou non, les résultats diffèrent évidemment de manière importante… Ainsi, si les autorités décident de vacciner 80% de la population dès que le quinzième cas de variole est déclaré, la mortalité prévisible sera de 9,4 pour 1 000 habitants s’il n’y a pas d’immunité rémanente, et de 2,4 pour 1 000 dans le cas contraire. En ne vaccinant que 80% des seules personnes placées au contact des victimes de l’infection, la mortalité prévisible serait de 19,6 pour 1 000 sans immunité rémanente, mais de… 1,8 pour 1 000 dans le cas contraire. Des résultats qui plaident sans conteste en faveur d’une vaccination ciblée ! Comme il est impossible de déterminer le niveau d’immunité des trentenaires vaccinés dans les années 70, Halloran estime que «pour toutes les stratégies étudiées, la rapidité de l’intervention fera toute la différence». Elle souligne enfin que «chacun devra rester calmement chez soi, car il ne faut pas que des milliers de gens se précipitent pour se faire vacciner ». Surtout que pour le moment du moins, il ne s’agit que de scénarios… Référence: M. Elizabeth Halloran, Ira M. Longini, Jr., Azhar Nizam, and Yang Yang Containing Bioterrorist Smallpox . Science 2002 November 15; 298: 1428-1432. (in Reports) .
Les vaccins simples devraient être une chose du passé. En effet, il est prouvé que le système immunitaire peut relever des défis beaucoup plus grands qu'un simple vaccin. Ainsi, une étude parue dans le "American Journal of Paediatrics " a indiqué que le système immunitaire d'un bébé pourrait faire face jusqu'à 1.000 vaccins simultanés, s'il étaient nécessaires. Par conséquent, les vaccins multiples qui pourraient être donnés à tous les bébés à leur naissance - et qui les protégeraient en une seule fois contre toutes les maladies infantiles - devient le but. Les virologues travaillent donc pour essayer de les combiner dans la mesure du possible. C'est ainsi que, le Vaccin triple Diphtérie-tétanos-coqueluche (DTCoq ) a été utilisé depuis les années 50 et que le vaccin antipoliomyélitique est une combinaison de trois souches différentes. Dans la même veine, le vaccin triple Rougeole-Oreillons-Rubéole (ROR) a été également essayé. Malheureusement, la sûreté du ROR a été remise en cause. D'aucuns, en effet, ont pensé qu'il pourrait y avoir une relation entre l'augmentation des cas d'autisme et l'administration du vaccin. Cette hypothèse n'est pas supportée par une étude, publiée dans le "New England Journal of Medicine ". Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de plus d'un demi-million d'enfants nés au Danemark sur huit ans. Sur les 537.303 enfants nés entre janvier 1991 et décembre 1998, 440.655 (82%) ont, habituellement vers l'âge de 15 mois, reçu le vaccin ROR. Il a été constaté que 758 enfants avaient été diagnostiqués autistes ou présentant des troubles apparentés, mais que ces résultats n'étaient pas plus significatifs chez les enfants vaccinés que chez ceux qui ne l'avaient pas été. Non seulement, la recherche a ainsi pu établir que le risque d'autisme était semblable chez les enfants vaccinés et non vaccinés, mais également qu'il n'y avait eu aucune augmentation subite des cas après que les enfants aient reçu le ROR. Référence: Madsen K. M., Hviid A., Vestergaard M., Schendel D., Wohlfahrt J., Thorsen P., Olsen J., Melbye M.. A Population-Based Study of Measles, Mumps, and Rubella Vaccination and Autism. N Engl J Med 2002; 347:1477-1482 (Nov 7, 2002).
L'Herpès génital est une maladie sexuellement transmise qui peut causer un prurit douloureux et des lésions qui réapparaissent dans certains cas pendant des années. Mais la plupart de 45 millions d'Américains infectés n'ont aucun symptôme, ce qui fait que la maladie se propage entre les partenaires sexuels qui ignorent qu'ils portent le virus. La maladie est particulièrement sérieuse pour les enfants en bas âge (2.500 et 3.000 cas par an aux ETATS-UNIS), qui sont infectés par leurs mères au cours de l'accouchement. La moitié des bébés ainsi infectés meurent à moins de pouvoir être traités intensivement avec une drogue antivirale. Heureusement, des chercheurs aux ETATS-UNIS ont produit, pour la première fois, un vaccin qui paraît efficace contre l'herpès génital, offrant l'espoir que la diffusion de la maladie incurable, qui affecte un américain adulte sur cinq, pourra être limitée. L'essai a inclus 978 femmes et 1.736 hommes dont les partenaires ont eu l'herpès génital. Tous ces patients ont reçu trois injections vaccinales ou trois injections placebo réparties sur un semestre. Ils ont alors été suivis pendant 19 mois. Les résultats recueillis ont montré que le vaccin avait empêché l'infection chez 74 pour cent des femmes exposées pour la première fois au virus herpès de type 2. Mais, pour des raisons encore inconnues, le vaccin s'est montré inefficace pour les hommes. Par ailleurs, les chercheurs ont découvert que le vaccin était moins efficace chez les femmes qui avaient été infectées par un virus apparenté, le virus herpès de type 1, qui est responsable de l'herpès labial et de son fameux «bouton de fièvre». La compagnie GlaxoSmithKline, qui a développé le vaccin et a payé l'étude, a indiqué que les résultats étaient suffisamment prometteurs pour lancer un essai à grande échelle du vaccin auquel participeront 7.550 femmes âgées de 18 à 30 ans dans tous les Etats-Unis. Si les nouveaux essais confirment les premiers résultats, le vaccin pourrait être commercialisé dans environ cinq ans Référence: Stanberry L. R., Spruance S. L., Cunningham
A. L., Bernstein D. I., Mindel A., Sacks S., Tyring S., Aoki
F. Y., Slaoui M., Denis M., Vandepapeliere P., Dubin G .
Glycoprotein-D-Adjuvant Vaccine to Prevent Genital Herpes. N
Engl J Med 2002; 347:1652-1661, Nov 21, 2002.
Les chercheurs ont constaté que beaucoup de gens atteints d'hépatite C développent une grave dépression au cours du traitement à l'interféron, la drogue la plus efficace contre cette maladie souvent mortelle. Ils ont étudié 39 patients atteints du virus de l'hépatite C (HCV) et soumis à la thérapie à l'interféron. Les sujets ont été suivis hebdomadairement avec le questionnaire de Beck, un outil généralement utilisé pour évaluer la dépression, et ceux qui ont été déprimés ont été traités avec l'antidépresseur citalopram. Environ 12 semaines après le début de la thérapie, treize des patients (33 pour cent) ont manifesté une dépression majeure. Cependant, une fois traités avec le citalopram, l'état de 11 de ces patients (84 pour cent) s'est amélioré sensiblement et ils ont put continuer leur thérapie. Aucune différence n'a pu être notée en ce qui regarde l'âge, le sexe, les antécédents de dépression, ou l'abus de substance, entre ceux qui sont devenus déprimés et ceux qui ne l'ont pas été . Pour des raisons inconnues, on a observé peu de patients afro-américains dans le groupe des déprimés. Puisqu'aucun vaccin n'est disponible, et que seulement environ 15 pour cent de personnes atteintes du virus peuvent le combattre par leurs propres moyens, le traitement à l'interféron doit être poursuivi, même si les taux de réponse dépendent du type génétique de HCV, allant de 50 à 80 pour cent.. Référence: P
Hauser, J Khosla, H Aurora, J Laurin, M A Kling, J Hill, M
Gulati, A J Thornton, R L Schultz, A D Valentine, C A Meyers
& C D Howell A prospective study of the incidence and
open-label treatment of interferon-induced major depressive
disorder in patients with hepatitis C . 2002. Molecular
Psychiatry. 7 (9): 942-947.
Des chercheurs ont testé avec succès un vaccin expérimental contre le virus responsable du cancer du col de l'utérus, le "papillomavirus", transmis par contact avec la peau, la plupart du temps lors de relations sexuelles. Rien qu'aux Etats-Unis, on estime à 40 millions de personnes le nombre de personnes infectées par le VPH. La plupart de ces infections, aisément détectables à l'aide d'un frottis cervical (test de PAP), restent à l'état latent ou sont bénignes. Mais dans le cas d'un sous-groupe de papillomavirus, dits "à risque élevé", elles évoluent en lésions précancéreuses des muqueuses (néoplasie intra-épithéliale cervicale) qui, si elles ne sont pas traitées, provoquent un cancer du col utérin (258.000 décès l'an dernier dans le monde, dont 4.000 aux Etats-Unis). Le vaccin expérimental développé par Merck est un vaccin monovalent, c'est-à-dire qu'il a pu empêcher toute infection par une des souches du virus, le papillomavirus de type 16 (VPH-16). Cette souche du virus, présente dans 50% des cancers du col de l'utérus, infecte environ 20% des femmes dans le monde. Ce prototype de vaccin consiste en des particules qui possèdent l'enveloppe moléculaire du VPH-16 mais rien à l'intérieur. Cette "coquille vide" identique au virus mais inoffensive induit le système immunitaire à générer des anticorps spécifiques, efficaces contre le vrai virus. Les essais cliniques ont été menés pendant deux ans sur 2.392 femmes âgées de 16 à 23 ans, réparties au hasard en deux groupes, l'un recevant un placebo, l'autre trois doses de vaccin. Dans le premier groupe, 41 femmes (soit 3,8%) ont contracté une infection par le VPH, tandis que dans le second, le taux d'infection était nul, et donc l'efficacité du vaccin de 100%. Une analyse des données obtenues après deux ans de suivi au cours de cette étude fournit la première preuve que la vaccination peut réduire l'incidence de l'infection par le VPH-16 et les complications associées du col de l'utérus. Un tel vaccin, qui devrait être disponible sur le marché d'ici cinq ans, pourrait constituer le premier moyen de prévention prophylactique efficace contre le cancer du col utérin. Il pourrait être ainsi être administré à une grande échelle aux jeunes filles dès l'adolescence. Les chercheurs du Merck Research Laboratories testent maintenant une version multivalente de ce vaccin, c'est-à-dire efficace non seulement contre le type 16, mais aussi contre les autres souches du VPH (les types 18, 11 et 6). Référence:
Laura A. Koutsky,
Ph.D., Kevin A. Ault, M.D., Cosette M. Wheeler, Ph.D.,
Darron R. Brown, M.D., Eliav Barr, M.D., Frances B. Alvarez,
R.N., Lisa M. Chiacchierini, Ph.D., Kathrin U. Jansen, Ph.D.
A Controlled Trial of a Human Papillomavirus Type 16
Vaccine. November 21, 2002 . N Engl J Med. 347:1645-1651.
La plupart des virus ne jouissent pas d'une bonne réputation. Mais, des travaux laissent espérer que quelques uns d'entre eux vont pouvoir être amenés à accomplir une tâche utile, soit la synthèse de matériaux de pointe. En effet, la voie d'auto assemblage suivie par les virus pour se reconstituer pourrait facilement être utilisée pour construire des nano-matériaux essentiels aux dispositifs optiques, électroniques et magnétiques de deuxième génération. En utilisant des virus non infectieux pour les humains et qui avaient été modifiés génétiquement pour utiliser d'autres matériaux que les biologiques, les chercheurs ont réalisé en film mince des suspensions en cristaux liquides de virus et de nanoparticles. Ils ont pu alors tirer profit de l'assemblage viral génétiquement contrôlé pour accroître le matériel et l'assembler dans des structures longues de plusieurs centimètres. Ce matériel obtenu était assez stable pour être prélevé avec des forceps. Il a fallu environ une semaine pour obtenir un film utilisable et uniforme. Les chercheurs ont ainsi construit des virus qui pourraient travailler sur 20 types de matériaux.. Ainsi donc, les virus ont le potentiel de devenir des outils nanotechnologiques bon marché, efficaces et écologiquement sûrs. Ils pourraient être utilisés pour produire les commutateurs microscopiques, les amplificateurs et d'autres dispositifs. De telles applications, cependant, ne verront pas le jour avant au moins encore cinq à 10 années. Suffisamment de temps, peut-être, pour que les personnes changent leur perception des virus..! Source: le
site de "Emerging technologies": http://www.cio.com/archive/091502/et_development.html
13 -16 November. The Fourth Louis Pasteur Conference on Infectious Diseases: Integrative Approaches in Microbial Pathogenesis. Paris, France. 17.-21 November. 6th International Congress on Drug Therapy in HIV Infection. Glasgow, UK November 18-22, 2002. BioSecurity 2002 . MGM Hotel and Conference Center in Las Vegas. December 1-3, 2002 . Second International Conference on substance abuse & HIV. Mumbal, India 15.-19 December. Frontiers in Drug Development for Antiretroviral Therapies: HIV DART 2002. West Indies
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