RÉCENTES PERSPECTIVES

EN VIROLOGIE

 

 

 


Revue de presse mensuelle VOL2 N°2 OCTOBRE 2002


Dans le domaine des sciences, nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois, et dans la langue de Molière, des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée. On y trouvera une sélection qui, sans prétendre être exhaustive, porte sur les recherches virologiques les plus récentes au fur et à mesure qu'elles apparaissent dans les médias spécialisés.

De septembre à avril, le site sera constamment mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement

Pour toutes remarques, questions ou suggestions,

 Jean Robin, Ph.D.


DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVFS EN VIROLOGIE

 

VIROLOGIE FONDAMENTALE

* STRUCTURE DES VIRUS

La mise en évidence d'une nouvelle structure virale milite en faveur d'un continuum dans l'évolution des virus

Capsides: pas seulement un rôle de protection!

CLASSIFICATION DES VIRUS

G.P. Martelli et al. Virology division news: The family Tymoviridae. Archives of Virology. Volume 147 Issue 9 (2002) pp 1837-1846.

* ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS

* TRANSPORT_INTRACYTOPLASMIQUE

* DÉCAPSIDATION

* RÉPLICATION

* MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO

* INTERFÉRONS

VIROLOGIE MÉDICALE

VIH

 Un spermicide pourrait augmenter le risque de transmission du VIH-1

L'inhibiteur de protéase Kaletra maintient Ia charge virale du VIH à des niveaux indétectables pendant quatre ans.

Nouvelles précisions sur les défensines.

Immunisation réussie d'une souris contre le VIH

Une étude démontre comment le système immunitaire peut contrôler le VIH

Nouvelle avenue pour la recherche sur les dommages immunitaires du VIH

Effets sur les mitochondries des traitements anti-VIH

 

AUTRES VIRUS

La vaccination anti-grippale conseillée même pour les tout petits

Réapparition, en Mer du Nord d'un virus tueur de phoques.

Grippe: pensez à vous faire vacciner!

Un enfant victime d'une leucémie trois ans après son traitement. Coup d'arrêt à la thérapie génique

Nouvel espoir dans le traitement de l'hépatite B chronique

Les agents antiviraux s'avèrent efficaces contre le virus grippal responsable de la pandémie rneurtrière de 1918

Les chercheurs de la NASA développent des outils pour aider à dépister et prévoir le virus du Nil Occidental.

Une technique sûre de thérapie génique

Il se pourrait que l'hépatite E soit une zoonose

Identification dans la province de Québec d'un nouveau pathogène respiratoire viral, le Métapneumovirus

Un rapport etablit qu'on ne peut démontrer formellement le lien entre l'exposition au vaccin antipolyomyélitique contaminé avec SV4O, un virus de singe, et certains cancers humains

 CALENDRIER DES CONGRÈS EN VIROLOGIE 

NOUVELLES EN VIROLOGIE FONDAMENTALE


STRUCTURE DES VIRUS

 La mise en évidence d'une nouvelle structure virale milite en faveur d'un continuum dans l'évolution des virus

Une équipe internationale de chercheurs de I'institut Wistar a appliqué deux techniques différentes de formation d'images à un bactériophage commun dans le but de mettre en évidence sa structure moléculaire fondamentale. Le bactériophage étudié, appelé PRD 1, infecte des souches de bactéries E. coli résistantes aux antibiotiques, dont celles responsables des dizaines de milliers de cas annuels d'intoxication alimentaire aux Etats-Unis. Les deux techniques de formation d'images employées pour élucider la structure de PRD 1 sont la microscopie électronique et la cristallographie aux rayons X.

Les résultats, qui seront rapportés dans un numéro d'octobre de la revue Nature, suggèrent que les virus, durant leur évolution, ont développé des stratégies architecturales progressivement plus complexes afin de résoudre les problèmes posés par leur taille croissante. Les détails structuraux prouvent que le bactériophage PRD 1 partage des similitudes avec d'autres virus plus petits, tant des animaux que des végétaux: comme eux, sa capside est formée de protéines rattachées par des interactions proteine-proteine. Mais, cependant, comme certains des plus grands et des plus complexes virus humains, tels les adénovirus, il utilise également de petites protéines adhésives pour cimenter ensemble de plus grandes protéines. L'ensemble de ces dispositifs situe donc PRD 1 sur un point intermédiaire de l'arbre évolutif viral et montrent que l'évolution des virus a pu se faire de façon continue et progressive. On est maintenant en droit de penser qu'il existe un continuum dans les architectures virales.

Référence: http://www.wistar.upenn.edu/news_info/pressreleases/pr_9.26.02.html


Capsides: pas seulement un rôle de protection!

Les capsides virales qui protègent l'ADN ou l'ARN ont été longtemps étudiées pour comprendre la façon dont les protéines interagissent l'une avec l'autre. Classiquement on les considérait comme de simples armures protégeant le génome et se désaggrégeant le moment venu. Mais, les virus à ARN bicaténaires diffèrent d'autres virus du fait qu'ils ne libèrent jamais leur génome de leur capside. Par conséquent cette dernière doit fonctionner non seulement en tant qu'armure protectrice mais également comme machine qui synthétise et modifie les ARN. Dans la section "Biologie structurale" de la revue "Nature" d'octobre, Hisashi Naitow et collègues résolvent la structure atomique de la capside du virus L-A, et montrent qu'elle est un tel complexe d'enzymes.

Référence: Hisashi Naitow et al. L-A virus at 3,4 A resolution reveals particle architecture and mRNA decapping mechanism. Nature Structural Biology 9, 725; October 2002


CLASSIFICATION DES VIRUS

G.P. Martelli et al. Virology division news: The family Tymoviridae. Archives of Virology. Volume 147 Issue 9 (2002) pp 1837-1846.

Une excellente revue sur les caractéristiques et les représentants de cette importante famille de virus des végétaux.


ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS


TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE


DÉCAPSIDATION


RÉPLICATION


MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO


INTERFÉRONS


NOUVELLES EN VIROLOGIE MEDICALE


VIH


Un spermicide pourrait augmenter le risque de transmission du VIH-1

Bien que le préservatif masculin reste le moyen de protection le plus efficace, le recours à des spermicides actifs contre le VIH et utilisables par les femmes sans le consentement des partenaires est un enjeu majeur de prévention. Dans cette optique, des résultats préliminaires en laboratoire avaient suggéré qu'un spermicide à base de nonoxynol-9 pouvait réduire le risque d'infection par le VIH-l. En effet, le nonoxynol-9 avait montré une activité anti-VIH-1 in vitro Cependant, un large essai mené auprès de 892 prostituées du Bénin, de Côte d'Ivoire, d'Afrique du Sud et de Thaïlande montre que ce n'est pas le cas. Au contraire, il pourrait augmenter le risque de transmission s'il est utilisé de façon régulière, estiment les auteurs de cette étude. Les données de 765 femmes ont été retenues en première analyse. Environ un tiers des femmes a utilisé le gel en moyenne 3,5 fois par jour, ce qui était associé à un doublement de l'infection par le VIH-l comparé aux femmes qui utilisaient un gel placebo.

Pour expliquer ce résultat, les auteurs avancent 1'hypothèse de lésions vaginales induites par l'utilisation répétée et prolongée du gel de nonoxynol-9. En effet, un usage moins fréquent du produit n'a pas augmenté le risque d'infection. Enfin, le risque d'infection pour d'autres maladies sexuellement transmissibles n'était pas modifié par le spermicide

Référence: Lut Van Damme et al. Effectiveness of COL-1492. A nonoxynol-9 vaginal gel on HIV-1 transmission in female sex workers: a randomised controlled trial. The Lancet. Volume 360, Number 9338. 28 september 2002.


L'inhibiteur de protéase Kaletra® maintient la charge virale du VIH à des niveaux indétectables pendant quatre ans.

Kaletra (autrefois appelé ABT-378/r) est un produit pharmaceutique qui renferme deux inhibiteurs de la protéase, à savoir le lopinavir et le ritonavir (Norvir). Plusieurs études sur Kaletra se déroulent présentement dans diverses régions du monde. Nous faisons état ici des résultats de l'étude menée par la "Feinberg School of Medicine" sur 100 patients n'ayant encore jamais été traités, et qui a montré que, pendant les 4 années de son administration, Kaletra® maintenait le VIH à des niveaux indétectables, était bien toléré et surtout ne donnait lieu à aucune résistance. Ce dernier point distingue Kaletra® de tous les autres inhibiteurs de protéase.

Ceci est un encouragement supplémentaire pour Santé Canada qui, le 9 mars 2001, avait autorisé les Laboratoires Abbott à commercialiser le médicament Kaletra pour le traitement de l'infection au VIH chez les adultes et les enfants de plus de six mois.

Source: Northwestern University (http://www.nwu.edu/) et 42nd Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy.


Nouvelles précisions sur les défensines.

Les immunologistes ont longtemps été désireux de percer le secret des "non-progresseurs à long terme" - les patients qui, pourtant infectés par le VIH, ne développent jamais le SIDA. Comme nous en faisions état dans le précédent numéro de "Récentes perspectives en virologie", des chercheurs à New York avaient annoncé qu'ils avaient identifié le mécanisme sous-jacent, en isolant les protéines responsables: les défensines sécrétées par les cellules T CD8 du système immunitaire (voir: ("Identification de l'origine de l'immunité naturelle face au sida").

Or, voici qu'un autre chercheur, Mark Connors du "National Institute of Health" près de Washington DC, précise que la synthèse de ces protéines responsables de la protection est liée à la multiplication des cellules T CD8. En effet, ce que Connors et ses collègues ont trouvé était que, chez les "non-progresseurs à long terme", les cellules T CD8 se répliquaient rapidement en réponse aux cellules HIV-infectées, alors que ce n'était pas vrai chez les patients dans lesquels la maladie avait progressé. De plus, lorsque les cellules commençaient à se multiplier, elles amorçaient la synthèse des défensines. Cela suggère que si les cellules ne se multiplient pas, elles ne peuvent amorcer la synthèse des protéines. Maintenant les chercheurs veulent comprendre pourquoi les cellules T CD8 ne peuvent se multiplier chez la plupart des patients HIV-positifs. C'est une question importante puisque la plupart des stratégies vaccinales contre le virus cherchent à stimuler la fonction tueuse des cellules T CD8.

Référence: http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99992886


Immunisation réussie d'une souris contre le VIH

Le professeur canadien Kenneth L. Rosenthal a réussi à immuniser une souris contre une forme de virus du sida en lui administrant des particules virales inactivées sur les muqueuses nasales. Ces particules étaient également combinées à un nouveau stimulateur du système immunitaire (adjuvant). Les animaux ont été alors protégés contre l'inoculation par voie génitale d1un virus modèle qui exprime une des protéines du VIH.

Différemment d'autres, cette recherche ciblait les voies muqueuses qui se sont avérées être reliées à un système immunitaire autonome. En effet, un vaccin administré par une des muqueuses (nez) a pu conférer une protection contre l'infection dans une autre muqueuse (voies génitales). Après les essais cliniques de rigueur, tout ceci devrait déboucher sur la mise au point d'un vaccin aux alentours de 2006.

Référence: Nancy Dumais et al. Mucosal immunization with Inactivated HIV plus GpG Oligodeoxynucleotides Induces Genital Immune Responses and Protection against Intravaginal Challenge. Journal of Infectious Diseases. 2002. 186: 1074-1080.


Une étude démontre comment le système immunitaire peut contrôler le HIV

On commence à changer de paradigme pour expliquer pourquoi le système immunitaire de la plupart des personnes atteintes par le HIV ne peut contrôler la propagation du virus alors que le système immunitaire d1un groupe de rares individus, appelés les non-progresseurs le fait. Pendant un certain temps, les scientifiques ont pensé que les personnes qui ne pouvaient pas contrôler HIV avaient trop peu de cellules tueuses, les CD8+ T. Cependant, une nouvelle étude - menée sur 40 personnes atteintes par le HIV, y compris un groupe d'environ 15 non-progresseurs - suggère que la différence n1est pas dans le nombre mais dans la qualité de ces cellules. En effet, alors que les non-progresseurs et les autres ont un nombre à peu près identique de cellules CD8+ T, les cellules des non-progresseurs fonctionnent mieux. Elles contrôlent efficacement HIV à la différence des cellules des autres individus Elles peuvent se diviser plus efficacement et proliférer une fois invitées à entrer en action; elles produisent également des niveaux plus élevés d'une molécule appelée perforine, qui les aide à tuer les cellules infectées par HIV. En revanche, les cellules CD8+ T des personnes qui ne peuvent contrôler HIV ont seulement une capacité limitée de multiplication et de production de perforine.

Ces résultats sont précieux pour la recherche vaccinale contre HIV, parce que beaucoup de vaccins candidats essayent d'induire une réponse forte des cellules CD8+ T. Les nouvelles connaissances apportées par cette ligne de recherche pourraient mener a la mise au point de vaccins préventifs qui empêcheraient le développement des cellules CD8+ T déficientes. En outre, cette recherche pourrait mener à la création de vaccins thérapeutiques qui amélioreraient la fonction des cellules CD8+ T et contrôleraient ainsi l'infection par le HIV. Dans ce but, le Dr. Connors et ses collègues projettent de mettre en évidence d'autres différences entre les cellules CD8+ T des non-progresseurs et celles des individus atteints par le HIV, et cherchent à comprendre quelles sont les causes du malfonctionnement des cellules CD8+ T.

Référence: S.A" Migueles et al. HIV-specific CD8+T cell proliferation is coupled to perforin expression and maintained in nonprogressors. Nature Immunology.

Nature Immunology, advanced online publication at: http://dx.doi.org/10.1038/Ni845


Nouvelle avenue pour la recherche sur les dommages immunitaires du VIH

Des chercheurs de l'Université du Minnesota pensent avoir découvert un nouveau processus par lequel HIV endommagerait le système immunitaire. Ils ont, en effet, démontré que, dans les ganglions lymphatiques, la zone responsable de la production des cellules T pouvait être sensiblement endommagée par une inflammation chronique causant une fibrose. Ceci est très important étant donné le rôle important joué par les cellules T dans la défense immunologique dirigée contre le VIH.

Les chercheurs ont examiné des biopsies de tissus de ganglions lymphatiques avant et pendant le traitement anti-HIV. Ayant développé des méthodes sensibles pour quantifier avec précision la taille de la population CD4 dans le tissu lymphatique et la quantité de tissu cicatriciel accumulé dans la zone productrice des cellules T, ils ont alors pu noter deux résultats significatifs.

D'abord, la taille de la population de cellules CD4 T présente dans le sang périphérique ne reflète pas exactement la taille de la population dans les tissus des ganglions lymphatiques. On peut avoir un compte périphérique raisonnable et un compte très faible dans des tissus lymphoïdes.

En second lieu, la quantité de fibrose et de tissu cicatriciel dans la zone des cellules T est inversement liée à la taille de la population CD4 (c.-à-d. plus il y a de tissu cicatriciel, moins il y a de cellules).

Les chercheurs suggèrent que le processus de destruction serait analogue à celui observé dans l'hépatite active chronique. Dans les deux cas, les cellules sont détruites par la réplication virale directe et, conséquemment, leur population ne peut retrouver une taille normale parce que la place des cellules détruites est remplacée par du tissu cicatriciel. Les cellules CD4 T restantes n1auraient aucun espace nécessaire à leur division.

L'accumulation du tissu cicatriciel pourrait expliquer pourquoi la thérapie anti-rétrovirale agressive (ART) s'avère impuissante à améliorer le système immunitaire. Inversement, les mêmes résultats laissent espérer que des thérapies qui réussiraient à corriger les dommages de l'inflammation et de l'accumulation du tissu cicatriciel pourraient améliorer la thérapie antivirale courante.

Référence: Article à paraître dans le numéro du 16 octobre 2002 du "Journal of Clinical Investigation". L'édition électronique peut être consultée à: http:// www.jci.org.


Effets sur les mitochondries des traitements anti-HIV

On savait depuis longtemps qu'une drogue peut affecter une cible différente de celle contre laquelle elle a eté conçue. Dans le cas des traitements anti-HIV, plusieurs chercheurs en biochimie viennent de découvrir que les drogues pour combattre l'infection par le HIV pourraient également affecter le fonctionnement des mitochondries et plus précisément de certaines de leurs enzymes. Les résultats ont été constatés lorsqu'on a soumis des mitochondries de cellules en culture aux drogues inhibitrices des protéases du HIV.

Grâce à ces résultats, les compagnies qui synthétisent des inhibiteurs de protéase ont maintenant l'information voulue pour faire de nouveaux médicaments avec peu d'effets secondaires. En effet, elles peuvent, en utilisant le même protocole, sélectionner des drogues qui combattraient le virus mais n1endommageraient pas les mitochondries. Réciproquement, elles peuvent utiliser le phénomène pour la mise au point de drogues anticancéreuses qui empêcheraient le fonctionnement des enzymes mitochondriales spécifiques aux cellules tumorales.

Référence: La recherche a été publiée dans l'édition de septembre du journal "Mitochondrion". On peut aussi trouver un compte-rendu de la recherche à:

http:// news.uns.purdue.edu/UNS/html4ever/021007.Weiner.aids.html


AUTRES VIRUS


La vaccination anti-grippale conseillée même pour les tout petits

La grippe est une maladie infectieuse aiguë et contagieuse provoquée par le virus grippal A, responsable de graves épidémies, ou de virus grippal B, responsable d'épidémies plus mineures. On estime que le nombre de morts provoqués chaque année par cette maladie aux Etats-Unis se situe entre 25.000 et 30.000. La vaccination anti-grippale qui était jusqu'à présent surtout recommandée aux personnes de plus de 65 ans (chez qui surviennent 90% des décès imputables à la grippe) est désormais fortement conseillée pour les enfants à partir de six mois, selon des experts américains réunis à San Diego (Californie) pour le 42e Congres mondial sur les agents anti-microbiens (ICAAC).

La grippe ne fait pas courir de dangers graves à la grande majorité des jeunes enfants, mais ceux-ci présentent un terrain particulièrement favorable au virus qui peut ensuite se transmettre à l'adulte et aux personnes âgées. De plus, l'atteinte par le virus peut conduire à de nombreuses hospitalisations, visites chez le médecin et maladies respiratoires, qui pourraient pouvant être évitées par le vaccin qui, par ailleurs, ne présente pas de risque particulier pour les tous petits.

La vaccination avant l'âge de deux ans était jusqu'à présent pratiquée chez les enfants souffrant d'affections cardiaque ou pulmonaire parfois liées à la prématurité, de diabète ou de maladie du foie notamment, a pour sa part rappelé le Dr John Modlin, du service pédiatnque de la Faculté de médecine de Dartmouth, à Lebanon (New Hampshire).

La vaccination continue d'être recommandée pour les enfants de plus de deux ans. Dans tous les cas, un enfant vacciné pour la première fois devra recevoir deux injections, à un mois d'intervalle.

Cette nouvelle politique en matière de lutte anti-grippale est soutenue par les CDC, responsables des politiques sanitaires aux Etats-Unis, qui "encouragent" la vaccination entre 6 mois et deux ans. Cette tranche d'âge représente environ huit millions d'enfants dans le pays.

Le Dr Modlin a en outre regretté que seulement 10% des enfants de moins de deux ans souffrant de problèmes de santé soient actuellement vaccinés aux Etats-Unis, attribuant la situation à une méconnaissance des bénéfices du vaccin.


Réapparition, en Mer du Nord, d'un virus tueur de phoqueS.

Un virus décime les populations de phoques qui s'ébattent sur les bancs de sable de la Mer Baltique et de la Mer du Nord. La plupart des animaux semblent avoir succombé au virus de la "tpeste des phoques", dit Pdv (Phocine Distemper Virus), qui détruit leurs défenses immunitaires. L'épidémie a, depuis fin mai , tué plus de 17.200 bêtes dans les eaux danoises, suédoises, norvégiennes, néerlandaises et allemandes.

C'est la deuxième fois que le PDV (Phocine Distemper Virus) frappe. Une première épidémie, en 1988, avait tué plus de 18.000 phoques. A l'époque, on redoutait que les phoques ne disparaissent entièrement. L'expérience a montré que non. Avant 1988, on estimait à 10.000 le nombre de phoques en Mer de Watten, de la côte ouest du Danemark aux Pays-Bas. Quelque 60% (8.600) ont alors succombé au virus, ce qui n'a pas empêché la population d'atteindre, 14 ans plus tard, le double de son niveau d'avant l'épidémie: 20.000. Cette année, le PDV a fait 8.200 victimes en Mer de Watten.

L'origine du virus est sujette à discussions. Contamination par des phoques venus de l'Atlantique Nord? pollution des eaux marines..? En vérité, on ne sait pas vraiment.

Il n'y a pas grand chose à faire, la vaccination étant, pour des raisons évidentes, tout à fait impraticable. Toutefois, à l1hiver, quand les phoques cesseront de se rassembler sur les bancs de sable, on devrait constater une extinction progressive de l'épidémie.


Grippe: pensez à vous faire vacciner!

La grippe se manifeste (le plus souvent) sous forme d'épidémies saisonnières. Elle compte parmi les plus infectieuses au Canada L'infection se déclenche toujours de façon brutale, avec plus ou moins d'intensité selon la virulence de la souche virale et l'état de santé de la personne contaminée.

La plupart du temps, après une incubation de 24 à 48 heures le premier signe se manifeste sous la forme d'une brusque ascension thermique (39 0C à 40 0C) qui peut durer 3 ou 4 jours. Le malade ressent une lassitude marquée et une faiblesse intense, des céphalées, des frissons, une toux sèche et des courbatures dans tout le corps...

En fait, il va rester cloué dans son lit pendant au moins 6 jours... Quant à la convalescence, elle sera longue. Huit jours au moins, parfois bien plus, avec la sensation d'un état de fatigue persistant. Aujourd1hui, aucun traitement vraiment efficace contre le virus grippal n'est disponible. Les médicaments qui sont proposés n'agissent en effet... que pratiquement à la fin de l'infection.

La vaccination reste donc toujours le moyen le plus efficace de se protéger. N'oubliez pas qu'il s'agit d'une maladie sérieuse ! Elle est parfois grave et trop souvent mortelle. Quelques 1 500 Canadiens et Canadiennes succombent chaque année de la grippe et de ses complications. Pensez à vous faire vacciner. Le vaccin a besoin de 15 jours pour faire effet, alors autant ne pas attendre que les premiers cas soient déclarés. La "saison" de la grippe débute habituellement avec l'arrivée du temps plus froid, tandis que l'on passe davantage de temps à l'intérieur, en contact avec autrui. Concrètement, le meilleur moment pour recevoir le vaccin contre la grippe se situe ainsi entre les mois d'octobre et de décembre. Ce vaccin n'immunise cependant pas l'organisme contre toutes les souches de grippe en circulation, puisque celles-ci changent trop rapidement; ii permet tout de même de prévenir les principales souches de grippe et de réduire leurs symptômes.

Source: XVèmes rencontres européennes sur la grippe et sa prévention. Istanbul, 23-25 Sept 2002.


Un enfant victime d'une leucémie trois ans après son traitement. Coup d'arrêt à la thérapie génique

L'hôpital Necker de Paris et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) ont annoncé jeudi 3 octobre, l'interruption d'un essai clinique de thérapie génique sur des ("bébés-bulles". Ces enfants, on le sait, souffrent d'une maladie héréditaire rare mais gravissime du système immunitaire. Appelée "déficit immunitaire combiné sévère lié au chromosome X", ou DICS-X, elle frappe les garçons exclusivement, 1 sur 150 000, les prive d'une catégorie vitale de défenses immunitaires et les contraint à vivre dans une bulle stérile en attendant une greffe de moelle osseuse. Sans traitement, l'enfant meurt dans sa première année. Grâce à la thérapie génique., on avait réussi à restaurer intégralement le système immunitaire d'enfants malades, sans faire appel à des dons de moelle, donc sans risques de rejet.

Or, trois ans après son traitement, alors qu'il était guéri de sa maladie génétique, l'un des neuf enfants inclus dans le protocole s'est mis à présenter "une proliferation non contrôlée de lymphocytes", une maladie "similaire à la leucémie", une sorte de cancer du sang. Agé de 3 ans et traité par thérapie génique à l'automne 1999, l'enfant a du recevoir une chimiothérapie. Il est actuellement à son domicile. De la compréhension des mécanismes à l'origine de cette complication dépendra la reprise de cet essai ou, au contraire, sa fin, ce qui constituerait un grave revers pour la thérapie génique.

Le plus probable est que l'évènement qui s'est produit soit ce que l'on appelle la mutagénèse insertionnelle. Le principe de cette thérapie génique consiste à infecter les cellules possédant une version anormale du gène au moyen d'un rétrovirus porteur de la bonne version du gène. Le gène de remplacement va s'insérer au hasard dans le génome. S'il le fait à proximité d'un oncogène, il peut entraîner une mutation de l'oncogène et le développement d'une prolifération maligne. Dans le cas précis de l'enfant participant à l'essai de l'équipe de l'hôpital Necker, le gène de remplacement s'est placé au sein du gène LMO2, impliqué dans des formes de leucémie de l'enfant. Or les lymphocytes T gamma-delta qui ont proliféré expriment la protéine codée par le gène LMO2.

Jusqu'ici, on savait que le risque de provoquer une prolifération cellulaire existait, mais on estimait qu'il était presque théorique. Les chercheurs veulent savoir maintenant si c'est un effet rare, s'il s'agit d'une malchance sur ce malade ou bien s'ils ont sous-estimé le risque. Depuis fin août, une étude internationale s'est mise en place pour regarder si ce gène correcteur, transporté par un virus atténué, a l'habitude de s'intégrer dans "d'autres gènes actifs". La durée de ce travail devrait se chiffrer en mois. Si le risque apparaît d'un accident sur mille thérapies, cela pourrait être acceptable compte tenu de l'extrême gravité de la maladie, mais ce ne serait plus le cas s'il y avait 10 % de complications majeures.


Nouvel espoir dans le traitement de l'hépatite B chronique.

L'hépatite B est Un type d'affection hépatique provoqué par un virus. Si l'infection dure pendant plus de six mois, elle est connue sous le nom d'hépatite chronique. Il y avait déjà des rumeurs non vérifiées à l'effet que les herbes chinoises pouvaient être utiles pour améliorer le bien-être général ou amoindrir les effets secondaires des traitements. Ceci est maintenant confirmé par une étude d'une équipe de l'Université de Berkeley en Californie. Les travaux suggèrent fortement, en effet, que les herbes, administrées conjointement au traitement standard d'interféron alfa, pourraient améliorer l'efficacité de ce dernier. Plus précisément, l'analyse de 27 cas cliniques exhibant la forme chronique de la maladie montre que la prise d'herbes chinoise combinée avec l'administration d'alpha interféron est de 1 1/2 à deux fois plus efficace que l'alpha interféron seul.

Référence: M.McCulloch et al. Chinese Herbal Medicine and Interferon in the Treatment of Chronic Hepatitis B: A Meta-Analysis of Randomized, Controlled Trials. Am J Public Health. 2002. 92: 1619-1628.


Les agents antiviraux s'avérent efficaces contre le virus grippal responsable de la pandémie meurtrière de 1918

Lors de la première guerre mondiale, le virus de grippe qui a balayé le globe de 1918 à 1919 a pris les vies de 20 millions à 40 millions de personnes. Apres avoir partiellement recréé ce virus mortel, une équipe de recherche a maintenant prouvé que les drogues anti-grippe disponibles pourraient probablement empêcher une nouvelle pandémie du type 1918.

Pour ce faire, Christopher F. Basler de l'École de médecine du Mont Sinaï à New York et ses collègues ont incorporé plusieurs gènes de la souche grippale 1918 à un virus influenza adapté aux souris et tuant typiquement les rongeurs. Les gènes viraux en question codaient pour une protéine structurale appelée hémagglutinine (HA), pour une enzyme connue sous le nom de neuraminidase (NA), et pour deux protéines doublées Ml et M2. Puisque les virus de la grippe isolés chez les humains s'avèrent rarement mortels pour les rongeurs et que les gènes de ces souches affaiblissent typiquement les virus de ces animaux, les chercheurs s'attendaient à ce que les gènes introduits réduiraient la virulence du virus adapté aux souris. Il n'en a pas du tout été ainsi. On a constaté en effet que, alors que le virus modifié contenant simultanément les deux gènes HA et NA tuait aisément les souris, la virulence était au contraire abaissée lorsque HA ou NA étaient alternativement présentes. Ceci suggère que c1est la combinaison spécifique HA et NA qui serait à la base de la pandémie de 1918.

Les chercheurs ont alors examiné Si les deux classes récemment approuvées de drogues anti-grippe pourraient combattre les pseudo-virus 1918. Lorsque les animaux d'expérience ont été pré-traités avec des inhibiteurs de NA avant d'être exposés au virus présentant l'association HA-NA, 90% des souris ont survécu. De même, toutes les souris infectées avec le virus grippal porteur du gène 1918 pour la protéine m2 ont survécu une fois traitées avec des inhibiteurs de m2, et ce même si le traitement commençait 6 heures après infection.

Ainsi donc, les drogues semblent être efficaces contre des virus présentant les gènes de la souche de 1918. Les drogues antivirales en question étant plus efficaces pour empêcher l1infection que pour traiter des personnes déjà affligées, les responsables de la santé publique préconiseraient probablement l'utilisation préventive des drogues s'ils prévoyaient une manifestation importante de grippe.

Référence: T.M. Tumpey et al. Existing antivirals are effective against influenza viruses with genes from the 1918 pandemic virus. Proceedings of the National Academy of Sciences. October 4, 2002.


Les chercheurs de la NASA développent des outils pour aider à dépister et prévoir le virus du Nil occidental.

Le but de la NASA est de fournir, grâce aux satellites, des données qui permettraient, après traitement par les outils informatiques appropriés, d'améliorer les efforts de combat contre la maladie.

Se basant sur ce qui est connu au sujet de l'affection, différents centres de la NASA recherchent des méthodes pour identifier, à partir des informations géodésiques qu'ils recueillent, les indicateurs environnementaux et les facteurs concernant la transmission de virus du Nil occidental (par exemple, les données climatiques qui pourraient permettre de prévoir les migrations des oiseaux vecteurs du virus ainsi que les secteurs propices à l'éclosion des moustiques). Ces données, confrontées alors à celles relatives au nombre d'oiseaux tués par le virus et au nombre de personnes infectées, pourraient permettre de prendre les mesures préventives appropriées dans les secteurs où la maladie est susceptible de se répandre. On pourrait ainsi créer des cartes prévisionnelles de risque qui seraient éminemment utiles aux responsables de la santé publique.

Référence: voir le communiqué à l'URL de la NASA:

http://www.gsfc.nasa.gov/topstory/20020828phap.html


Une technique plus sûre de thérapie génique

On sait que la thérapie génique remplace les gènes défectueux des patients par des versions saines. Or, les méthodes courantes d'insertion, qui emploient divers virus comme transporteurs des gènes, ne peuvent empêcher que ces derniers soient insérés de façon aléatoire dans les chromosomes. Ceci présente des risques qui ont malheureusement été mis en évidence au début d'octobre, lorsqu'un enfant qui avait subi la thérapie génique a développé une affection sanguine de type leucémique (voir nouvelle ci-dessus).

Mais, voici que, sous la direction de Michele Cabs, des chercheurs du Centre médical de l'Université de Stanford, en Califomie, viennent de créer une technique de therapie génique ciblée qui éliminerait le risque principal des insertions aléatoires. Avec cette méthode, les nouvelles copies de gènes sont insérées en utilisant un mécanisme employé par les bactériophages, virus qui infectent des bactéries. Ce mécanisme met à profit une enzyme spéciale appelée "intégrase" qui assure l'insertion de l'ADN du phage dans des emplacements spécifiques du chromosome bactérien: pour ce, l'enzyme catalyse la reconnaissance spécifique et l'appariement d1une séquence attP de l'ADN phagique avec une séquence attB présente sur le chromosome bactérien.

Les chercheurs ont tiré partie de l'existence, sur les chromosomes de mammifères, d'un analogue du site attP. Ils ont injecté des souris avec le gène responsable de la synthèse du facteur IX (une protéine de coagulation de sang) attaché à un site attB. En même temps ils ont inséré le gène de l'intégrase chez certaines des souris. En une semaine, les souris qui avaient reçu le gène intégrase avaient synthétisé jusqu'à 12 fois plus de facteur IX que celles qui ne l'avaient pas eu. En outre, sur 53 emplacements possibles d'intégration, le gène du facteur IX s'est avéré être inséré dans seulement deux endroits - dont l'un était de loin le plus commun.

Les chercheurs espèrent maintenant passer à l'expérimentation sur l'humain pour le traitement de l'épidermolyse bulleuse, une maladie génétique mortelle de l'enfant. Les essais préalables de la technique sur des souris ont été très concluants.

Référence: http://www.newscientist.com/news/


Il se pourrait que l'hépatite E soit une zoonose!

Le virus de l'hépatite E (VHE) est l'agent d'une hépatite entérique, endémique dans les pays en voie de développement et particulièrement mortelle (10-20% de formes fulminantes) chez la femme enceinte. L'apparition de cas sporadiques peut maintenir les possibilités de transmission entre les poussées épidémiques, mais il se pourrait qu'existe un réservoir animal non-humain du VHE. Cette hypothèse est maintenant appuyée par une étude sérologique menée chez des sujets exposés (éleveurs de porc) ou non, des porcs, et des rongeurs dans une même zone d'élevage (Caroline du Nord).

L'analyse des résultats met en évidence le caractère asymptomatique du VHE et la prévalence chez les éleveurs de porc d'un taux d'anticorps quatre à cinq fois supérieur à celui détectée chez les non exposés. Par ailleurs, la caractérisation moléculaire des diverses souches (animales et humaines) confirmerait l'existence des réservoirs animaux et le r6le de ceux-ci et de l'environnement dans la transmission humaine.

Référence: M.R. Withers et al. Antibody levels to hepatitis E virus in North carolina swine workers, swine and murids. Am J Trop Med Hyg. 2002. 66: 384-8.


Identification, dans la province de Ouébec, d'un nouveau pathogène respiratoire viral, le Métapneumovirus

On pensait que les métapneumovirus étaient exclusivement des virus aviens, jusqu'à ce que, en 2001, un métapneumovirus humain (HMPV) soit découvert la première fois en Hollande chez 28 enfants. Il s'agit d'un paramyxovirus qui peut causer des infections graves de l'arbre respiratoire chez les enfants et les personnes âgées. Le métapneumovirus en question fut démontré être épidemiologiquement semblable au virus syncytial respiratoire (RSV). Voici que, en juin de cette année, le métapneumovirus a été également trouvé dans la province de Québec. Entre 1993 et 2001, les chercheurs ont examiné 38 échantillons respiratoires prélevés chez 37 patients de tous âges positifs pour le HMPV. Ils ont pu mettre en évidence un virus semblable génétiquement, mais non identique, à la souche hollandaise, faisant ainsi la démonstration qu'au moins deux lignées de HMPV sont en circulation.

Référence: communication présentée à la "Quarante deuxième conférence sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie". Sept 27-30, 2002, San Diego, par G. Pelletier et al "Virological features and clinical manifestations associated with human metapneumovirus, a newly discovered paramyxovirus".


Un rapport établit qu'on ne peut démontrer formellement le lien entre l'exposition au vaccin antipoliomyélitique contaminé avec SV4O, un virus de singe, et certains cancers humains.

Puisqu'il y a de fortes évidences que SV4O est un virus oncogène, les scientifiques de l'Institute of Medicine of the National Academies" ont recherché l'existence d'un lien potentiel entre l'exposition au vaccin antipoliomyélitique contaminé avec ce virus et certains cancers humains (lymphome non-hodgkinien, mésothéliome, ostéosarcome et épendymome). Leur étude a porté sur la population ayant reçu le vaccin entre 1955 et 1963.

Les chercheurs n'ont pas observé une plus grande incidence de ces types de cancer, mais ils ont pu isoler l'ADN de SV4O dans quelques tumeurs humaines. Ainsi donc, ils ne peuvent écarter complètement l'hypothèse d'une possible causalité. La recherche, conclut leur rapport, doit donc être poursuivie.

Référence: "Immunization Safety Reviews: SV40 contamination of Polio Vaccine and Cancer". K. Stratton, D.A. Almario and M.C. McCormick Editors. Immunization safety Review Committee. Board on Health Promotion and Disease Prevention. 72 pages. National Academies Press.

Un résumé du rapport original peut etre trouvé à:

http://www4.nationalacademies.org/news.nsf/isbn/0309086108?OpenDocument


CALENDRIER DES CONGRÈS EN VIROLOGIE


OCTOBRE

39th Annual Meeting of the Infectious Diseases Society of America. 24-27 octobre 2002. Chicago.


 

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Mis à jour le 31 0ctobre 2002