RÉCENTES PERSPECTIVES

EN VIROLOGIE

 

Revue de presse mensuelle VOL12 N°4 DÉCEMBRE 2007

Mis à jour le 21 décembre 2007

 

 

 

Introduction

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Numéro du jour

Article du jour

Virologie fondamentale

Virologie médicale (VIH)

Virologie médicale et appliquée (autes virus)

Calendrier des congrès

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Nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée.

De septembre à avril, le site sera constamment complété et mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement au moins sur une base hebdomadaire.

 

 Jean Robin, Ph.D.

Un des objectifs de ce site est d'être utile aux futures et futurs virologistes, et tout particulièrement aux étudiantes et étudiants, qui trouveront là, très certainement, des sujets pouvant faire l'objet de développements dans le cadre de séminaires ou de travaux dirigés. Dans cet esprit:

SI VOUS LE SOUHAITEZ:


DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVES EN VIROLOGIE

VIROLOGIE FONDAMENTALE

1- STRUCTURE ET PROPRIÉTÉS DES VIRUS

7- MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO

2- CLASSIFICATION DES VIRUS

8- RELARGAGE

3- ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS

Élucidation du mécanisme de formation des glycoprotéines d'attachement du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo - Espoirs pour de futures drogues antivirales

Attachement du VIH/SIDA aux cellules cibles: progrès dans la connaissance de la structure de la boucle V3

9- INTERFÉRONS

4- TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE

10-ONCOGÉNÈSE

Les virus herpes oncolytiques rendus encore plus performants

Découverte d'un nouveau virus naturellement oncotrope

Élucidation des mécanismes d'action de la protéine oncogène E1A des adénovirus

5- DÉCAPSIDATION

 

 

 

11- INFECTION ET IMMUNITÉ

L'induction des granules de stress pourrait être un moyen de défense contre les virus

Modélisation informatique de propagation d'une pandémie de SRAS: : tracer pour mieux traquer

Élucidation du mécanisme d'échappement des poxvirus aux défenses immunitaires. Espoirs pour un nouveau type de vaccin?

La NASA se lance à son tour dans l'observation par satellite pour suivre les épidémies virales

Nouvelle conception d'un vaccin anti-VIH

L'exposition préalable aux piqûres de moustique facilite l'infection par le Virus du Nil Occidental

6- RÉPLICATION

VIROLOGIE MÉDICALE: VIH

 La prophylaxie post-exposition du VIH (PEP-VIH) est un traitement efficace et sûr

Une évolution plus rapide du VIH/SIDA prend place chez les patients infectés par un sous-type D ou E >>>>NOUVEAU

VIROLOGIE MÉDICALE ET APPLIQUÉE: AUTRES VIRUS

 Un adénovirus mutant tue aux États-Unis

Prophylaxie des épidémies de viroses respiratoires: une étude montre que quelques pratiques simples pourraient s'avérer aussi efficaces que les antiviraux pour limiter la propagation des virus

CALENDRIER DES TOUS PROCHAINS CONGRÈS EN VIROLOGIE

ARTICLES DU MOIS

VIROLOGIE FONDAMENTALE

 L'induction des granules de stress pourrait être un moyen de défense contre les virus

On sait que,en réponse à une agression (par exemple, la pénétration virale), les cellules réagissent en stoppant leurs synthèses protéiques. Le phénomène a de multiples causes. L'une d'entre elles, étudiée que depuis peu, est dépendante d'une enzyme appelée G3BP qui se localise dans le cytoplasme. Cette enzyme a la propriété de favoriser la formation de granules cytoplasmiques appelés granules de stress (SGs), où des ARNm s'accumulent. Ces SGs sont considérés comme des lieux de "triage" des ARNm avant leur éventuelle dégradation. Ce sont des structures intracellulaires éphémère qui, en effet, une fois le stress arrêté, commencent à se désagréger à une vitesse constante et disparaissent en 60 à 90 min selon leur taille. Les ARN messagers étant stockés dans les granules, les synthèses protéiques ne peuvent s'effectuer. Les granules de stress seraient donc des réserves d'ARNm afin de permettre un retour plus rapide de la traduction après le stress

Il était logique de penser que la séquestration des ARN messagers dans les granules de stress pourrait peut être intéresser également les ARN viraux et que, donc, l'induction des granules pourrait être un autre moyen de lutte anti-virale.

Cette hypothèse vient d'être confirmée par une équipe de recherche. Les chercheurs ont mis en évidence que, tôt au cours de l'infection cellulaire par le poliovirus, la formation des SG est induite, mais ceux-ci, par la suite, se désagrègent très rapidement. L'enzyme G3BP est dégradée. Par contre, lorsque les scientifiques ont utilisé des cellules fabriquant une enzyme G3BP mutante rendue résistante au clivage, ils ont constaté que les granules de stress se forment et persistent dans les cellules, empêchant la réplication du poliovirus.

Ces résultats montrent que le poliovirus a donc la propriété de cliver l'enzyme G3BP et d'empêcher l'induction des granules de stress. Celle-ci peut donc être considérée comme un moyen d'interférence antivirale. Il va être passionnant de voir si ces résultats peuvent être généralisés à d'autres virus.

Référence - James P. White, Ana Maria Cardenas, Wilfred E. Marissen, and Richard E. Lloyd. Inhibition of Cytoplasmic mRNA Stress Granule Formation by a Viral Proteinase. Cell Host and Microbe 2007 2: 295-305.


Les virus herpes oncolytiques rendus encore plus performants

Les virus, bien que souvent nuisibles, peuvent être utilisés comme instrument dans la lutte contre le cancer. En effet, on peut profiter de leur pouvoir infectieux pour détruire les cellules cancéreuses, mais il faut s'assurer que l'infection soit spécifique aux cellules tumorales uniquement. Ces virus, qui peuvent se répliquer uniquement dans les cellules cancéreuses sont nommés virus oncolytiques.

Si certains d'entre eux, tels que les réovirus, les parvovirus ou le virus de la stomatite vésiculaire, sont naturellement oncotropiques, la plupart des virus aujourd'hui évalués pour leurs capacités à détruire les tumeurs ont été génétiquement modifiés dans ce but. Ces modifications consistent en général à inactiver les gènes viraux nécessaires à leur réplication dans les cellules normales mais dispensables dans un contexte néoplasique.

Un exemple d'un virus de ce type est celui créé par la société biopharmaceutique germano-américaine MediGene (MDG au Neuer Market). Ce virus herpes oncolytique, le NV1020, s'est avéré capable, lorsqu'administré par le truchement de la circulation sanguine, de stabiliser la croissance de tumeurs hépatiques et de réduire les concentrations du marqueur tumoral CEA chez tous les sujets au cours d'une période de 28 jours. De surcroît, aucune toxicité limitant la posologie n'a été observée. Le NV1020 a été décelé dans les tissus tumoraux mais pas dans les foies sains.

Une équipe de recherche du LSU Health Sciences Center vient encore d'améliorer ce type d'herpesvirus oncolytique en le modifiant génétiquement. Les scientifiques ont inséré dans le génome d'un virus herpès de type 1 (HSV-1), transformé, comme le NV1020, pour le rendre oncolytique, le gène responsable de la synthèse de glycoprotéines fusogènes. Ce nouveau virus, grâce à sa propriété de fusion des cellules cancéreuses (ici, cancer du sein), a pu se multiplier et se répandre chez celles-ci à de très hauts taux et, conséquemment, s'est montré particulièrement efficace pour les détruire.

Référence - Anna H. Israyelyan, … and Konstantin G. Kousoulas. Effective Treatment of Human Breast Tumor in a Mouse Xenograft Model with Herpes Simplex Virus Type 1 Specifying the NV1020 Genomic Deletion and the gBsyn3 Syncytial Mutation Enabling High Viral Replication and Spread in Breast Cancer Cells. Human Gene Therapy. 2007, 18(5): 457-473.


Découverte d'un nouveau virus naturellement oncotrope

Certains virus peuvent naturellement reconnaître des cellules tumorales dans une population de cellules saines, et les lyser spécifiquement en agissant sur leur génome pendant la réplication cellulaire. Ces virus sont oncotropes. Des recherches sont en cours pour améliorer cette technique qui s'avère prometteuse dans la destruction des tumeurs humaines.

Voici qu'aux réovirus, parvovirus et virus de la stomatite vésiculaire, qui sont naturellement oncotropes, on peut maintenant ajouter le virus SVV-001 (Seneca Valley Virus), un picornavirus qui s'est avéré, dans une toute récente étude capable, après son injection sanguine, de reconnaître spécifiquement et de lyser des cellules tumorales (cancer du poumon et tumeurs oculaires) greffées chez des souris.

Il est encore trop tôt pour crier victoire car il n'est pas clair si ces résultats obtenus sur des souris immuno-déficientes pourraient être reproduits chez des patients atteints de cancer métastatique. En effet, il se pourrait que, chez eux, la réponse immunitaire, consécutive à toute injection de SVV-001, réduise l'efficacité de ce dernier.

Référence - P. Seshidhar Reddy, Kevin D. Burroughs, Laura M. Hales, Shanthi Ganesh, Brian H. Jones, Neeraja Idamakanti, Carl Hay, Shawn S. Li, Kristine L. Skele, Ann-Jeanette Vasko, Jingping Yang, D. Neil Watkins, Charles M. Rudin, and Paul L. Hallenbeck. Seneca Valley Virus, a Systemically Deliverable Oncolytic Picornavirus, and the Treatment of Neuroendocrine Cancers. J. Natl. Cancer Inst. 2007 99: 1623-1633.


Modélisation informatique de propagation d'une pandémie de SRAS: : tracer pour mieux traquer

Le SRAS en 2002, le chikungunya en 2005 et, encore et toujours, l'éventualité d'une mutation vers l'homme du H5N1 de la grippe aviaire. Force est de constater que nous vivons sous la menace des pandémies virales.

Afin de lutter efficacement contre la diffusion des agents pathogènes, il faut pouvoir agir dès la détection des premiers cas d'infection. Il est donc très utile de savoir le virus est susceptible de se propager et en combien de temps il peut atteindre telle ou telle région du monde. Le recours à la modélisation informatique est donc inévitable. Étant donné que. à l'échelle de la planète, c'est avant tout le réseau du transport aérien qui gouverne la propagation des virus très contagieux, comme celui de la grippe, .il faut, pour prévoir efficacement la diffusion de l'épidémie, prendre en compte la totalité de ce réseau.

C'est ainsi que des chercheurs avaient mis au point, en début d'année ("Récentes perspectives en virologie". Février 2007) le tout premier outil capable de modéliser, à l'échelle de la planète, la propagation des virus par le biais des transports aériens. On estimait que cet outil pourrait servir à améliorer l'efficacité des mesures à mettre en place en cas de pandémie.

Tel est bien le cas, le modèle vient d'être appliqué au cas du SRAS. Dans un premier temps, et grâce aux données de l'IATA, les chercheurs ont décrit l'essentiel du réseau aérien mondial en reprenant les principales lignes qui desservent 3000 aéroports dans 200 pays, avec leur nombre de passagers annuel. Ensuite. l'intégration à ce modèle d'un processus dynamique, la propagation d'une épidémie de SRAS (avec son temps d'incubation et sa probabilité d'infection de nouveaux sujets), a permis au modèle d'identifier des voies préférentielles de propagation et de tester de nouvelles stratégies de contrôle des épidémies. Les résultats indiquent comment à partir d'un foyer infectieux, l'épidémie se propage dans des délais variés et avec une intensité variable dans les différents pays.

Référence: Vittoria Colizza, Alain Barrat, Marc Barthelemy and Alessandro Vespignani Predictability and epidemic pathways in global outbreaks of infectious diseases: the SARS case study. BMC Medicine (in press)

On peut consulter (téléchargement lent) l'article à:

http://www.biomedcentral.com/imedia/1536055482163784_article.pdf?random=9262


Élucidation du mécanisme de formation des glycoprotéines d'attachement du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo - Espoirs pour de futures drogues antivirales

Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo fait partie des Nairovirus, groupe constituant l'un des cinq genres de la famille des Bunyaviridae. Les 32 membres du genre Nairovirus se transmettent sans exception par l'intermédiaire de tiques, argasides ou ixodides.

La maladie entraîne habituellement un énanthème hémorragique intéressant le voile du palais, la luette et le pharynx ainsi qu'une éruption pétéchiale; des hémorragies touchant les gencives, le nez, les poumons, l'utérus et l'intestin peuvent survenir et, dans certains cas, entraîner des lésions hépatiques et la mort par hémorragie. Le taux de moralité de certains cas varie de 2 à 50 %.

Les particules virales ou virions sont de forme sphérique, présentant une enveloppe lipidique acquise au niveau de membrane de l'appareil de Golgi et sont constituées de quatre protéines : deux glycoprotéines Gn et Gc localisées à la surface de la particule, une nucléoprotéine (N) et une RNA-polymerase ARN dépendante (L). Le génome se compose de trois molécules d'ARN simple brin L, M et S de polarité négative ou ambisens. Les glycoprotéines reconnaissent les récepteurs cellulaires viraux et servent donc au virus à s'attacher à la surface de la cellule hôte.

Une équipe de recherche vient de démonter que, au cours de la formation des virions, une enzyme, la pro-protéine convertase SKI-1/S1P coupe à plusieurs reprises les précurseurs des glycoprotéines Gn et Gc pour rendre celles-ci fonctionnelles. Des cellules déficientes en SKI-1/S1P ne peuvent produire de virions infectieux car la molécule Gn n'est pas coupée de manière adéquate.

L'enzyme SKI-1/S1P apparaît donc comme une cible intéressante pour de futures drogues antivirales contre le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. En outre, une thérapie génique pourrait être développée en ciblant le gène qui code l'enzyme.

Référence - Éric Bergeron, Martin J. Vincent, and Stuart T. Nichol. Crimean-Congo Hemorrhagic Fever Virus Glycoprotein Processing by the Endoprotease SKI-1/S1P Is Critical for Virus Infectivity. Journal of Virology, December 2007, p. 13271-13276, Vol. 81, No. 23


Élucidation des mécanismes d'action de la protéine oncogène E1A des adénovirus

 La prolifération cellulaire est une procédure complexe qui est positivement et négativement contrôlée par l'activité d'un certain nombre de gènes cellulaires.

Parmi ceux-là, les produits pRb du gène RB1 suppresseur de tumeurs sont des régulateurs de la machinerie transcriptionnelle de la cellule. Ils interviennent au niveau du contrôle de la prolifération et du cycle cellulaire. Ces polypeptides jouent un rôle tellement important que certains virus oncogènes ont développé des mécanismes qui leur permettent de synthétiser des oncoprotéines qui s'associent aux produits de ces gènes et les inactivent. Ce faisant, ils interfèrent avec les voies de régulation qui normalement conduisent à l'inhibition de la croissance cellulaire. Celle-ci, dérégulée, s'emballe et la prolifération cancéreuse commence. Par exemple, la protéine E1A des adénovirus est capable de se complexer et d'inactiver les membres de la famille pRb. Il en est de même pour la protéine E7 des papillomavirus et de l'antigène T de SV40.

Il est donc intéressant de connaître quels sont les mécanismes précis qui permettent aux protéines oncogènes virales de reconnaître le produit prB et de s'y fixer. C'est ce que vient de faire une équipe de chercheurs pour la protéine E1A.

Pour comprendre les résultats obtenus, il est bon de rappeler que normalement la protéine pRb régule le cycle cellulaire en séquestrant, sous une forme hypophosphorylée, le facteur de transcription E2F, essentiel à l'activation transcriptionnelle de gènes impliqués dans la stimulation de la prolifération cellulaire. Les chercheurs ont étudié la structure moléculaire des produits prB et E1A et se sont aperçus qu'ils ont de grandes similitudes. Celles-ci sont telles que la protéine E1A des adénovirus peut se comporter comme un analogue de pRb, pouvant déloger celle-ci de son site d'attachement sur E2F. Celle-ci n'étant plus phosphorylée peut alors stimuler la croissance cellulaire qui se poursuit de façon incontrôlée.

Ces résultats permettent une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires de la cancérisation. Ils pourraient éventuellement déboucher sur la découverte de nouveaux leviers thérapeutiques.

 Référence - Xin Liu and Ronen Marmorstein. Structure of the retinoblastoma protein bound to adenovirus E1A reveals the molecular basis for viral oncoprotein inactivation of a tumor suppressor. Genes Dev. 2007 21: 2711-2716. 


Élucidation du mécanisme d'échappement des poxvirus aux défenses immunitaires. Espoirs pour un nouveau type de vaccin?

 Il est bien connu que les cellules immunitaires nommées cellules T cytotoxiques patrouillent l'organisme à la recherche des cellules infectées par les virus. Celles-ci arborent à leur surface des fragments de protéines virales. Quand les cellules T cytotoxiques trouvent ces protéines virales, elles détruisent la cellule et éliminent de ce fait le virus.

Des molécules connues sous le nom de molécules du complexe majeur d'histocompatibilité de classe 1 (MHC-1) sont responsable de l'exhibition des fragments de protéines (peptides) sur la surface des cellules. Chaque molécule MHC-1 présentent un site de liaison au peptide et lorsque celle-ci est réalisée, le complexe MHC1-peptide voyage à la surface des cellules où le peptide est exposé et peut être détecté par les cellules T cytotoxiques. Ce mécanisme fait des molécules MHC-1 le mécanisme le plus important pour combattre la plupart des infections virales. Une recherche récente démontre que c'est précisément là où les poxvirus ont évolué, trouvant un moyen de bloquer cette immuno-réaction.

D'autres recherches avaient montré le rôle de plusieurs protéines virales agissant sur le transport de protéines cellulaires. . Dans cette étude, les investigateurs ont constaté que dans les cellules infectées par le virus du cowpox , une protéine virale connue sous le nom de CPXV203 rejoint les complexes MHC1-peptides et bloque leur transport dans l'appareil de Golgi, les empêchant ainsi d'apparaître à la surface des cellules. Les chercheurs ont par ailleurs démontré que certains poxvirus simiens peu virulents possèdent, eux, une protéine CPXV203 mutante qui est incapable de se fixer au complexe d'histocompatibilité. Chez ces animaux, il y donc exhibition normale des peptides viraux à la surface de la cellule infectée. L'action de CPXV203 représente donc une nouvelle stratégie pour bloquer l'immunité cellulaire.

Ces résultats non seulement fournissent une meilleure compréhension des infections virales, mais ils offrent également des perspectives nouvelles dans les processus cellulaires immunitaires fondamentaux.

Par ailleurs, on pourrait éventuellement envisager d'utiliser comme agents vaccinaux des poxvirus qui possèderaient des versions tronquées de CPXV203. Ceci est intéressant car la famille des poxvirus est responsable de nombreuses maladies animales et humaines

 Référence - Byun M, Wang X, Pak M, Hansen TH, Yokoyama WM. Cowpox virus exploits the endoplasmic reticulum retention pathway to inhibit MHC class I transport to the cell surface. Cell Host & Microbe, Vol 2, 306-315, 15 November 2007.  


La NASA se lance à son tour dans l'observation par satellite pour suivre les épidémies virales

On sait que, pour que des transmissions accidentelles des virus puissent déclencher des épidémies, et ne pas seulement donner lieu à des formes sporadiques, il faut faire intervenir des effets d'amplification liés à des modifications naturelles ou artificielles de leur environnement. Ces changements peuvent être associés à la déforestation ou à la culture de nouveaux territoires par des collectivités humaines venant au contact de réservoirs sauvages, par exemple des rongeurs sains mais porteurs de virus. Ils peuvent également être liés à la mise en eau de barrages et à l'extension des cultures irriguées. La mise en eau favorise alors la pullulation des moustiques et les concentrations animales et humaines. La conjonction de ces deux facteurs est probablement à l'origine des épidémies récentes de Fièvre de la Vallée du Rift en Egypte et en Mauritanie

On conçoit donc que tous ces changements doivent être observés, mesurés et appréciés. Pour ce, les satellites se révèlent être des outils précieux. A l'évidence, ils ne suivent pas les nuages de moustiques ou les populations infectées. Leur contribution consiste à recueillir des données sanitaires, climatiques et environnementales, en lien direct avec les écosystèmes susceptibles d'abriter les vecteurs des maladies. Ils observent les éléments qui peuvent en favoriser le développement : eaux stagnantes, vent, couvert végétal etc.

Suivant l'exemple français (1998) du CNES (Centre National d'Études Spatiales), la NASA, dans le cadre de son "Earth Science Applied Sciences Program" soutient des projets dans le domaine de la télé-épidémiologie, ayant pour objectif le déploiement de systèmes de surveillance épidémiologique opérationnels et d'alerte précoce. Le réseau U.S. repose sur 14 satellites qui recueillent les données environnementales pertinentes et les relaie aux organismes de santé tels les CDCP (Centers for Disease Control and Prevention) qui les analysent et les interprètent.

Les épidémies que peuvent causer les virus d'Ébola, du Nil occidental ou de la vallée du Rift sont particulièrement en ligne de mire.

Source - http://www.sciencedaily.com/releases/2007/11/071106140029.htm


Nouvelle conception d'un vaccin anti-VIH

On sait que les cellules tueuses naturelles (NK), qui appartiennent à l'immunité innée, peuvent jouer un rôle crucial pour ralentir la progression vers le sida et abaisser la charge virale. En effet, elles reconnaissent et détruisent les cellules infectées par un virus (ainsi que les cellules cancéreuses). Leur activité est contrôlée (stimulée ou inhibée) par de nombreux récepteurs à leur surface. Parmi ces récepteurs, la famille des récepteurs KIR (Killer Cell Immunoglobulin-like Receptor) se distingue par sa diversité extrême et son évolution rapide ; ces récepteurs ont pour ligands les molécules HLA de classe I. Ces récepteurs KIR, comme les autres récepteurs présents sur les cellules NK, sont également exprimés sur les lymphocytes T cytotoxiques ; ils jouent donc un rôle à la fois dans l'immunité innée et l'immunité acquise. Chaque gène KIR code pour un récepteur activateur ou un récepteur inhibiteur des cellules NK.

Certains virus ont développé des stratégies conduisant à la protection des cellules qu'ils infectent de la destruction par des lymphocytes cytotoxiques, notamment en modulant l'expression des récepteurs inhibiteurs KIRs des cellules tueuses NK. Chez des personnes infectées par le VIH, l'expression des KIRs inhibiteurs est augmentée sur les cellules NK, les lymphocytes T CD8 et T CD4, et elle est ainsi corrélée positivement à la charge virale et à l'évolution de l'infection. Par contre, les cytokines exogènes (IL-10, IL15 et TGFß) diminuent l'expression de ces KIRs sur les NK et les lymphocytes T CD4 et CD8 de personnes infectées par le VIH, restaurant une activité cytotoxique de ces cellules et la production des cytokines TNF-aet IFN-alpha.

Ce dernier phénomène vient d'être utilisé par une équipe de recherche qui a conçu un vaccin ADN recombinant contenant un segment d'ADN codant pour les protéines du virus HIV simien (SHIV) et fusionné avec le gène synthétisant l'interleukine-15.

Les chercheurs ont alors administré ce vaccin à des singes macaques. Des animaux témoins ont reçu un vaccin anodin. Plus tard, tous les singes ont été inoculés par une souche pathogène recombinante de SIV. Les réponses à l'inoculation virale ont été nettement différentes entre les deux groupes: les singes qui avaient reçu le vaccin ont développé une charge virale nettement inférieure à celle des singes contrôles,et ils n'ont pas présenté de pathologie clinique décelable.

Ces résultats laissent penser qu'un vaccin ADN renforcé par l'administration d'e la cytokine IL-15 peut changer l'histoire naturelle de l'infection par le VIH.

Référence - Jean D. Boyer, … and David B. Weiner. Protection against simian/human immunodeficiency virus (SHIV) 89.6P in macaques after coimmunization with SHIV antigen and IL-15 plasmid. PNAS 2007 104: 18648-18653; published online before print November 13 2007.


Attachement du VIH/SIDA aux cellules cibles: progrès dans la connaissance de la structure de la boucle V3

On sait aujourd'hui que l'entrée du VIH de type 1 (VIH-1) dans la cellule nécessite une interaction séquentielle de la glycoprotéine virale de surface, la gp120, tout d'abord avec le récepteur CD4 puis avec un cofacteur de fusion. La fixation du VIH-1 sur le récepteur CD4 entraîne un changement conformationnel de la gp120 qui démasque alors une région particulière, la boucle V3. Cette boucle V3 est un domaine hypervariable de la gp120 qui joue un rôle essentiel dans la fusion virus-cellule. Sa séquence détermine en grande partie la capacité du virus à infecter différentes cibles cellulaires telles que les lymphocytes CD4+, les macrophages ou les lignées lymphocytaires T (cette propriété est appelée tropisme).

La boucle V3 est une région qui induit la production d'anticorps neutralisants. Ces anticorps, généralement isolat-spécifiques, agissent en bloquant l'interaction de la boucle V3 avec des déterminants membranaires impliqués dans la fusion virus-cellule ou cellule infectée-cellule saine. Malheureusement l'hypervariabilité de V3 fait qu'elle change constamment de structure rendant inefficaces les anticorps neutralisants qu'elle a induit dans un état précédent.

Une équipe de chercheurs a émis l'hypothèse que les changements structuraux de V3 pourraient ne pas concerner certaines zones qui seraient donc hautement conservées et que, conséquemment, l'identification de ces zones pourrait être précieuse pour le développement de futurs vaccins et drogues antivirales.

Les scientifiques ont donc entrepris l'étude structurelle comparative de boucles V3 de diverses souches de VIH. Ils ont, pour ce, mis au point une nouvelle méthode combinant les techniques de l'évolution moléculaire et de l'intelligence artificielle. Ils ont ainsi pu reconstituer l'histoire évolutionnaire sous-jacente à 1154 séquences génétiques de diverses boucles V3. Plus précisément, ils ont découvert des groupes d'acides aminés qui sont biologiquement dépendants les uns des autres. Ces acides aminés coévolutifs sont reliés entre eux par des liaisons qui sont réparties au long dela boucle V3 comme le sont les barreaux d'une échelle.

Référence - Poon AFY, Lewis FI, Kosakovsky Pond SL, Frost SDW (Nov. 2007) An evolutionary-network model reveals stratified interactions in the V3 loop of the HIV-1 envelope. PLoS Comput Biol 3(11): e231. doi:10.1371/journal.pcbi.0030231

Pour télécharger l'article:

http://compbiol.plosjournals.org/perlserv/?request=get-document&doi=10.1371/journal.pcbi.0030231


L'exposition préalable aux piqûres de moustique facilite l'infection par le Virus du Nil Occidental

Le virus du Nil occidental (VNO) est une maladie infectieuse transmise par les moustiques, notamment ceux de l'espèce Aedes aegypti. .

Une équipe de recherche vient de montrer que cette transmission est d'autant plus facilitée qu'elle a été précédée par une exposition préalable aux mêmes piqûres de ces insectes.

Dans leurs expériences, les chercheurs ont exposé des souris sous sédatifs à 15 et 20 moustiques Aedes aegypti pendant une heure une fois par semaine. Les scientifiques alors soumis chacun de ces animaux, ainsi que les animaux d'un groupe contrôle(souris non exposées préalablement aux insectes) à la piqûre d'un moustique infecté par le virus du Nil occidental.

Les résultats sont frappants: 68 pour cent des souris préexposées pendant deux semaines aux piqûres sont mortes du virus du Nil occidental. Le taux est passé à 91 pour cent lorsque l'exposition préalable s'est étalée sur quatre semaines. Par contre, le virus a tué seulement 27 pour cent des souris précédemment non exposées aux insectes.

Les scientifiques ont constaté que, aux sites des piqûres et probablement sous l'effet de composantes salivaires de l'insecte, il y avait une forte augmentation de l'interleukine IL-10, une cytokine reconnue d'inhiber la réponse inflammatoire. Celle-ci étant très utile pour une défense. " en première ligne ", le VNO pourrait finalement profiter de cet état de fait.

Référence - Schneider BS, McGee CE, Jordan JM, Stevenson HL, Soong L, et al. (2007) Prior Exposure to Uninfected Mosquitoes Enhances Mortality in Naturally-Transmitted West Nile Virus Infection. PLoS ONE 2(11): e1171 doi:10.1371/journal.pone.0001171

Pour télécharger l'article:

http://www.plosone.org/article/fetchArticle.action?articleURI=info:doi/10.1371/journal.pone.0001171

VIROLOGIE MÉDICALE: VIH

La prophylaxie post-exposition du VIH (PEP-VIH) est un traitement efficace et sûr

La prophylaxie post-exposition du VIH (PEP-VIH) est un traitement mis en place dans les 48 heures qui suivent un éventuel contact avec le VIH, lors d'un rapport sexuel non protégé qu'il soit anal, vaginal ou oral avec éjaculation, avec une personne infectée par le VIH. Aux urgences, après évaluation de la situation, la PEP est prescrite par un médecin et assortie d'un premier test de dépistage. Elle consiste en une prise de médicaments antirétroviraux (trithérapie) toutes les 12 heures pendant 4 semaines. Elle doit en principe prévenir l'infection cellulaire initiale et limiter la propagation locale du VIH.

En fonction de son état de santé, le patient supporte plus ou moins bien la PEP. Les effets secondaires sont handicapants: douleurs sur tout l'appareil digestif, nausées, selles liquides, fatigue généralisée, manque de concentration et d'autres effets parfois. Après 15 jours, la résistance du foie et des reins est testée (risque d'hépatite médicamenteuse). Dans le cadre de la PEP en milieu médical, jusqu'à 1/3 des personnes ont cessé le traitement avant les 4 semaines en raison d'effets indésirables. De plus, jusqu'ici de nombreux doutes subsistaient sur l'efficacité de la PEP qui n'avait pas été évaluée.

Cette incertitude vient d'être levée par une équipe de recherche. Pour leur étude, les chercheurs ont prescrit la PEP, dans les 72 heures suivant l'exposition potentielle au VIH, à une centaine de personnes dont 95 étaient des hommes. 58% des sujets avaient eu des rapports non protégés et 18% avaient utilisé des préservatifs percés. Le traitement s'est poursuivi pendant 26 semaines.

En fin de compte, 84 personnes ont poursuivi la PEP jusqu'au bout et les tests de dépistage pratiqués sur elles n'ont donné aucun résultat positif.

LA PEP apparaît donc être une technique de prophylaxie efficace et sûre.

Référence - S. Shopstaw, … and C. Reback. Non-occupational post exposure prophylaxis as a behavioral HIV-prevention intervention. AIDS Care. 2007 Oct 24; :1-6 17963091.


Une évolution plus rapide du VIH/SIDA prend place chez les patients infectés par un sous-type D ou E

Avec la progression de l'épidémie à travers le monde, différents types et sous-types du VIH se sont différenciés, et ont été identifiés selon une certaine distribution géographique. Les sous-types sont regroupés selon leurs différences génétiques, un sous-type rassemblant des souches ayant plus de 80% d'homologie génétique entre elles. Le VIH-1 est subdivisé en trois groupes : M (Majeur responsable de la pandémie), O (Outlier) ou N (Ni O ni M). Le groupe M se divise lui même en sous-types allant de A à K. Parmi les sous-types du VIH-1 groupe M, le sous-type B est à l'origine de l'épidémie dans les pays industrialisés (Europe, Amérique du Nord). Les autres sous-types sont regroupés sous la dénomination de VIH-1 non-B. Ces VIH-1 sous-types non-B sont à l'origine de plus de 90% de la pandémie, sur les continents asiatique et africain .

L'impact des différents sous-types sur l'évolution de la maladie, en l'absence de traitement antirétroviral, a été évalué dans plusieurs études avec des résultats discordants. L'évolution de l'infection chez les patients ayant des sous-types différents est rarement comparée. Cependant, deux récentes études montrent une évolution plus rapide de la maladie chez les patients infectés par les sous-types D et E.

La première étude (1) a suivi 228 hommes pendant une période de 14 ans débutant en 1991. Tous les sujets appartenaient à l'armée thaïlandaise et étaient séronégatifs au départ de l'étude. Les chercheurs les ont suivi et testé pour le VIH-1 tous les six mois environ afin de déterminer une éventuelle infection. Il est important de noter que l'opération a pris place antérieure à la disponibilité de traitements antiviraux.

Les scientifiques ont comparé le groupe des hommes thaïlandais à un groupe de séropositifs masculins (sous-type B) vivant en Amérique du Nord et en Europe. Il s'est avéré que la durée médiane de l'infection à VIH pour les hommes thaïlandais a été de 7,8 ans, contre 11 ans pour les hommes américains et européens. Le taux de survie pour les hommes thaïlandais a également été inférieur à celui que des études similaires ont pu déterminer chez les populations vivant dans les pays de l'Afrique subsaharienne, où les sous-types A, C, D et G circulent. Il est essentiel de noter que, cependant, de faibles taux de survie après l'infection par le VIH sous-type D ont également été observé tant chez les séropositifs thailandais qu'africains.

Pour la deuxième étude (2), les chercheurs ont suivi un petit groupe de donneurs de sang thailandais et leurs épouses entre 1992 et 2007. Toutes ces personnes avaient été infectées par le VIH-1 moins de deux ans avant de s'inscrire à cette recherche. Le taux de survie médiane de l'infection a été de 7,8 ans pour les hommes et de 9,6 ans pour les femmes. Là encore, le taux de survie a été inférieur à celui déterminé (11 ans) pour les hommes séropositifs dans les pays développés.

Ainsi donc, étant donné que les jeunes militaires du contingent et les donneurs de sang en Thaïlande connaisssent une évolution plus rapide de la maladie que les séropositifs aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique - à l'exception des personnes infectées par le virus de sous-type D - on peut penser que les sous-types viraux D et E peuvent être plus virulents que les autres sous-types viraux. Il est donc recommandé de rapprocher la surveillance clinique et immuno-virologique chez les patients infectés par un VIH-1 sous-type D ou E.

Références:

(1) Ram Rangsin, … and Kenrad E. Nelson. The natural history of HIV-1 subtype E infection in young men in Thailand with up to 14 years of follow-up. AIDS. 21 Suppl 6:S39-S46, November 2007.

(2) Kenrad E. Nelson, …and Ann Duerr. Survival of blood donors and their spouses with HIV-1 subtype E infection in northern Thailand 1992-2007. AIDS. 21 Suppl 6:S47-S54, November 2007

VIROLOGIE MÉDICALE ET APPLIQUÉE: AUTRES VIRUS

 Un virus mutant tue aux États-Unis

Les adénovirus en général (ils comptent plus de 50 types) entraînent des infections respiratoires (rhume banal, bronchites, pneumonies) qui ne sont pas considérées comme mortelles. Mais un nouveau variant de l'adénovirus 14 (AD14) a provoqué le décès de dix personnes aux Etats-Unis dans les Etats de New York à l'est, de l'Oregon et de Washington dans l'ouest et du Texas dans le sud.

Les responsables de la santé ne jugent pas cette mutation alarmante, et ne formulent aucune recommandation.

Source - Bulletin hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

http://www.cdc.gov/ncidod/dvrd/revb/respiratory/ead-ad14-factsht.htm


Prophylaxie des épidémies de viroses respiratoires: une étude montre que quelques pratiques simples pourraient s'avérer aussi efficaces que les antiviraux pour limiter la propagation des virus

On considère généralement que la prophylaxie au moyen d'antiviraux est adéquate pour contrer un début d'épidémie de virus respiratoires (grippe, SARS) dans un hôpital ou une maison de repos. C'est probablement l'indication la plus valable pour une courte prophylaxie.

Le hic est que les antiviraux peuvent ne pas être suffisament disponibles. Toutefois, et ceci est une bonne nouvelle, une étude montre que quelques pratiques simples pourraient s'avérer aussi efficaces que les antiviraux pour limiter la propagation des virus respiratoires.

Les auteurs ont passé en revue 51 études publiées sur l'efficacité de simples moyens d'hygiène personnelle et de barrières physiques (isolement, quarantaine, port de masques) pour prévenir la transmission entre humains des virus des infections respiratoires. Ils ont ainsi constaté que le lavage des mains ainsi que le port de masques, gants et blouses étaient efficaces dans la prévention de la propagation du virus respiratoires, et étaient encore plus performants lorsqu'ils étaient combinés.

En conséquence, pour réduire la transmission des virus respiratoires, les scientifiques recommandent la mise en oeuvre d'une combinaison de lavages des mains fréquent avec des mesures barrière (gants, blouses et masques) et l'isolement des personnes soupçonnées d'être infectées.

Bien sûr, ces résultats, tirés d'une revue de littérature, ne sont, pour le moment, qu'hypothétiques et, conséquemment, l'efficacité du dispositif devrait être évaluée expérimentalement.

Dans l'intervalle, toutefois, les autorités sanitaires devraient le prendre en compte dans les mesures qui seraient mises en place dans le cas d'une épidémie. Un éditorial accompagnant l'article souligne que, étant donné qu'une pandémie de grippe est prochainement probable, les gouvernements du monde entier auraient dû diligenter une telle étude, il ya de nombreuses années.

Référence - Tom Jefferson, … and Alex Rivetti. Physical interventions to interrupt or reduce the spread of respiratory viruses: systematic review. BMJ, doi:10.1136/bmj.39393.510347.BE (published 27 November 2007)

CALENDRIER DES PROCHAINS CONGRÈS EN VIROLOGIE

December 4-7, 2007 - Third International Workshop on HIV Persistence during Therapy. St Maarten, West Indies.

Dec 7-8, 2007 - 3RD INTERNATIONAL WORKSHOP ON TARGETING HIV . | DC | Washington. USA

December 9-13, 2007 - The 4th Scientific Meeting of the Australian Virology Group. Fraser Island. Australia

December 9 - 13, 2007 - HEP DART 2007: Frontiers in Drug Development for Viral Hepatitis. Lahaina. United States. 

 

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SITES A CONSULTER:

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