![]() Dans le domaine des sciences, nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois, et dans la langue de Molière, des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée. On y trouvera une sélection qui, sans prétendre être exhaustive, porte sur les recherches virologiques les plus récentes au fur et à mesure qu'elles apparaissent dans les médias spécialisés. De septembre à avril, le site sera constamment mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement Pour toutes remarques ou suggestions, Jean Robin,Ph.D.DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVES EN VIROLOGIE * STRUCTURE DES VIRUS * CLASSIFICATION DES VIRUS * ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS * TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE * DÉCAPSIDATION * RÉPLICATION * MORPHOGÉNÈSE *INTERFÉRONS * CONSOMMATION DE VIANDE DE SINGE: DANGER CROISSANT D'INFECTION PAR DES VIS APPARENTÉS AU VIH. * RÉPLICATION DU VIH SUPPRIMÉE DURANT LA PHASE AIGÜE DE ROUGEOLE INFANTILE * ÉRADICATION DE LA POLYOMYÉLITE-- EGYPTE, 2001 * ÉLUCIDATION DU MÉCANISME MOLÉCULAIRE DE PERSISTANCE DU VIRUS EPSTEIN-BARR * IMPACT DE LA MALADIE DE CARRÉ (DISTEMPER) SUR LA CONSERVATION DU CHIEN SAUVAGE AFRICAIN * LA VACCINATION IN UTERO PEUT PRÉVENIR LA TRANSMISSION VERTICALE DE MALADIES VIRALES * L'ADN DU PAPILLOMAVIRUS HUMAIN (HPV) EST RETROUVÉ DANS DIVERSES LÉSIONS ORALES * NOUVELLE MÉTHODE PCR POUR LE DIAGNOSTIC DE L'HERPÈS GÉNITAL * NOUVELLE MÉTHODE PCR POUR LE DIAGNOSTIC DE L'HERPÈS GÉNITAL * LE VALACYCLOVIR S'AVÈRE EFFICACE CONTRE L'HERPÈS LABIAL * LA FDA REFUSE LA DEMANDE D'ENREGISTREMENT DU PICOVIR , MÉDICAMENT POUR LE TRAITEMENT DES RHUMES. * L'ENCÉPHALITE À TIQUES NE SERAIT PAS LIMITÉE À CERTAINES RÉGIONS DE L'ALLEMAGNE * UN VACCIN ANTIVARIOLIQUE POUR TOUS LES AMÉRICAINS ? * UTILISATION DES VIRUS ASSOCIÉS AUX ADÉNOVIRUS (AAV) DANS LA THÉRAPIE GÉNIQUE DE L'HÉMOPHILIE * UTILISATION DES ADÉNOVIRUS DANS LA THÉRAPIE GÉNIQUE DE L'ANGINE DE POITRINE * SOMMES-NOUS PRÊTS POUR UNE ÉVENTUELLE PANDÉMIE D'INFLUENZA? * LA SURVEILLANCE DE L'INFLUENZA VA ÊTRE RENDUE PLUS EFFICACE PAR LE COUPLAGE DE TESTS RAPIDES ET DE CULTURES CELLULAIRES * LES RANAVIRUS (VIRUS DES GRENOUILLES) RESPONSABLES DE PLUSIEURS MALADIES ORPHELINES DE BATRACIENS ET DE POISSONS.
* En dehors de la microscopie électronique, l'arsenal des techniques de détermination des structures virales s'enrichit. La virologie s'approprie, à son tour, la microscopie à force atomique: Yu. G. Kuznetsov, A. J. Malkin, R. W. Lucas, M. Plomp, and A. McPherson . Imaging of viruses by atomic force microscopy . J Gen Virol 2001. 82:2025-2034 Le principe de fonctionnement du microscope à force atomique peut être trouvé à: * On sait que les sommets de l'icosaèdre adénoviral sont constitué d'un complexe, le penton, formé par l'association de la protéine base du penton avec la protéine fibre. Ce complexe assure l'attachement et l'internalisation du virus, notamment par l'interaction de la fibre avec le récepteur cellulaire et de la base du penton avec un couple d'intégrines. Contrairement aux autres adénovirus, on savait depuis un certain temps que l'Ad41 possède deux fibres de longueurs différentes incorporées dans un virion. On vient de démontrer qu'il existe un nombre égal de chaque fibre dans le virion Structural Studies of Human Enteric Adenovirus Type 41. Anne-Laure Favier, Guy Schoehn, Michel Jaquinod, Charlotte Harsi, Jadwiga Chroboczek. Virology, Vol. 293, No. 1, Feb 2002, pp. 75-85
On se souvient que l'impossibilité de reconstituer l'évolution des virus en se fondant sur des critères phénotypiques conduit les virologistes à utiliser d'autres méthodes: 1- La plus connue est la PHYLOGÉNIE MOLÉCULAIRE. Cette méthode permet de déterminer les relations de parenté entre organismes en comparant directement leurs gènes (ADN, ARN) ou les produits de ces gènes, ARN ou protéines, c'est-à-dire leur génotype Pour établir une phylogénie moléculaire, il faut comparer une même molécule chez un grand nombre d'espèces. Cette molécule devant refléter l'information génétique caractéristique de cette espèce, ce sera donc soit une protéine, soit un acide nucléique. D'autre part, sa fonction doit être restée la même au cours de l'évolution, de sorte que les différences observées d'une espèce à l'autre correspondent à l'accumulation de mutations aléatoires au cours du temps, et non à une modification du rôle biologique de cette molécule. Enfin, si l'on veut réaliser une phylogénie universelle, cette molécule doit être présente chez tous les êtres vivants. La protéine de structure VP1 des picornavirus remplissant toutes ces conditions a pu être utilisée pour mener à bien l'étude phylogénétique et la classification des picornavirus simiens. M. Steven Oberste, Kaija Maher, and Mark A. Pallansch. Molecular Phylogeny and Proposed Classification of the Simian Picornaviruses.2002. J. Virol. 76: 1244-1251. 2- Une autre méthode consiste à EXAMINER LES MÉCANISMES DES CYCLES DE RÉPLICATION VIRAUX dans l'espoir de trouver des particularités communes. Ceci vient d'être fait pour des virus que l'on aurait pu, jusqu'ici ,croire non apparentés, à savoir les hépadnavirus, les rétrovirus et les rotavirus. Les recherches montrent que ces trois groupes viraux ont en commun les caractéristiques suivantes de réplication: * Bien que certains des virus sont des désoxyribovirus et d'autres des ribovirus, tous leur génômes passent, durant la réplication, sous la forme intermédiaire d'un ARn messager. * Pour tous les trois groupes, l'ARN messager est séquestré, au cours de la réplication, dans un compartiment cellulaire précis. Hépadnavirus, rétrovirus et rotavirus peuvent donc être considérés comme apparentés phylogénétiquement. En plus de son intérêt théorique cette recherche revêt également une grande importance pratique, car l'identification de structures communes impliquées dans les cycles de réplication autorise des espoirs raisonnables de découvertes futures d'agents antiviraux et de vaccins ubiquistes. Voir: http://www.sciencedaily.com/releases/2002/03/020326073145.htm http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1892000/1892716.stm Référence: Michael Schwartz, Jianbo Chen, Michael Janda, Michael Sullivan, Johan den Boon, and Paul Ahlquist. A Positive-Strand RNA Virus Replication Complex Parallels Form and Function of Retrovirus Capsids. 2002. Molecular Cell J. 9:505–514
On se souvient qu'on découvre de plus en plus de virus qui, pour leur attachement à la cellule cible, utilisent à la fois un récepteur et un corécepteur. Le VIH en est un exemple. Un article permet d'inclure maintenant, dans ce groupe, les virus Coxackie Kathy
Triantafilou, Didier Fradelizi, Keith Wilson, and Martha
Triantafilou . GRP78, a Coreceptor for Coxsackievirus A9,
Interacts with Major Histocompatibility Complex Class I
Molecules Which Mediate Virus Internalization. J. Virol.
2002 76: 633-643
Le phénomène de transport intracytoplasmique des virions est un de ceux qui sont les moins bien compris dans le cycle de réplication virale. Plusieurs articles contribuent à faire plus de lumière: 1- En mettant en évidence, le rôle du microsquelette cellulaire, et plus spécifiquement de la myosine, dans le transport des particules herpétiques: Hans van Leeuwen, Gill Elliott, and Peter O'Hare. Evidence of a Role for Nonmuscle Myosin II in Herpes Simplex Virus Type 1 Egress. J. Virol. 2002 76: 3471-3481. 2- En établissant quelles sont les structures virales impliquées dans le transport: a) la protéine VP1 dans lecas des parvovirus: Maija Vihinen-Ranta, Dai Wang, Wendy S. Weichert, and Colin R. Parrish . The VP1 N-Terminal Sequence of Canine Parvovirus Affects Nuclear Transport of Capsids and Efficient Cell Infection. J. Virol. 2002 76: 1884-1891. b) la protéine FL12 du virus de la vaccine: Henriette van Eijl, Michael Hollinshead, Gaener Rodger, Wei-Hong Zhang, and Geoffrey L. Smith The vaccinia virus F12L protein is associated with intracellular enveloped virus particles and is required for their egress to the cell surface J. Gen. Virol. 2002 83: 195-207. 3- En établissant le rapport entre le phénomène et la propagation intercellulaire des virions: David C.
Johnson and Mary T. Huber, Directed Egress of Animal Viruses
Promotes Cell-to-Cell Spread. J. Virol. 2002 76:
1-8.
Un article précise le rôle des ions Ca++ dans la décapsidation endosomique des rotavirus: Sandra
Martin, Mathie Lorrot, Mounia Alaoui El Azher, and Monique
Vasseur. Ionic Strength- and Temperature-Induced KCa Shifts
in the Uncoating Reaction of Rotavirus Strains RF and SA11:
Correlation with Membrane Permeabilization . J. Virol. 2002
76: 552-559.
1- Une revue explique comment les propriétés cytolytiques des virions peuvent devenir une arme contre le cancer: Christopher J. A. Ring. Cytolytic viruses as potential anti-cancer agents . J. Gen. Virol. 2002 83: 491-502. 2- Une autre revue montre le rôle central, dans la réplication du virus Influenza, de la protéine couplée à l'ARN: Agustín Portela and Paul Digard . The
influenza virus nucleoprotein: a multifunctional RNA-binding
protein pivotal to virus replication . J Gen Virol 2002.
83:723-734.
On progresse toujours dans la compréhension des mécanismes d'assemblage des virus: 1- Tant pour les virions icosaédriques nus… G. L. Lokesh, T. D. S. Gowri, P. S. Satheshkumar, M.R.N. Murthy, H. S. Savithri, A Molecular Switch in the Capsid Protein Controls the Particle Polymorphism in an Icosahedral Virus. Virology, Vol. 292, No. 2, Jan 2002, pp. 211-223 2- que pour les virions enveloppés: - en déterminant pour la première fois, la morphogénèse du virion de l'hépatite C: Emmanuelle Blanchard, Denys Brand, Sylvie Trassard, Alain Goudeau, and Philippe Roingeard. Hepatitis C Virus-Like Particle Morphogenesis. J. Virol. 2002 76: 4073-4079. - en précisant la localisation et la nature du compartiment intracellulaire de la morphogénèse du virion de la vaccine: Cristina
Risco, Juan R. Rodríguez, Carmen
López-Iglesias, José L. Carrascosa, Mariano
Esteban, and Dolores Rodríguez. Endoplasmic
Reticulum-Golgi Intermediate Compartment Membranes and
Vimentin Filaments Participate in Vaccinia Virus Assembly.
J. Virol. 2002 76: 1839-1855.
Les connaissances progressent: 1- dans l'élucidation des mécanismes qui permettent à certains virus de bloquer l'action des interférons: J. Andrejeva, D. F. Young, S. Goodbourn, and R. E. Randall . Degradation of STAT1 and STAT2 by the V Proteins of Simian Virus 5 and Human Parainfluenza Virus Type 2, Respectively: Consequences for Virus Replication in the Presence of Alpha/Beta and Gamma Interferons . J. Virol. 2002 76: 2159-2167. 2- dans les mécanismes d'action de l'interféron: Michael D. Robek, Stefan F. Wieland, and Francis V. Chisari . Inhibition of Hepatitis B Virus Replication by Interferon Requires Proteasome Activity. J. Virol. 2002 76: 3570-3574. 3- dans la détermination de la structure des récepteurs des divers interférons: Antonio
Alcamí and Geoffrey L. Smith . The vaccinia virus
soluble interferon- gamma receptor is a homodimer . J. Gen.
Virol. 2002 83: 545-549.
VIH
Des analyses sérologiques menées sur plus de 800 singes (16 espèces) chassés dans les forêts du Cameroun et vendus comme viande sur les marchés locaux, ont mis en évidence, chez 13 espèces, des VIS (Virus del'immunodéficience du singe) présentant de nombreuses réactions croisées (plus de 16%) avec les antigènes du VIH. On a ainsi pu se rendre compte que 4 espèces étaient, elles aussi et contrairement à ce qu'on croyait, porteuses du virus et on a pu identifier 5 nouveaux sérotypes de VIS. Ceci démontre sans ambiguité que les humains qui consomment de la viande de singe, comme ceci se pratique dans toute l'Afrique subsaharienne, sont, de ce fait, exposés, à un large éventail de VIS apparentés au VIH. Voir: http://www.sciencedaily.com/releases/2002/04/020403025234.htm
La réplication virale du VIH apparaît être transitoirement abolie durant la phase aiguë de la rougeole, si lon en croit les résultats d'une étude réalisée sur une cohorte d'enfants zambiens par des chercheurs de l'école Johns Hopkins Bloomberg et du NIH. L'étude a été menée sur 33 enfants de Zambie infectés par le virus du sida et diagnostiqués pour une rougeole à l’hôpital de Lusaka. Le taux moyen d’ARN viral du VIH était de 5339 copies/ml à l’entrée de l’étude, de 60121 copies/ml à leur sortie d’hôpital, et de 387148 copies/ml un mois après. Le taux moyen chez les enfants contrôles sans rougeole a été de 228454 copies d’ARN de VIH/ml. Les chercheurs font remarquer que la seukle autre maladie présentant une interférence négative pour le virus du SIDA est le typhus type O. tsutsugamushi . Référence: William J. Moss,
Judith J. Ryon, Mwaka Monze, Felicity Cutts, Thomas C.
Quinn, and Diane E. Griffin Suppression of Human
Immunodeficiency Virus Replication during Acute Measles.
2002. Journal of Infectious Diseases 185:1035-42
Plusieurs types de poliovirus sauvages continuent à circuler malgré une longue histoire d'efforts d'éradication. Il appert donc que la surveillance doit être maintenue ainsi que les pratiques vaccinatoires. Référence: Morbidity & Mortality Weekly Report. Selections from 2002 - Volume 51, Number 14 . Consultable (avec mot de passe) à: http://www.medscape.com/viewarticle/431693
Le virus d'Epstein Barr (EBV) est un Herpès virus qui infecte plus de 90 % de la population adulte. Il est responable de la mononucléose infectieuse - syndrome viral aïgu accompagné de fièvre, de mal de gorge, de splénomégalie et de lymphadénopathie. Cette infection primaire, qui comporte un cycle lytique, est suivie d'un cycle de latence virale. Occasionnellement, le virus peut se réactiver et contribuer à l'étiologie de certains cances: lymphomes (lymphome de Burkitt, maladie de Hodgkin, lymphome T), carcinomes nasopharyngés, cancers gastriques et peut-être 'adénocarcinome mammaire On ignorait jusqu'ici quels étaient les mécanismes moléculaires de latence et de réactivation du virus. On savait seulement que, dans les cellules qui l'abritent, le transcriptome EBV est restreint à douze gènes, LMP1, LMP2A LMP2B, EBNA1, EBNA2, EBNA-LP, EBNA3A, EBNA3B, EBNA3C, EBER1 et 2 et le gène BamH1 A. Parmi ces gènes, EBNA1, EBNA-LP, EBNA2, EBNA3A, EBNA3C et LMP1 sont essentiels à la prolifération des cellules B in vitro. On vient de découvrir que le transcriptome EBV a besoin pour son maintien dans le génome des cellules infectées de deux protéines semblables aux protéines télomériques. Il s'agit de la "TRF2-interacting protein " ou hRap1 et de la "telomere-associated poly-ADP ribose polymerase," ou Tankyrase. En effet, si on inhibe ces deux protéines, le transcriptome viral devient instable et est éliminé des cellules. Cette découverte pourrait, on l'espère, être le point de départ pour la découverte de nouvelles drogues qui empêcheraient le transcriptome d'EBV de s'établir de façon permanente dans les cellules et de les cancériser. Référence: Zhong Deng, Larissa Lezina, Chi-Ju Chen, Svetlana Shtivelband, Wingkan So, and Paul M. Lieberman. Telomeric Proteins Regulate Episomal Maintenance of Epstein-Barr Virus Origin of Plasmid Replication. 2002. Molecular Cell 9: 493-503 Voir: http://www.sciencedaily.com/releases/2002/03/020329072139.htm
On se souviendra que la maladie de Carré est une infection virale, frappant les Canidés, les Mustélidés et les Procyonidés (surtout les sujets jeunes). Elle se manifeste d'abord par une forte fièvre, un catarrhe des muqueuses, et par une gastro-entérite, puis se poursuit par des troubles nerveux. Elle est le plus souvent mortelle, aussi les jeunes chiens doivent-ils être vaccinés vers l'âge de trois mois. Le chien sauvage africain (Lycaon pictus , Temminck 1820 ) a disparu de l'Afrique de l'Ouest , de l'Afrique Centrale , et ne se trouve plus que dans 14 pays contre 39 auparavant . Il y en a environ 700 dans le nord du Botswana , 350 à 400 au parc Kruger dans le Transvaal , et plus de 800 dans le parc du Selous en Tanzanie . Le reste des meutes se répartit dans différents pays d'Afrique australe et et de l'Est . Un rapport récent de l'U.I.C.N. dénombre 3000 individus seulement sur tout le continent africain Sans une action immédiate pour la conservation, le pire est à craindre. Un programme de conservation de l'espèce basé sur la capture et l'élevage de spécimens a donc été mis en place en 1995 à la réserve Mkomazi Game de Tanzanie, sous les auspices du Gouvernement. Malheureusement, en décembre 2000, la maladie de Carré est apparue dans un élevage de chiens sauvages où elle a tué 49 des 52 animaux en moins de 2 mois. Ceci démontre qu'il va donc falloir protéger Lycaon pictus en le vaccinant contre le virus. Toutefois, les résultats de récentes vaccinations sont loin d'être satisfaisants en raison de problèmes locaux (rupture de la chaîne du froid, conditions d'immunisation) et de la réponse immunologique variable des sujets. Des pistes de solutions sont envisagées. Référence: Marco W.G. van de Bildt, Thijs Kuiken, Aart M. Visee, Sangito Lema, Tony R. Fitzjohn, and Albert D.M.E. Osterhaus . Distemper Outbreak and Its Effect on African Wild Dog Conservation. 2002. Emerg Infect Dis J. 8 (2) Consulter: http://www.medscape.com/viewarticle/424804?srcmp=id-032202 (nécessite une inscription)
La transmission verticale (de mère à enfant) peut être observée dans certaines maladies virales , notamment les atteintes par l'herpesvirus-1 (BHV-1) et l'hépatite B. Danstous les cas, une fois infectés, les nouveau-nés sont particulièrement exposés à un risque de portage chronique et constituent alors un réservoir de virus. Jusqu'ici on était impuissant devant le phénomène, mais une étude, menée sur les moutons, vient de montrer que la vaccination in utero contre les maladies ci-dessus peut induire une réponse immunitaire protectrice chez le nouveau né. Voir: http://www.medscape.com/viewarticle/430241?srcmp=id-032202 (nécessite une inscription)
On suspectait les papillomavirus d'être la cause de diverses lésions orales. Ceci vient d'être confirmé par une étude récente qui montre l'implication de ces virus (persistance du génome viral) dans des lésions malignes et ulcératives de la bouche. Référence: Lucia Giovannelli, Giuseppina Campisi, Anna Lama, Ornella Giambalvo, John Osborn, Valerio Margiotta, and Pietro Ammatuna. Human Papillomavirus DNA in Oral Mucosal Lesions. 2002. 185:833-836 Voir: http://www.medscape.com/viewarticle/430164?srcmp=id-032202 (nécessite une inscription)
La méthode diagnostique de référence reste la culture virale, même si elle manque de sensibilité du fait de la fragilité du virus. La PCR tend à remplacer la culture, technique très sensible, mais dont la spécificité n’est pas parfaite du fait d’une éventuelle contamination possible au laboratoire. Mais la méthode n'était pas facile à mettre en oeuvre de façon pratique. Une équipe de chercheurs britanniques vient de proposer une nouvelle méthode PCR d'utilisation plus facile. Voir: http://www.medscape.com/viewarticle/430168?srcmp=id-032202 (nécessite une inscription)
Dasns des études antérieures, le le valacyclovir, bioprécurseur de l'acyclovir administré par voie orale, s'est révélé capable d'accélérer la résolution d'un épisode d'herpès génital récurrent par comparaison au placebo. De nouvelles études montre que le composé pourrait aussi être efficace contre l'herpès labial (feu sauvage). Voir: http://www.medscape.com/viewarticle/430311?srcmp=id-032202 (nécessite une inscription)
Dans le précédent numéro de "Récentes perspectives en virologie", on faisait état du Picovir(TM), le premier médicament antiviral pour le traitement des rhumes (infection respiratoire virale- VRT). On disait que ViroPharma a vait déposé une demande d'enregistrement (NDA) auprès de la FDA (Food and Drug Administration) le 31 juillet 2001. Celle-ci vient d''être refusée car le médicament pourrait provoquer des mutations augmentant la virulence des virus. D'autre part. les effets secondaires n'ont pas été déterminés dansles groupes à risque (personnes âgées, cardiaques, asthmatiques,...) Consulter: http://www.medscape.com/viewarticle/430301?srcmp=id-032202 (nécessite une inscription) http://www.cnn.com/2002/HEALTH/conditions/03/19/health.cold.drug.ap/index.html
Cette maladie virale est transmise par des tiques, principalement au nord de la Suisse, en Autriche, au sud de l'Allemagne, sur la côte balte de la Suède et en Europe de l'est. En ce qui regarde l'Allemagne, on pensait encore tout récemment que, en dehors de la Bavière et de la Forêt Noire, le risque était globalement faible pour le voyageur . Une étude récente remet ces certitudes en question. En effet, il appert que le virus serait présent dans tout le pays. Voir: http://www.medscape.com/viewarticle/430240?srcmp=id-032202 (nécessite une inscription)
La crainte d'une attaque bioterroriste par le virus de la variole a conduit les autorités américaines à s'assurer qu'elles pouvaient rapidement disposer d'un stock suffisant de vaccin pour l'ensemble de la population. Il a été proposé que les vaccins déjà disponibles soient dilués pour augmenter le nombre de doses. Deux études qui seront publiées dans le New England Journal of Medicine du 25 avril démontrent la faisabilité de cette approche. Selon les résultats de ces essais, une dilution des doses par cinq ou par 10 ne modifie par l'efficacité de façon significative. La dilution par cinq serait toutefois préférable Ceic semble mettre définitivement les Etats-Unis à l'abri d'un désastre sanitaire dans l'hypothèse d'un emploi de la variole à des fins terroristes. Référence: Frey S. E., Couch R. B., Tacket C. O., Treanor J. J., Wolff M., Newman F. K., Atmar R. L., Edelman R., Nolan C. M., Belshe R. B. Clinical Responses to Undiluted and Diluted Smallpox Vaccine. N Engl J Med. 2002; published at www.nejm.org on Mar 28, 2002 . Consulter: http://www.sciencedaily.com/releases/2002/03/020329071930.htm http://abcnews.go.com/wire/US/reuters20020328_420.html
Il manque aux cellules d'un hémophile le gène qui fabrique normalement le facteur de coagulation qu'il leur manque. C'est au début des années 19980 que l'on est arrivé à isoler les gènes des facteurs VIII et IX. Cette découverte a permis le développement des concentrés de facteurs recombinants au cours des années 1990. Ces protéines sont perfusées dans la circulation sanguine. Malheureusement, elles disparaissent en quelques heures. Maintenant, avec la thérapie génique, le défi consiste à administrer le gène normal du facteur producteur de facteur VIII ou IX directement dans les cellules de l'organisme. Pour y arriver, il faut un système d'administration. Or, les meilleurs systèmes d'administration naturels sont les virus. Les virus sont de minuscules organismes qui ne peuvent exister seuls. Ils survivent en envahissant des cellules vivantes, en les parasitant en quelque sorte, au fur et à mesure qu'elles se multiplient. Le gène producteur du facteur est introduit dans le virus et le virus est injecté dans l'organisme. Il s'agit d'un vecteur. Le vecteur envahit alors les cellules de l'hôte. Le facteur VIII et le facteur IX peuvent être fabriqués par les cellules que le vecteur a envahies. Si le vecteur peut envahir suffisamment de cellules sans que l'organisme ne le détruise en créant des anticorps dirigés contre ce qu'il considère un agent étranger, il permettra à l'organisme de fabriquer suffisamment de facteur VIII ou de facteur IX pour prévenir les saignements. L'un des vecteurs les plus prometteurs à l'heure actuelle, est le virus présentant les caractéristiques de l'adénovirus (ou AAV pour adeno-associated virus). L'AAV est un parvovirus capable de pénétrer les chromosomes de la cellule, que la division cellulaire soit ou non en cours. Il s'agit d'une forme modifiée d'un virus humain banal et inoffensif. Aucune maladie humaine n'a été associée à l'infection par l'AAV. Récemment, l'injection intramusculaire de vecteurs AAV du gène du facteur IX a permis a des patients atteints d'hémophilie de type B de fabriquer de nouveau le facteur. Étant donné que, contrairement à ce que certains résultats laissaient craindre, l'AAV n'a pu être retrouvé dans le sperme des patients, la FDA autorise la poursuite des recherches. Source: Children’s Hospital of Philadelphia, US
L'angine de poitrine est une maladie qui provoque de violentes douleurs au niveau du cœur provoquées par un rétrécissement des artères coronaires qui diminue l'oxygénation du muscle cardiaque. Habituellement, le traitement de cette maladie, qui peut se compliquer sous la forme d'un infarctus du myocarde, se fait par un pontage coronarien, intervention chirurgicale au cours de laquelle on remplace des artères coronaires bouchées par une veine en bonne santé pour restaurer une bonne circulation. Le transfert dans le coeur de de protéines angiogéniques (protéines qui attirent et stimulent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins) a ausi été utilisé, mais les résultats n'ont jamais été permanents étant donné que le coeur ne peut conserver les protéines en question . Or, la thérapie génique permet d'envisager une toute autre approche, comme le montrent les premiers résultats encourageants obtenus par une équipe américaine. Ces médecins ont soulagé leurs patients en injectant directement dans les cellules myocardiques des patients un gène produisant un facteur stimulant la croissance vasculaire (le gène humain FGF-4). Un adénovirus (Ad5) était utilisé comme vecteur. Cet essai en double aveugle de thérapie génique a été réalisé chez 79 patients. Les effets secondaires ont été peu importants et réversibles et les résultats très concluants, permettant aux patients de supporter un effort physique nettement plus important. Ce travail démontre pour la première fois la faisabilité d'une thérapie génique des maladies coronariennes. Les résultats demandent à 'être étendus et confirmés, l'application hospitalière est encore loin d'être réalisée, mais un grand pas vient d'être franchi dans ce domaine. Référence: Cindy Grines et al. Transferring growth factor genes into the heart appears safe and shows promise for treating the debilitating chest pain known as angina. 2002. JAHA. Diponible in line at: http://www.newswise.com/articles/2002/2/GENE7.HRT.html
Une pandémie d’influenza est une épidémie mondiale de grippe entraînant de nombreux décès. Une mutation peut rendre ce virus particulièrement dangereux, comme lors de l’épidémie de grippe espagnole en 1918. La survenue d’un tel événement est impossible à prédire. Au cours du siècle écoulé, des pandémies ont été observées. Ainsi, on ne peut pas exclure le risque d’une pandémie grippale au cours des prochaines années et les nations industrialisées préparent des mesures pour faire face à un pareil événement. Une étude dévoilée lors de l'International Congress on Infectious Diseases à Singapour, 11-14 mars), montre que, malgré tout, nous ne serions peut être pas prêts à faire face. Il n'est pas sûr que nous pourrions produire suffisamment de doses vaccinales et il y a un manque évident de préparation et de coordination des institutions hospitalières. Le seul point réconfortant, par rapport aux pandémies précédentes, est que nous disposons maintenant de médicaments antiviraux (ex: zanamivir et oseltamivir). Toutefois, là encore pourrons nous les produire en quantité suffisante? Source: http://www.thelancet.com/journal/vol359/iss9312/full/llan.359.9312.news.20604.3 (nécessite une inscription)
Les tests antigéniques rapides (quelques jours) sont l'outil unique utilisé dans la détection des cas d'influenza. On ne fait plus de prélèvements naso-pharyngés chez les patients. Toutefois, un problème se fait jour, à savoir que les tests antigéniques, parce qu'ils ne peuvent pas distinguer de nouveaux sous-types viraux parmi ceux déjà en circulation., diminuent notre capacité à prévoir les futures pandémies. Une étude récente montre la nécessité, préalablement à tout test antigénique, de revenir aux prélèvements chez les patients ainsi qu' à l'amplification du virus en culture de cellules. Référence: Référence: Paul V. Effler, Man-Cheng Ieong, Tammy Tom, and Michele Nakata. Enhancing Public Health Surveillance for Influenza Virus by Incorporating Newly Available Rapid Diagnostic Tests. 2002. Emerg Infect Dis 8: Number 2 Voir: http://www.medscape.com/viewarticle/423497?srcmp=id-041902
LES RANAVIRUS (VIRUS DES GRENOUILLES) RESPONSABLES DE PLUSIEURS MALADIES ORPHELINES DE BATRACIENS ET DE POISSONS. Une intéressante revue de question relate comment on a pu faire la relation: V. G. Chinchar. : Ranaviruses (family Iridoviridae): emerging cold-blooded killers. Arch. Virol. 147 (2002) 3, 447-470
International Congress on the Clinical & Social Impact of VIH/AIDS . 1 Mars 2002 . AVRIL 4th International Symposium on the Clinical Implications of HIV Drug Resistance . 5-7 Avril 2002 . Francfort IV International Conference on HIV/AIDS Infection in Women and Children . 11Avril 2002 . Rio de Janeiro 6th International AIDS Malignancy Conference. 22-24 Avril 2002. Bethesda JUIN 12th International Symposium on HIV and Emerging Infectious Diseases . 13-15 Juin 2002 . Toulon JUILLET 14th International Conference on AIDS. 7-12 Juillet 2002. Barcelone NOVEMBRE 6th International Congress on Drug Therapy in HIV Infection . 17-21 Novembre 2002. Glasgow DÉCEMBRE HIV DART 2002: Frontiers in Drug Development for Antiretroviral Therapies. 15-19 Décembre 2002 . USA
15th International Conference on Antiviral Research . 17- 21 Mars 2002. Prague 10th International Congress on Infectious Diseases. 11-14 Mars 2002 . Singapour AVRIL 12th European Congress of Clinical Microbiology and Infectious Diseases. 24-27 Avril 2002. Milan MAI 4th European Congress of Chemotherapy and Infection . 5-8 Mai 2002. Paris 102nd General Meeting of the American Society for Microbiology. 19-23 Mai. 2002. Salt Lake City, Utah JUIN Symposium on Genome Replication of RNA Viruses. 1-4 Juin. Helsinki, Finland. The biannual FASEB meeting on Virus Assembly . 22-27 Juin. Vermont Academy, Saxtons River, Vermont. JUILLET 21st Annual Meeting of the American Society for Virology . 20-24 Juillet – Université du Kentucky, Lexington 6th International Meeting on Molecular Epidemiology and Evolutionary Genetics in Infectious Diseases. 24-27 juillet 2002. Paris XXIIth International Congress of Virology. 27 juillet -1 août, 2002. Paris SEPTEMBRE 42nd Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC). 27-30 Septembre 2002 . San Diego OCTOBRE 39th Annual Meeting of the Infectious Diseases Society of America. 24-27 octobre 2002. Chicago
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