![]() Nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois, et dans la langue de Molière, des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée. On y trouvera une sélection qui, sans prétendre être exhaustive, porte sur les recherches virologiques les plus récentes au fur et à mesure qu'elles apparaissent dans les médias spécialisés. De septembre à avril, le site sera constamment complété et mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement au moins sur une base hebdomadaire. Jean Robin, Ph.D.DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVES EN VIROLOGIE
1- STRUCTURE ET PROPRIÉTÉS DES VIRUS 3- ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS Détermination de la structure métastable de la protéine de fusion (F) des paramyxovirus Le mécanisme de l'attachement des virus Cocksackie à leur récepteur CAR est finalement démonté 4- TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE Les virions des papillomavirus utilisent la protéine de structure L2 pour sortir des endosomes 7- MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO 8- RELARGAGE Implication du réseau microtubulaire d'actine dans le bourgeonnement du virus Ébola Production sur poulets transgéniques de l'interféron bêta-1a 10-ONCOGÉNÈSE 11- INFECTION ET IMMUNITÉ Nouvelle technique de vaccination plus efficace Les chercheurs développent un nouveau candidat vaccin contre l'Hépatite C Une nouvelle thérapie peut protéger les primates non-humains contre le virus d'Ébola L'élucidation du mode de persistance du virus du molluscum contagiosum permet de découvrir une protéine qui pourrait traiter les maladies inflammatoires Le virus aviaire de la grippe se propage chez les chats et ceci par des voies inédites Découverte d'un médicament anti- SIDA issu du tournesol SIDA: le traitement anti-viral discontinu doit être abandonné SIDA: mise au pont d'une
nouvelle et meilleure trithérapie >>>>>NOUVEAU
Deux nouveaux vaccins efficaces contre la gastro-entérite à rotavirus La grippe aviaire serait plus fréquente qu'on le croit chez l'homme mais aussi moins meurtrière Lien entre certaines infections virales et la paralysie cérébrale infantile STMicro: un labo-sur-puce
contre la grippe aviaire
1- STRUCTURE ET PROPRIÉTÉS DES VIRUS
Détermination de la structure métastable de la protéine de fusion (F) des paramyxovirus On sait que, chez les paramyxovirus, la glycoprotéine F assure la fusion de l'enveloppe avec la membrane cellulaire lors de la pénétration du virus dans la cellule cible. F existe sous deux formes. Il y a une forme métastable, celle qu'adopte la glycoprotéine sur le virion et à l'extérieur de la membrane cellulaire et il y a aussi la forme stable, celle que F connaît dans la membrane lorsque la fusion a été achevée. L'élucidation et la comparaison des deux structures est essentielle pour comprendre comment F agit pour, après s'être fichée dans la membrane cellulaire (forme métastable), se replier sur elle-même (configuration stable) et assurer le contact intime des membranes virale et cellulaire permettant leur fusion. Employant une combinaison d' analyses cellulaires, de mesures biophysiques et d'analyses microscopiques aussi bien que la détermination structurale des protéine au niveau atomique, des chercheurs sont enfin parvenus à déterminer la structure métastable de la protéine de fusion (F) des paramyxovirus. En dehors de son grand intérêt théorique, cette recherche pourrait, à moyen et à long terme, avoir des retombées pratiques sous la forme de médicaments qui interfèreraient avec les modifications de structure nécessaires à la protéine F pour assurer la pénétration des virus. Référence - Hsien-Sheng Yin,
Xiaolin Wen, Reay G. Paterson, Robert A. Lamb and Theodore
S. Jardetzky. Structure of the parainfluenza virus 5 F
protein in its metastable, prefusion conformation. Nature
439, 38-44 (5 January 2006)
On sait que l'hémagglutinine (HA) est une glycoprotéine antigénique présente à la surface du virus de la grippe, et est responsable de la fixation de la particule virale à un récepteur contenant de l'acide sialique situé sur la cellule cible. L'hémagglutinine est formée de deux sous-unités : HA1 et HA2. On peut comparer son fonctionnement à un système de clé et de serrure. Une partie de la sous unité HA1 (la clé), tournée vers l'extérieur, a une forme bien particulière et reconnaît une molécule précise : l'acide sialique (la serrure), qui est présente à la surface de certaines cellules. Les deux formes se reconnaissent parfaitement. Cette reconnaissance entre l'HA et l'acide sialique entraîne l'attachement de la particule virale à la cellule cible (la clé est insérée dans la serrure). Fort heureusement, les antigènes des variétés aviaires du virus de la grippe ont des récepteurs bien particuliers sur les cellules des oiseaux. Ces récepteurs (Sia2-3Gal) différent légèrement de ceux que l'on retrouve chez les êtres humains (Sia2-6Gal). Ainsi donc, un virus aviaire ne peut normalement infecter une cellule humaine. Toutefois, des chercheurs viennent de démontrer qu'il suffit d'une simple substitution d'acide aminé (Ser227-Asn) en position 227 sur la sous-unité HA1 de deux virus aviaires A (H5N1) pour que ceux-ci manifestent une affinité moindre pour les récepteurs des oiseaux, mais plus élevée pour les récepteurs humains. Référence - Alexandra Gambaryan…
and Alexander Klimov. Evolution of the receptor binding
phenotype of influenza A (H5) viruses Virology Volume 344,
Issue 2 , 20 January 2006, Pages 432-438
Il existe environ huit espèces d'entérovirus, dont les Coxsackievirus et les Echovirus qui, à deux, comptent pour environ la moitié de cas de méningite virale. Les entérovirus sont contagieux et très répandus l'été et au début de l'automne. Beaucoup de personnes y sont exposées. La plupart des infections à entérovirus se manifestent par de légers symptômes : mal de gorge, rhume ou malaises ressemblant à ceux de la grippe. Seule une très petite portion des infections entraînent une méningite. Pour infecter une personne, le virus Cocksackie doit être ingéré. Il gagne alors l'intestin. Des études avaient montré qu'il s'y fixe sur un récepteur spécifique, le récepteur CAR, sans toutefois pouvoir comprendre comment il pouvait avoir accès à cette entité profondément enfouie dans la muqueuse intestinale, en dessous de la surface épithéliale et au niveau de la jonction serrée (tigh-junction). Une équipe vient de démonter le mécanisme de l'attachement virus/CAR. Selon les chercheurs, le virus s'attache d'abord à des récepteurs cellulaires plus accessibles, les récepteurs DAF, qui se trouvent exposés sur la face supérieure des cellules épithéliales. Cette fixation aux récepteurs DAFdéclenche deux signaux qui ouvrent la porte à l'infection. Ces signaux sont en rapport avec la synthèse de deux kinases: la kinase AB1 qui fait transporter le virus par les tubules d'actine et la kinase Fyn responsable du transport calvéolaire. Le virus peut ainsi atteindre la jonction serrée et se fixer à CAR. La jonction avec CAR induit des changements conformationnels des particules virales qui alors libèrent leur acide nucléique et initient leur réplication. Ces résultats peuvent éventuellement avoir des retombées cliniques sous forme de médicaments qui bloqueraient les signaux nécessaires au virus. Référence - Carolyn B. Coyne and
Jeffrey M. Bergelson. Virus-Induced Abl and Fyn Kinase
Signals Permit Coxsackievirus Entry through Epithelial Tight
Junctions. Cell, Vol 124, 119-131, 13 January
2006
Les virions des papillomavirus utilisent la protéine de structure L2 pour sortir des endosomes Les cellules vivantes internalisent en permanence une partie de la membrane qui les entoure en formant des vésicules. Ce phénomène appelé endocytose leur permet de capter certains nutriments, réguler leur surface ou communiquer avec leur environnement. C'est aussi par ce moyen que certains virus infectent les cellules. Ce phénomène suit plusieurs voies, la mieux connue impliquant la clathrine. Cette protéine reconnaît des récepteurs membranaires (dont les récepteurs auxquels les virus s'attachent) qui sont regroupés en des endroits précis de la membrane formant des sortes d'incurvations. On parle ainsi de puits recouverts de clathrine. La clathrine entraîne l'invagination de la membrane plasmique et s'assemble en forme de ballon de football autour des vésicules De ce fait, une fois attaché au récepteur, le complexe virus-récepteur est internalisé dans des vésicules recouvertes de clathrine. En migrant vers l'intérieur de la cellule, ces vésicules perdent la clathrine et les particules virales restent dans une vésicule (endosome) limitée par la seule membrane plasmique qu'il leur faut maintenant franchir pour gagner le cytoplasme et commencer leur réplication. Les mécanismes de sortie sont divers. Ils sont bien connus pour certains virus, mais pas pour d'autres. Une équipe vient d'élucider comment les papillomavirus (virus responsables, selon les types, soit des verrues cutanées, soit des condylomes génitaux ) franchissent la membrane de l'endosome. On sait que, parmi les protéines qui constituent la capside des papillomavirus, on trouve la protéine L2. Les chercheurs ont isolé celle-ci et l'ont mise en présence de diverses membranes plasmiques (eucaryotes et procaryotes) pour examiner son effet. Les données obtenus démontrent que L2, grâce à son extrêmité C-terminale (séquence de 23 acides aminés) peut s'intéger dans la membrane plasmique des endosomes et la désorganiser provoquant ainsi sa rupture et la libération des virions. La protéine L2 change de conformation et agit à pH acide; le phénomène est donc sous la dépendance du déclenchement d'une pompe à protons qui abaisse le pH de l'intérieur des endosomes Référence - Nadine Kämper,
Patricia M. Day, Thorsten Nowak, Hans-Christoph Selinka,
Luise Florin, Jan Bolscher, Lydia Hilbig, John T. Schiller,
and Martin Sapp. A Membrane- Destabilizing Peptide in Capsid
Protein L2 Is Required for Egress of Papillomavirus Genomes
from Endosomes. J. Virol. 2006 80: 759-768
Le virus de la grippe a une action sur les mitochondries par l'intermédiaire de la sous-unité PB2 de son ARN-polymérase Il y a 2 voies pour fabriquer de l'énergie. La première, qui se fait sans les mitochondries, en absence d'oxygène, transforme les sucres et les graisses pour aboutir à la formation d'acide lactique. Cela fournit un peu d'énergie. La seconde voie se fait grâce aux mitochondries, à partir des sucres et des graisses, en présence d'oxygène et fournit beaucoup d'énergie. Les synthèses virales ont donc intérêt à ce que la voie mitochondriale soit activée et, par conséquent, il apparaît probable que les virus doivent agir sur les les mitochondries. Une équipe de chercheurs vient d'en apporter la démonstration dans le cas du virus de la grippe. Les scientifiques ont établi que la sous-unité PB2 de l'ARN-polymérase virale possède, à son extrêmité N-terminale, une séquence-signal de 120 acides aminés qui lui permet de se fixer aux mitochondries dans la cellule infectée. Les mutants exhibant une substitution de la leucine en position 7 et 10 dans la séquence-signal voyaient leurs titres réduits, en même temps que chûtait le potentiel des membranes mitochondriales. Référence- Simon M. Carr …and Ervin Fodor.
Characterization of a mitochondrial-targeting signal in the
PB2 protein of influenza viruses. Virology Volume 344, Issue
2 , 20 January 2006, Pages 492-508.
Implication du réseau microtubulaire d'actine dans le bourgeonnement du virus Ébola Il est connu que le transport antérograde (du centre de la cellule vers la périphérie) est requis pour la libération des virions néo-formés. Il n'est pas indispensable dans le cas de virus libérés par lyse cellulaire. En revanche, dans le cas de bourgeonnement viral à la membrane plasmique, le réseau microtubulaire d'actine sera utilisé, par l'intermédiaire de moteurs du transport antérograde de la famille des kinésines. De nombreux virus utilisent un tel transport rétrograde. Une équipe de recherche vient de démontrer, par microscopie confocale à balayage laser (MCBL) associée à la désintégration expérimentale du réseau d'actine par la latrunculine-A, que, à leur liste, on peut maintenant ajouter le virus Ébola. En plus, il est prouvé que, à la périphérie cellulaire, de l'actine est incorporée dans les particules ressemblant à des virus (VLP, virus-like particles) Référence - Ziying Han and nd
Ronald N. Harty. Packaging of actin into Ebola virus VLPs
Virology Journal (20 december 2005), 2:92
Production sur poulets transgéniques de l'interféron bêta-1a Des travaux sont en cours pour modifier des poulets génétiquement (poulets transgéniques) de façon à ce qu'ils produisent des oeufs renfermant des substances spécifiques. Parmi les substances que l'on cherche ainsi à synthétiser, figurent les interférons qui sont des substances naturellement sécrétés par l'organisme pour éliminer les cellules infectées par des virus ou les cellules tumorales Ainsi, les chercheurs de la compagnie Viragen Inc., partant du fait que l'oviducte des poulets est le siège de la synthèse des protéimes du blanc d'śuf, cherchaient à mettre au point un tel système, appelé OVA, qui donnerait lieu à des poulets génétiquement modifiés capables de produire dans le blanc de leurs śufs des protéines de type interféron. Viragen annonce que de tels animaux ont pu synthétiser en quantités importantes, donc à coût moindre, l'interféron bêta-1a. À l'heure actuelle, cette protéine provient de cellules de mammifères , mais le procédé d'extraction est très coûteux. On estime que l'utilisation du système OVA règlera ce problème. Source - http://biz.yahoo.com/prnews/060118/flw015.html?.v=32
Nouvelle technique de vaccination plus efficace On sait que le principe de la vaccination est est d'introduire chez une personne bien portante l'agent pathogène atténué ou inactivé de la maladie, ou sa toxine, afin de provoquer une réaction de défense, et notamment la production d'anticorps. Cette première exposition inoffensive permet de développer une immunité de sorte que de futures infections puissent être contrecarrées avant de devenir mortelles. Depuis quelque temps on cherchait des moyens de dispenser les vaccins à des doses plus faibles permettant de réduire leur toxicité tout en conservant leur efficacité. Des chercheurs de l'Université canadienne de Colombie Britannique (UBC) viennent de mettre au point une telle technique. Pour tester cette dernière, les scientifiques ont vacciné des souris contre deux maladies virales, la rage et la rougeole, tout en induisant une surproduction de TAP ((Transporteur associé à la maturation de l'antigène). Cet élément du système immunitaire augmente l'activité du Complexe Majeur d'Histocompatibilité (CMH) chargé de différencier le soi du non-soi et de présenter les antigènes aux différents lymphocytes. Grâce à cette méthode les souris ont été immunisées avec des doses cent fois plus faibles ! Il est donc permis d'espérer que cette technique, outre la diminution des effets indésirables, permettra de vacciner un plus grand nombre de personnes avec moins de matériel. Référence - Vitalis TZ, Zhang QJ, Alimonti
J, Chen SS, Basha G, et al. (2005) Using the TAP component
of the antigen processing machinery as a molecular adjuvant.
PLOS Pathogens. Volume 1 | Issue 4 | DECEMBER 2005
Environ 240 000 Canadiens sont infectés par le virus de l'hépatite C (VHC). Il n'existe pas de vaccin pour prévenir l'hépatite C. En effet, contrairement aux virus de l'hépatite A ou B, le VHC semble ne déclencher aucune réaction immunologique propre à le combattre. On sait que, normalement, les lymphocytes T CD8 sont les acteurs les mieux identifiés de la réponse immunitaire contre les cellules infectées par les virus. Ce sont les cellules dendritiques qui les informent de l'infection en leur présentant des antigènes dérivés des particules virales. Il s'ensuit une prolifération des lymphocytes spécifiques du virus et l'acquisition de toutes leurs propriétés antivirales. Si on pouvait stimuler les cellules dendritiques, on pourrait, peut être, lutter efficacement contre le VHC. C'est l'hypothèse qu'a faite, et vient de vérifier, une équipe de chercheurs de l'Université de Saskatchewan. Ils ont exposé in vitro les cellules dendritiques à la protéine NS3, protéine majeure de réplication du VHC. Les cellules ont été également mises en présence d'un adjuvant pour augmenter l'immuno-réaction, puis elles ont été injectées chez des souris. Puisque le VHC n'infecte pas ces animaux, ceux-ci ont été alors infectés avec un virus porteur de la protéine de l'hépatite C. On a alors pu constater que les niveaux de cette dernière chez les souris immunisées étaient de cinq fois inférieurs à ceux observés chez les animaux témoins. Étant donné que NS3 est une protéine commune à différentes souches du VHC, la préparation vaccinale devrait donc être efficace contre toutes. Référence - Hong Yu, Hui Huang, Jim Xiang,
Lorne A. Babiuk, and Sylvia van Drunen Littel-van den Hurk.
Dendritic cells pulsed with hepatitis C virus NS3 protein
induce immune responses and protection from infection with
recombinant vaccinia virus expressing NS3. J Gen Virol 2006
87: 1-10.
Le virus d'Ebola cause la fièvre hémorragique avec des taux de mortalité atteignant 80 pour cent chez l'homme. Le virus, qui est transmis par aérosol ou, plus communément, par le sang et les fluides corporels des patients infectés, est considéré comme une menace globale à la santé et pourrait devenir éventuellement un agent de la guerre ou du terrorisme biologique. Actuellement il n'y a aucun vaccin ou thérapie disponible. Les drogues anti-sense sont utiles contre les maladies virales parce qu'elles sont conçues pour pénétrer dans les cellules et y éliminer les virus en empêchant leur réplication. Une équipe de recherche vient de rapporter qu'en utilisant de tels composés, on peut interrompre la réplication normale du virus d'Ebola. Choisisant de travailler avec des oligomères de phosphorodiamidate organique (PMO), l'équipe a d'abord réalisé une première série d'études pour identifier le PMO qui possède une activité contre le virus d'Ebola. Puis, trois PMO retenus ont été testés chez des souris, individuellement et en association. La combinaison de chacun des trois s'est avérée être l'approche thérapeutique la plus efficace chez les souris, et, ce, autant si l'administration avait lieu avant qu'après l'infection par Ebola. Cette thérapie combinatoire a été également éprouvée chez des cobayes, où elle a semblé être la plus efficace lorsqu'elle était utilisée après infection. Pour évaluer plus encore l'efficacité de la combinaison des trois PMO, quatre singes rhésus ont été inoculés avec le mélange pendant deux jours avant d'être exposés au virus d'Ebola. Il s'est avéré que trois animaux sur quatre ont ainsi pu être protégés contre l'infection. Les scientifiques pensent que la prise de drogue a bloqué la réplication virale suffisamment longtemps pour que l'organisme des animaux ait eu le loisir d'établir un état immunitaire qui leur a permis d'éliminer le virus Ces résultats, bien que préliminaires, sont très encourageants, compte tenu que le virus d'Ebola était jusqu'ici insensible à tout traitement. Il est permis d'espérer que les résultats vont servir de base à une nouvelle approche thérapeutique contre Ébola, mais aussi contre d'autres virus émergents ou génétiquement modifiés. . Référence - Kelly L. Warfield,… and Sina Bavari
Gene-Specific Countermeasures against Ebola Virus Based on
Antisense Phosphorodiamidate Morpholino Oligomers PLoS
Pathogens Vol. 2, No. 1, e1 DOI:
10.1371/journal.ppat.0020001
Le molluscum contagiosum est une lésion du à la contamination de la peau par un virus (poxvirus). Cette infection se manifeste par l'apparition sur la peau de petites excroissances de la même couleur que la peau avec un centre enfoncé comme une forme de cratère. Au début de son développement, très petit, le molluscum contagiosum peut facilement être confondu avec un simple petit bouton à la différence qu'il est rare qu'il s'agisse d'un molluscum isolé car souvent, plusieurs molluscum se développent dans une même zone du corps. Les molluscum contagiosum se développent plus couramment sur les bras, la poitrine ou les jambes. Sur le corps d'un adulte, il est possible d'en trouver un peu n'importe où mais, lorsqu'il s'agit d'une transmission sexuelle, on en trouvera plus particulièrement sur l'abdomen, à l'aine, sur les cuisses, les fesses et les parties génitales externes. Les personnes qui ont le sida ou dont le système immunitaire est affaibli peuvent avoir une forte poussée de lésions. Le molluscum contagiosum est une affection bénigne qui, si elle n'est pas traitée, disparaît d'elle même mais, quand un molluscum disparaît, un autre apparaît par la contamination de la peau avoisinante. De six mois à cinq ans peuvent s'écouler avant la disparition totale des lésions. Une équipe de chercheurs s'est appliquée à découvrir les mécanismes par lesquels le virus du molluscum contagiosum (VMC) réussit à ainsi éluder le mécanisme immunitaire. Les résultats, qui viennent d'être publiés montrent que l'acteur principal du phénomène est une protéine virale, la protéine MC160, ainsi nommée parce qu'elle est le produit du 160e gène dans la séquence génétique du virus. L'action de cette protéine est de supprimer les facteurs pro-inflammatoires et ainsi de permettre au virus MCV, en supprimant l'inflammation, de persister dans les kératinocytes. Les scientifiques démontrent que, pour exercer cette action, MC160 agit en stimulant une enzyme, la I-Kappa Kinase (I-KK), qui phosphoryle et dégrade la protéine nécessaire à l'action de NF-B, la cytokine qui se trouve au centre d'un important mécanisme de régulation transcriptionnelle de la cascade de l'inflammation. L'équipe a l'intention de poursuivre ses recherches aux fins de l'utilisation de MC160 comme outil thérapeutique. Elle espère que des maladies inflammatoires douloureuses provoquées par la production de cytokines (arthrite rheumatoid, maladie de Crohn et maladies semblables) pourront, dans l'avenir, être traitées en utilisant MC160. Référence - Daniel Brian Nichols and Joanna
L. Shisler. The MC160 Protein Expressed by the Dermatotropic
Poxvirus Molluscum Contagiosum Virus Prevents Tumor Necrosis
Factor Alpha-Induced NF-B Activation via Inhibition of I
Kappa Kinase Complex Formation. J. Virol. 2006 80:
578-586.
On connaît depuis un certain temps, le gène CCR5 qui commande une des portes d'entrée utilisée par le virus du sida pour entrer et infecter les cellules du système immunitaire (lymphocytes T). Des recherches ont montré que, chez les personnes porteuses de deux exemplaires de ce gène muté (mutation CCR5-delta 32), le récepteur CCR5 n'est plus synthétisé et on observe une résistance à l'infection chez ces patients homozygotes, même en cas d'exposition multiple. In vitro lorsque l'on étudie les cellules de ces patients, elles sont résistantes à l'infection par les souches de VIH. Voici que, dans le cas du virus du Nil occidental, il vient d'être montré que la mutation CCR5delta32, au lieu de bloquer l'infection comme dans le cas du VIH, augmente au contraire le risque d'infection. Dans le cadre de recherches sur ce virus transmis par des moustiques et responsable d'encéphalites aux USA, les chercheurs ont déterminé la proportion de personnes porteuses de la mutation CCR5delta32 parmi des patients qui avaient été infectés par le virus du Nil occidental aux Etats-Unis. Il est alors apparu que les personnes homozygotes pour la mutation CCR5delta32 étaient plus fréquentes chez les patients infectés par le virus du Nil occidental que dans la population générale, ce qui suggère que cette mutation est un facteur de prédisposition à l'infection par ce virus. Les résultats, disent les chercheurs, devraient conduire les médecins qui traitent les malades du SIDA par des substances anti-CCR5 à inciter ces patients à se protéger soigneusement des moustiques. Référence : William G. Glass, David H.
McDermott, Jean K. Lim, Sudkamon Lekhong, Shuk Fong Yu,
William A. Frank, John Pape, Ronald C. Cheshier, and Philip
M. Murphy. CCR5 deficiency increases risk of symptomatic
West Nile virus infection. JEM published January 17, 2006,
10.1084/jem.20051970
C'est un fait que alors que la diffusion de la grippe aviaire des oiseaux à l'homme est assez bien connue, il n'en est pas de même en ce qui concerne une éventuelle diffusion à partir de mammifères. Pour évaluer la possibilité d'une telle diffusion, des chercheurs ont infecté avec le virus H5N1 des chats domestiques par les voies respiratoire (aérosols) ou digestive (ingurgitation de poussins infectés) et par un contact étroit entre des animaux infectés. Tous les chats ont été atteints et ont manifesté les signes cliniques de la maladie cliniques (fièvre, léthargie, respiration laborieuse, etc.). Ensuite, la présence du virus H5N1 a été recherchée au niveau des membranes muqueuses de divers systèmes. Il s'est alors avéré qu'on pouvait retrouver le virus au niveau des régions respiratoires et digestives ainsi que dans le foie, le rein, le coeur, le cerveau, et les ganglions lymphatiques et, ce, quelle que soit la porte d'entrée (respiratoire ou digestive) utilisée. En outre, l'examen des tissus infectés a révélé des nécroses cellulaires aux sites contenant les protéines virales, fournissant ainsi une explication pour la sévérité constatée de la maladie. Cette étude démontre que, chez les mammifères, l'infection par le virus H5N1 se propage à des systèmes autres que l'appareil respiratoire et que, de ce fait, les voies de dissémination virales ne se limitent pas à la transmission par aérosol. Les disséminations fécale-orale ou urino-orale sont possibles et ceci devra devra être pris en compte dans le cadre des mesures de confinement de H5N1. Référence - Guus F. Rimmelzwaan, ... and
Thijs Kuiken. Influenza A Virus (H5N1) Infection in Cats
Causes Systemic Disease with Potential Novel Routes of Virus
Spread within and between Hosts. Am J Pathol 2006; 168:
176-83
Des chercheurs viennent de découvrir une particularité génétique commune aux différentes souches des virus H5N1 absente dans la version humaine. Pour ce faire, ils ont réalisé la séquence complète de 169 souches de virus de la grippe aviaire (2196 gènes) et ont comparé leurs résultats aux génomes de virus grippaux humains déjà disponibles dans le stock de la GenBank. L'équipe a ainsi mis en évidence une particularité des virus aviaires sur une protéine appelée NS1. il ne s'agit pas d'une protéine de structure située sur l'enveloppe du virus, comme la neuraminidase (N) ou l'hémagglutinine (H), mais d'une protéine fonctionnelle produite par le virus à l'intérieur des cellules infectées. Les chercheurs ont identifié une forme particulière de cette protéine qui lui permet de se lier plus efficacement à d'autres protéines et à interférer dans des mécanismes intracellulaires. Comme la majorité des virus aviaires possèdent cette forme de la NS1, contrairement aux virus humains de l'influenza, cela pourrait expliquer pourquoi ils sont plus virulents. Ainsi, des épidémies meurtrières de grippe, qui ont eu lieu dans le passé, pourraient s'expliquer par le fait que leurs souches causales auraient possédé une forme particulière de NS1. Ce fut le cas de la grippe espagnole. Ces virus auraient passé des oiseaux à l'homme. Référence - John C. Obenauer, … and Clayton
W. Naeve. t Large-Scale Sequence Analysis of Avian Influenza
Isolates. Published online 26 January 2006 [DOI:
10.1126/science.1121586] (in Science Express Research
Articles)
VIH Découverte d'un médicament anti- SIDA issu du tournesol Les acteurs de la recherche sur le SIDA s'intéressent actuellement à un nouveau thème, à savoir un groupe de médicaments portant le nom d'acide dicaffeoyl quinique (DCQA) qui, en laboratoire, a permis d'empêcher la reproduction du VIH. Il s'agit, en fait, de l'une des rares substances dont on sache aujourd'hui qu'elle inhibe l'intégrase virale - une enzyme essentielle à la reproduction du pathogène. Contrairement à d'autres substances qui ont un effet débilitant, les inhibiteurs d'intégrases présentent très peu d'effets secondaires indésirables. Malheureusement, le DCQA est extrêmement rare, apparaissant dans des aliments comme l'artichaut et la chicorée sauvage en quantités minuscules, d'où un prix sur le marché d'un million d'euros par gramme. La recherche était donc en quête de modes de fabrication de la substance à un coût très inférieur. Une piste prometteuse vient d'être découverte par les scientifiques qui ont découvert que les plans de tournesol infectés par le champignon "Sclerotina sclerotiorum" produisent du DCQA (Dicaffeoyl-Quinic-Acid). Les chercheurs veulent maintenant essayer de cultiver des cellules de tournesol ou d'autres plantes dans une solution nutritive contenant Sclerotinia sclerotiorum pour recueillir l'enzyme du liquide. Un autre aspect de la recherche consistera à identifier, copier et introduire le géene du DCQA dans une bactérie capable de produire l'enzyme en grandes quantités. L'étape critique de la synthèse serait alors un jeu d'enfant qui pourrait être réalisée de manière industrielle à l'aide de la technologie de fermentation. Si tout se passe comme prévu, on devrait ainsi pouvoir fabriquer du DCQA en grande quantité et à un prix raisonnable. Source - http://www.uni-bonn.de/en/News/71_2006.html
Une équipe de recherche annonce qu'elle a génétiquement modifié la bactérie Lactococcus lactis, composante du yaourt, pour lui faire synthétiser une drogue, la cyanovérine, qui bloque l'infection par le VIH. Dans des expériences menées sur des cultures cellulaires simiennes et humaines, la cyanovérine a empêché l'infection par le VIH. On pense qu'elle bloque les récepteurs cellulaires utilisés par le virus. Bien que les bactéries aient été seulement testées en laboratoire, les scientifiques croient que leur technique pourrait fournir une méthode peu onéreuse et plus efficace pour combattre le SIDA. En effet, L. lactis fait partie de la flore vaginale normale et donc la bactérie modifiée (incluse dans un gel) pourrait s'y établir au moins pour une semaine et assurer une protection efficace. Les chercheurs envisagent de modifier d'autres bactéries lactiques qui pourraient s'établir plus longuement encore. Des essais sur l'humain sont prévus pour 2007. Référence - Pusch, Oliver …. and Ramratnam, Bharat MD.
Bioengineering Lactic Acid Bacteria to Secrete the HIV-1
Virucide Cyanovirin. JAIDS Journal of Acquired Immune
Deficiency Syndromes. 40(5):512-520, December 15,
2005.
Si depuis l'introduction des traitements anti rétroviraux hautement actifs (HAART), la morbidité et la mortalité dues au VIH ont diminué de 85%, les effets secondaires (nausée, diarrhée, fatigues, problèmes de peaux, parmi les plus fréquents) de ces médicaments sont nombreux et nuisent à la qualité de vie des séropositifs. On s'est donc demandé si on pourrait traiter le sida "en pointillé" , c'est-à-dire remplacer l'administration en continu et, pour l'instant, à vie, des traitements antirétroviraux par un schéma discontinu faisant alterner la période de prise de médicaments et une pause thérapeutique. On espérait, de ce fait, pouvoir réduire les effets secondaires, ainsi que la toxicité de ces traitements, notamment, sur le long-terme. Une étude dite SMART(Strategies for Management of Anti-Retroviral Therapies) a été mise sur pied en 2002 par le NIH (NationalInstitutes of Health) pour évaluer cette possibilité. Cette étude, la plus importante à ce jour, puisqu'elle incluait 33 pays et 6.000 personnes. Les volontaires étaient répartis au hasard, les uns prenant un traitement continu, les autres un traitement discontinu lorsque leurs cellules immunitaires, les CD4, descendaient au-dessous d'un certain nombre Au vu des résultats, non seulement cette stratégie ne réussit pas à contrôler la propagation du VIH, mais les effets secondaires cardiaques, rénaux et hépatiques sont plus importants chez les personnes en traitement discontinu. Les experts ne s'expliquent pas cette augmentation inattendue des effets secondaires. En attendant, les médecins qui contactent ces patients test doivent donc leur dire de désormais prendre leur cocktail d'antirétroviraux en continu, et non de l'arrêter. C'est aussi une mauvaise nouvelle pour les pays les plus pauvres. Car, les pauses thérapeutiques offraient la possibilité de réduire le coût exorbitant des traitements. Source- NIH News: http://www.nih.gov/news/pr/jan2006/niaid-18.htm
Cette nouvelle trithérapie appelée Tenofovir DF et associant les antirétroviraux Viread, Emtriva et Sustiva, a fait l'objet d'une étude à la Johns Hopkins University School of Medecine, à Baltimore. Selon l'essai clinique de 48 semaines, conduit sur 517 personnes âgées de 36 ans en moyenne, le nouveau traitement s'impose comme le plus performant et le moins astreignant jamais mis au point, mais n'est efficace que sur les patients qui n'ont jamais eu à prendre de médicaments anti-VIH auparavant. Tout d'abord il se révèle beaucoup moins lourd que le meilleur des protocoles existant jusqu'à présent avec une prise de médicaments toujours quotidienne mais unique, donc plus " confortable ".Ensuite, il s'avère qu'un taux plus important de patients sous protocole (14 % de plus) voit sa charge virale baisser jusque sous le seuil de détectabilité. Enfin, ce traitement provoque beaucoup moins d'effets indésirables comme l'anémie, la fatigue, les nausées ou autres. Autre bonne nouvelle : au cours de l'année à venir, cette combinaison de trois médicaments devrait être regroupée en un seul, pour faciliter encore sa prise. Référence- Gallant J. E. … and Cheng A. K. Tenofovir
DF, Emtricitabine, and Efavirenz vs. Zidovudine, Lamivudine,
and Efavirenz for HIV. N Engl J Med 2006; 354:251-260, Jan
19, 2006.
Deux nouveaux vaccins efficaces contre la gastro-entérite à rotavirus Le rotavirus, qui provoque diarrhées et déshydratation, est responsable de plus de deux millions d'hospitalisations et de 500.000 morts par an, en grande majorité dans les pays en développement. Pratiquement tous les enfants (95 pour cent) souffriront d'une infection à rotavirus au moins une fois avant l'âge de 5 ans, i.e. manifesteront des vomissements, de la diarrhée et de la déshydratation. Les rotavirus sont tout aussi présents dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement. Ils sont très contagieux et ne font aucune discrimination - peu importe la classe sociale, les mesures d'hygiène et l'alimentation, ils se propagent. Au Canada, le rotavirus est la principale cause des cas graves de gastroentérite exigeant l'hospitalisation de nourrissons de 6 à 35 mois. On estime qu'il est responsable chaque année de quelque 7 400 hospitalisations, de 26 000 visites aux urgences et de 54 000 visites chez le médecin. Pour le système de santé canadien, cela peut représenter un fardeau allant jusqu'à 31 millions de dollars chaque année. Le fardeau économique total peut s'élever à 69 millions de dollars si l'on tient compte des dépenses connexes et des jours de travail perdus. Une bonne nouvelle est que, selon les résultats d'un essai intitulé Rotavirus Efficacy and Safety Trial (REST), deux nouveaux vaccins mis au point par les laboratoires pharmaceutiques, Merck & Co. (1) et GlaxoSmithKline Biologicals (2), administrés par voie orale, réussissent dans 98 pour cent des cas à prévenir les formes graves d'infections à rotavirus. L'étude REST est une étude avec répartition aléatoire, menée à double insu et contrôlée par placebo. Il s'agit de l'une des plus importantes études sur un vaccin jamais réalisées, puisque près de 70 000 nourrissons âgés de 6 à 12 semaines et appartenant à divers pays (Etats-Unis, Taïwan, neuf pays d'Europe et d'Amerique centrale) y ont participé. Références - (1) T. Vesikari and Others. Safety and Efficacy of a Pentavalent Human-Bovine (WC3) Reassortant Rotavirus Vaccine. New. Engl. J. of Medicine. Volume 354:23-33.J anuary 5, 2006 (2) G. M. Ruiz-Palacios
and Others. Safety and Efficacy of an Attenuated Vaccine
against Severe Rotavirus Gastroenteritis. New. Engl. J. of
Medicine. Volume 354:11-22. January 5, 2006
Une note d'espoir alors que les cas humains de grippe aviaire se multiplient en Turquie: il est probable que de nombreuses personnes qui contractent la maladie ne sont pas gravement affectés et recouvrent rapidement la santé Une équipe de chercheurs a interrogé près de 45.000 personnes dans le district de Bavi, dans le nord-ouest du Vietnam, entre avril et juin 2004, sur leur proximité avec la volaille malade et sur l'apparition de symptômes grippaux. Le Vietnam était cette année-là le pays le plus touché par l'épizootie de grippe aviaire et celui qui a enregistré le plus de cas humains. Les chercheurs constatent que, entre 650 et 750 de ces affections pourraient être attribuées au contact direct avec des oiseaux morts ou malades. Si ces maladies de type grippal ont contraint la plupart des patients à ne pas aller au travail ou à l'école, elles étaient essentiellement bénignes et n'ont duré qu'environ trois jours. On constate donc que l'incidence de la grippe aviaire est plus élevée mais d'un autre côté que son taux de mortalité est finalement plus faible. Par comparaison, la plupart des quelque 140 cas humains liés à la grippe aviaire signalés à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis janvier 2004 étaient graves, tuant plus de la moitié des patients. Les auteurs de l'étude avertissent toutefois que faute d'analyse sanguine, les résultats ne peuvent être qu'indicatifs et sont loin d'être définitifs. Leur confirmation par des analyses cherchant la trace d'anticorps dirigés contre le H5N1 dans le sang des personnes interrogées est en cours. Référence - Anna Thorson; Max Petzold; Nguyen Thi Kim Chuc; Karl Ekdahl . Is Exposure to Sick or Dead Poultry Associated With Flulike Illness?: A Population-Based Study From a Rural Area in Vietnam With Outbreaks of Highly Pathogenic Avian Influenza. Arch Intern Med. 2006;166:119-123.
La paralysie cérébrale infantile (cerebral palsy) est liée à une lésion du cerveau survenue dans la période anténatale ou périnatale. Elle constitue un trouble moteur non progressif secondaire à un défaut ou une lésion sur un cerveau en maturation. Le handicap moteur séquellaire associe, à des degrés variables, des troubles de la posture et du mouvement. Cette maladie a de nombreuses causes possibles. Un nouveau rapport suggère que les bébés atteints par certaines maladies infectieuses virales, soit peu de temps avant la naissance, soit après la naissance, ont un plus grand risque . La recherche s'est effectuée sur 443 cas de patients ayant une paralysie cérébrale et sur 883 enfants contrôles. Ils furent testés pour les entérovirus et les virus de l'herpès. Les virus du groupe herpès ont inclu les types 1 et 2 (HSV-1 and HSV-2), le virus Epstein-Barr (EBV), le cytomégalovirus (CMV), le virus humain herpétique 8 et les virus herpétiques du groupe B incluant la varicelle (VZV) et les virus humains herpétiques 6 et 7. La prévalence d'acides nucléiques viraux dans la population de contrôle fut élevée : 39,8 % des contrôles furent testés positifs et la prévalence fut encore plus élevée chez les prématurés. La détection de l'herpès du groupe B a accru le risque de développer une paralysie cérébrale. Ainsi donc, selon les auteurs l'exposition aux virus neurotropiques pourrait être associée avec les accouchements prématurés et la paralysie cérébrale. Référence - Catherine S Gibson … and Gustaaf A Dekker.
Neurotropic viruses and cerebral palsy: population based
case-control study. British Medical Journal, Jan 2006
(online edition
STMicroelectronics et les laboratoires Veredus ont signé un accord de développement pour une solution de dépistage rapide, utilisable sur le terrain, qui permettra aux professionnels de santé de détecter rapidement les souches de la grippe aviaire et d'autres virus grippaux. Cette solution de diagnostic qui , partant d'un simple échantillon sanguin ou naso-pharyngien et utilisant un équipement fiable et peu coûteux, fournit des résultats après un test d'environ une heure. S'appuyant sur la plate-forme caractérisée «In-Check » de ST, Veredus développe actuellement une application capable d'identifier les sous-types de virus influenza A et B et de déterminer en particulier si un patient est infecté par la grippe aviaire (H5N1) ou un autre sous-type de virus influenza A ou B. Un seul test est nécessaire, au lieu de plusieurs actuellement, souligne STMicroelectronics dans un communiqué. Après des résultats jugés "encourageants", les deux sociétés, qui sont en train de développer le test en Italie, prévoient de commercialiser ce système d'ici la fin de l'année, avant le début de la prochaine période de grippe. Ayant refusé de parler de prix, elles disent vouloir d'abord prospecter les aéroports et les points d'immigration avant de se lancer sur le marché des hôpitaux. Veredus estime que son test est fiable à 99%. Source - http://www.news-medical.net/?id=15477
01/10/2006 - 01/13/2006. National Conference of Research in HIV/AIDS. hanakyapuri, New Delhi. India 01/12/2006 - 01/14/2006. 2nd International HIV and Hepatitis Co-infection Workshop. Amsterdam. Netherlands 01/29/2006 - 02/03/2006. 10th International
Symposium on Current Topics in Infectious
Diseases. Grindelwald. Switzerland
![]() |