RÉCENTES PERSPECTIVES

EN VIROLOGIE

 

 

 


Revue de presse mensuelle VOL6 N°2 OCTOBRE 2004


Dans le domaine des sciences, nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois, et dans la langue de Molière, des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée. On y trouvera une sélection qui, sans prétendre être exhaustive, porte sur les recherches virologiques les plus récentes au fur et à mesure qu'elles apparaissent dans les médias spécialisés.

De septembre à avril, le site sera constamment complété et mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement au moins sur une base hebdomadaire.

 Jean Robin, Ph.D.


DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVES EN VIROLOGIE

Virologie fondamentale

 

Virologie médicale (VIH)

 

Virologie médicale et appliquée

(Autres virus)

Calendrier des congrès en virologie

VIROLOGIE FONDAMENTALE

 * STRUCTURE ET PROPRIÉTÉS DES VIRUS

Séquençage complet du génome du Mimivirus, virus géant à ADN.

* CLASSIFICATION DES VIRUS

Séquençage complet du génome du Mimivirus, virus géant à ADN.

* ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS

* TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE

La virologie moléculaire s'intéresse aux points quantiques >>>>>NOUVEAU

* DÉCAPSIDATION

* RÉPLICATION

Mise en évidence du rôle de la DDX3, une hélicase cellulaire, dans le transport nucléaire des ARN messagers du VIH >>>>>NOUVEAU

* MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO

* RELARGAGE

*INTERFÉRONS

*ONCOGÉNÈSE

* INFECTION ET IMMUNITÉ

Les scientifiques découvrent une nouvelle manière potentielle de contrôler les bactéries antibio-résistantes

Début d'élucidation de la pathologie moléculaire du virus de la variole

Les aquifères à porosité intergranulaire peuvent être infiltrés par les virus

Un pas de plus dans la mise au point d'un modèle animal pour l'étude de l'infection par le virus de la variole

La protéine expliquant la virulence du virus de la grippe espagnole a été identifiée

Test d'un vaccin influenza obtenu par culture sur une lignée cellulaire d'insecte >>>>>NOUVEAU


VIROLOGIE MÉDICALE

 VIH 

Un microbicide empêche la transmission du VIH chez le singe


VIROLOGIE MÉDICALE ET APPLIQUÉE: AUTRES VIRUS

Le Cannabis pourrait aider à combattre les virus Herpès oncogènes

La thérapie génique virale pourrait prochainement offrir un traitement de la maladie d'Alzheimer

SV40 ne jouerait aucun rôle dans les mésothéliomes pleuraux humains

Un modèle viral démontre que le stress subi dans l'enfance est un facteur promoteur de la sclérose en plaques (SEP)

Les airelles contre le virus herpès


CALENDRIER DES TOUS PROCHAINS CONGRÈS EN VIROLOGIE


NOUVELLES EN VIROLOGIE FONDAMENTALE

* STRUCTURE ET PROPRIÉTÉS DES VIRUS

Séquençage complet du génome du Mimivirus, virus géant à ADN.

En mars 2003, en recherchant la présence de légionnelles, les bactéries agents de la légionellose, dans les circuits de refroidissement d'eau de systèmes de climatisation, deux équipes de chercheurs marseillais ont découvert le plus grand virus à ADN jamais identifié, appelé Mimivirus puisqu'on pourrait le prendre pour un microbe ("mimicking microbe"). Sa taille- 400 nanomètres - dépasse largement celle des virus aujourd'hui recensés et est du même ordre de grandeur que plusieurs espèces de bactéries, par exemple Ureaplasma Urealyticum, Tropheryma Whipplei.

Le mimivirus est également géant du point de vue de la taille de son génome, d'environ 1,2 millions de bases (Mb), soit 2 fois plus que le virus qui détenait le record de taille avant lui, un bactériophage (0,67 Mb). Il est également beaucoup plus grand que le génome d'une vingtaine d'organismes unicellulaires (archaebactéries et eubactéries).

Les chercheurs publient à présent l'analyse détaillée de la séquence du génome de ce virus. Ils ont identifié environ 1200 gènes potentiels dont 298 auxquels ils ont pu attribuer une fonction.

L'analyse du génome du Mimivirus indique la présence d'une trentaine de gènes habituellement présents chez les organismes cellulaires et absents des virus. Parmi ceux-ci, on trouve plusieurs gènes de la synthèse des protéines, une propriété tout à fait inhabituelle pour les virus, qui utilisent normalement la machinerie de l'hôte qu'ils infectent pour synthétiser leurs propres protéines. On trouve également des protéines de réparation de l'ADN, d'aide au repliement des protéines et des enzymes du métabolisme, jamais identifiées auparavant chez aucun virus.

Ainsi, par la taille des particules virales, par la taille de son génome et par la présence de protéines considérées comme propres aux organismes cellulaires, le Mimivirus modifie notre vision de l'évolution de la vie en général, et de l'origine des virus à ADN au cours de l'évolution en particulier. On pense que les Mimivirus constitueraient une nouvelle branche évolutive de l'arbre de la vie, distincte des trois branches connues, eucaryotes, bactéries et archaebactéries.

Cette nouvelle classification indique que certains virus à ADN auraient pu être déjà présents il y a plus de trois milliard d'années, avant même l'apparition des premiers organismes eucaryotes. Selon cette hypothèse, les virus à ADN seraient le résultat de l'évolution par perte de gènes (réductive) d'un organisme cellulaire ancestral aujourd'hui disparu. Une origine très ancienne des virus à ADN est également compatible avec des hypothèses déjà proposées selon lesquelles ils auraient pu jouer un rôle central dans l'émergence même du domaine Eucaryote

Cependant, même si ces virus présentent quelques caractéristiques cellulaires, ils possèdent encore plusieurs des critères propres aux virus, en particulier l'absence de métabolisme énergétique et un mode de multiplication intracellulaire typiquement viral, ici dans les amibes.

Référence: Didier Raoult et al. The 1.2 Mb genome sequence of Mimivirus. Science, en ligne le 14 octobre 2004.


* CLASSIFICATION DES VIRUS


* ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS


* TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE

La virologie moléculaire s'intéresse aux points quantiques

Une des techniques potentielles pour étudier la réplication virale serait de marquer les virions avec des composés fluorescents (fluorochromes) et de les suivre intracellulairement grâce au microscope à fluorescence sous une longueur d'onde excitatrice convenable.

Malheureusement, exposés à une source d'excitation, les fluorophores organiques sont rapidement dégradés et émettent de moins en moins de fluorescence (photoblanchiment ou " photobleaching "). En fait, les virus marqués cessent de fluorescer au bout de trois à cinq secondes et il est donc impossible de les examiner pendant un plus long laps de temps.

Mais, on sait que le phénomène de photoblanchiment n'est pas observé avec les points quantiques ( "Quantum Dots "). En effet ces fluorophores inorganiques composés de nanocristaux sont extrêmement photostables. Cette caractéristique qui favorise des temps d'intégration plus longs (jusqu'à 48 heures) élargit le champ d'application des fluorophores et améliore la détection des cibles peu abondantes. Toutefois, les points quantiques n'ont pas été utilisés en biologie.

Un chercheur torontois espère le faire dans le cas de l'infection cellulaire par des virus. La stabilité de la fluorescence permettrait d'augmenter grandement les temps d'observation et de suivre un cycle de réplication en entier. Deux problèmes restent encore à surmonter:

- Les points quantiques ne sont pas hydrosolubles et donc ne pénètreraient que difficilement ou pas du tout dans le milieu cellulaire. Il va donc falloir modifier leurs propriétés de surface.

- Étant donné que les points quantiques sont composés de matériaux toxiques (métaux lourds), il faudra de plus amples études pour savoir si on pourra étendre leur application de tests in vitro à des tests in vivo.

Source: http://www.news.utoronto.ca/bin6/041012-565.asp


* DÉCAPSIDATION


* RÉPLICATION

Mise en évidence du rôle de la DDX3, une hélicase cellulaire, dans le transport nucléaire des ARN messagers du VIH

On connaît encore mal le processus par lequel l'ARN messager du VIH quitte le noyau des cellules. Il était bien établi que le transport nucléaire, que ce soit celui des protéines ou celui des ARN, qu'il soit dirigé vers le noyau ou vers le cytoplasme, semble toujours reposer sur la présence de signaux protéiques reconnus par des récepteurs permettant le transport au travers des pores nucléaires. C'est ainsi qu'on a pu mettre en évidence, dans l'exportation de l'ARN du VIH, l'intervention de deux protéines, soit la protéine virale Rev et la protéine cellulaire CRM1.

Un tel modèle ne permettait pas toutefois de comprendre comment les grosses molécules que constituaient chacune des pelotes statistiques d'ARN messager pouvaient franchir les minuscules orifices que constituaient les pores nucléaires. A ceci une équipe de chercheurs vient d'apporter une réponse en montrant qu'une hélicase ARN cellulaire, connue sous le nom de DDX3 déroulait l'écheveau des Arn messagers en filaments linéaires aptes alors à franchir la membrane nucléaire. Il est ainsi démontré, une fois encore. que les virus puisent abondamment dans les ressources de leurs hôtes pour réguler leur réplication et favoriser leur dissémination.

Les scientifiques projettent maintenant de rechercher des inhibiteurs de DDX3 dans le but de bloquer la réplication du VIH. Pour ce, ils devront trouver un équilibre qui permettra à un tel inhibiteur potentiel d'arrêter la réplication du virus sans nuire pour autant aux cellules humaines. La mise au point d'une telle drogue qui ciblerait une enzyme cellulaire enrichirait l'arsenal thérapeutique anti-SIDA composé essentiellement jusqu'ici de deux classes de drogues inhibitrices des enzymes virales, soit les inhibiteurs de la protéase et les inhibiteurs de la transcriptase réverse. En effet, à la différence des enzymes virales, les enzymes cellulaires ne peuvent pas muter, aussi pourrait-on, avec un inhibiteur de la DDX3, éliminer les problèmes de résistance rencontrés avec les autres drogues.

Référence: VSRK Yedavalli et al. Requirement of DDX3 dead box RNA helicase for HIV-1 Rev-RRE export function. Cell 119:381-92 (2004).


* RELARGAGE


* MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO


*INTERFÉRONS


*ONCOGÉNÈSE


* INFECTION ET IMMUNITÉ

Les scientifiques découvrent une nouvelle manière potentielle de contrôler les bactéries antibio-résistantes

Les chercheurs de l'université de Californie à Los Angeles ont constaté que le génome du bactériophage qui infecte la bactérie Bordetella bronchiseptica, une parente de la bactérie qui cause la coqueluche, contient une série de gènes capables de modifier la partie du virus qui se lie à la cellule bactérienne. Ces gènes permettent au bactériophage d'évoluer rapidement en nouvelles souches variantes qui peuvent identifier et attaquer les bactéries qui étaient devenues résistantes au bactériophage précédent.

Les chercheurs croient que cette découverte pourrait mener à l'utilisation de bactériophages génétiquement modifiés capables de traiter des infections bactériennes devenues résistantes aux antibiotiques. L'introduction de tels bactériophages pourrait également amener une approche unique contre les microbes pathogènes utilisés à des fins terroristes.

La thérapie par les bactériophages a été pratiquée depuis presque cent ans dans diverses régions du monde, et aux Etats-Unis dans la première moitié du 20ème siècle. Mais maintenant il pourrait être possible de transformer des bactériophages qui fonctionneraient en tant qu'agents antimicrobiens "dynamiques". Ceci pourrait fournir une ressource renouvelable d'antibiotiques "intelligents" pour traiter les maladies bactériennes.

Les scientifiques continuent à étudier ce mécanisme génétique pour apprendre plus au sujet de ses propriétés biochimiques et pour déterminer si des formes plus élevées de vie ont des classes semblables de gènes. Ils croient que, le moment venu, ils pourront employer les connaissance glanées dans cette découverte pour produire en laboratoire des protéines qui pourront se lier à presque n'importe quelle molécule d'intérêt.

Référence: J F Miller et al. Tropism switching in Bordetella bacteriophage defines a family of diversity-generating retroelements. Nature 431: 476-81 (2004).


Début d'élucidation de la pathologie moléculaire du virus de la variole

La chose étonnante au sujet du virus de la variole est que c'est un virus qui, ayant pourtant tué plus d'humains que n'importe quel autre agent infectieux dans l'histoire, n'a pas encore révélé les mécanismes moléculaires de son pouvoir pathologique. Ceci est essentiellement du au fait que la maladie a été éradiquée bien avant que la virologie ait des moyens d'investigation moléculaire suffisants.

Ceci est maintenant en voie d'être corrigé car des chercheurs aux Etats-Unis viennent de découvrit des points importants de la pathologie moléculaire du virus de la variole. Une équipe de Stanford a lancé ce projet en profitant qu'une étude de l'infection variolique chez les singes était en cours aux centres pour le contrôle et la prévention des maladies.

Les scientifiques ont recherché les gènes qui étaient activés ou réprimés dans les cellules sanguines des animaux atteints de la variole. Ils ont identifié ces gènes en comparant des échantillons de sang obtenus à plusieurs reprises pendant l'infection à ceux obtenus à partir des mêmes singes avant infection. Leur but était de mieux comprendre la stratégie employée par le virus de la variole, ainsi que la stratégie de défense du système immunitaires des primates.

Pour ce faire, ils ont utilisé la technologie des puces à ADN (DNA microarrays). Celles-ci consistaient en un support solide (petite lame de verre) sur lequel des milliers de fragment d'ADN(correspondant à 18000 gènes différents) avaient été déposés de façon géométrique à l'aide d'une micropipette robotisée. Grâce à cette technique, chacun des fragments d'ADN était représenté par un point sur le support (ou puce). Ils ont servi de sondes pour fixer de façon très spécifique les fragments de gènes complémentaires (cibles), présents dans les échantillons biologiques à tester, leur mise en contact étant mise en évidence par des techniques optiques sous éclairage fluorescent ou par détection de radioactivité. La quantification des signaux obtenus et l'identification des fragments de gènes reconnus a ensuite été rendue possible au moyen d'un système d'acquisition d'image puis d'analyse des données faisant appel à des logiciels informatiques spécialement conçus à cet effet. Les résultats obtenus ont ensuite été validés sur le plan statistique et interprétés dans un contexte biologique.

En plus, et grâce à la même technique, les chercheurs ont comparé l'infection variolique à l'infection par Ebola pour distinguer les changements qui seraient relativement spécifiques à la variole de ceux qui se produisent généralement au cours des infections virales. Ils ont trouvé plusieurs composantes clés du système immunitaire qui semblaient répondre différemment à l'infection par chacun des virus. Un des aspects les plus intrigants de leurs résultats a été que certaines molécules critiques qui commandent la réaction immunitaire n'ont été inhibées que dans l'infection variolique, mais pas dans celle par Ebola, démontrant ainsi que le virus de la variole peut produire des inhibiteurs de ces molécules.

Source: http://www.sciencedaily.com/releases/2004/10/041006080726.htm

Référence: Rubins, K. H., Hensley, L.E., Jahrling, P.B., Whitney, A. R., Geisbert, T.W., Huggins, J.W., Owen, A., LeDuc, J.W., Brown, P.O., Relman, D.A. 2004. The host response to smallpox: Analysis of the gene expression program in peripheral blood cells in a nonhuman primate model. Proceedings of the National Academy of Sciences (online edition).


Les aquifères à porosité intergranulaire peuvent être infiltrés par les virus

La grande majorité des virus susceptibles d'engendrer des infections humaines, diffuse dans l'environnement hydrique par l'intermédiaire de souillures fécales humaines ou animales. Jusqu'ici, on pensait que les pollutions virales se rencontrent surtout dans les aquifères à perméabilité de fissure (craie, massifs calcaires), dans lesquels la fonction épuratrice du sous-sol ne peut s'exercer et dans lesquels la matière organique est dégradée partiellement. Par contre, on estimait que, dans les aquifères à porosité intergranulaire, les virus étaient filtrés et qu'une contamination virale impliquait donc nécessairement une source proche de pollution (puisard, défaut d'étanchéité du captage, rejet de station d'épuration, décharges,…).

Cette conception est remise en question par une équipe de chercheurs qui a examiné 48 échantillons d'eau non traités de six des quinze puits de la ville américaine, La Crosse, pour évaluer si des virus y étaient présents. Ces puits sont constitutifs d'un aquifère de porosité intergranulaire alimenté majoritairement par le fleuve Mississipi. Il appert que la moitié des échantillons d'eau contenait au moins un type de virus gastro-intestinal et que 23 pour cent des échantillons renfermaient deux types ou plus de virus. L'étude a identifié des entérovirus, rotavirus, virus de l'hépatite A et norovirus. En plus de détecter la présence de ces virus avec des méthodes d'essai moléculaires, les chercheurs ont essayé de cultiver les entérovirus et les virus de l'hépatite A pour voir s'ils étaient infectieux. Il s'est avéré qu'aucun des entérovirus prélevés n'était infectieux, bien que trois échantillons se soient avérés positifs à cet égard dans le cas du virus de l'hépatite A. Cependant, pendant la période d'étude, aucun cas d'hépatite A lié à l'eau potable n'a été rapporté.

La prudence s'impose donc également pour la consommation de l'eau provenant des aquifères à porosité intergranulaire.

Référence: Mark A. Borchardt, Nathaniel L. Haas, and Randall J. Hunt Appl. Vulnerability of Drinking-Water Wells in La Crosse, Wisconsin, to Enteric-Virus Contamination from Surface Water Contributions. 2004. Appl. Environ. Microbiol. 70: 5937-5946.


Un pas de plus dans la mise au point d'un modèle animal pour l'étude de l'infection par le virus de la variole

Beaucoup de recherches ont eu lieu afin de trouver un modèle animal pour l'étude de l'infection par le virus de la variole. On avait jusqu'ici obtenu avec succès l'infection de macaques cynomolgus (macaques de Buffon) au moyen de deux souches différentes de virus variolique injectées par voie intraveineuse, ou par voie intraveineuse et aérosol. La maladie provoquée avait en commun plusieurs signes pathologiques avec la variole humaine, mais l'évolution était beaucoup plus rapide et la dose de virus nécessaire pour entraîner l'infection par voie intraveineuse était particulièrement élevée. Des études supplémentaires étaient nécessaires pour améliorer et valider ce modèle animal, qui pourrait être utilisé à titre expérimental dans le cadre d'études prophylactiques ou thérapeutiques avec le virus variolique vivant et pourrait également permettre de mettre au point de bons réactifs de diagnostic.

Un pas dans cette direction vient d'être accompli par une équipe américaine qui a exposé 36 singes cynomolgus à une de deux souches du virus de la variole, Harper et India 7124. Huit animaux ont été infectés par une combinaison voie intraveineuse et aérosol - quatre avec la souche Harper et quatre avec la souche India. Les 24 animaux restants ont été exposés à des doses variables de virus, seulement par voie intraveineuse.

Chez les animaux infectés à la fois par voie aérienne et sanguine, les deux souches virales ont produit une forme léthale de la maladie, avec des lésions ressemblant à la maladie humaine. Selon les auteurs, la mort est intervenue dans les six jours suivant l'inoculation. Des résultats semblables ont été obtenus chez les singes qui ont reçu la même dose de l'un ou l'autre virus par la seule voie intraveineuse.

Pour valider ce modèle animal, l'équipe a alors examiné l'effet de doses inférieures de virus (dilution par un facteur de dix) sur l'évolution de la maladie. Ils s'attendaient à ce que les taux de mortalité restent les mêmes mais que l'évolution vers la létalité soit plus longue. Malheureusement, ils ont du constater une diminution du taux de mortalité. Une amélioration du modèle est donc nécessaire.

Référence: Jahrling, P.B., Hensley, L.E., Martinez, M.J., LeDuc, J.W., Rubins, K.H., Relman, D.A., Huggins, J.W. 2004. Exploring the potential of variola virus infection of cynomolgus macaques as a model for human smallpox. Proceedings of the National Academy of Sciences (online edition).


La protéine expliquant la virulence du virus de la grippe espagnole a été identifiée

La grippe espagnole de 1918 a été caractérisée par une exceptionnelle sévérité et une évolution clinique très rapide, responsables de plus de 20 millions de morts.

Afin d'identifier les propriétés de la souche virale qui pourraient expliquer son extrème virulence, une équipe de scientifiques a produit par génétique inverse des virus recombinants contenant les gènes de l'hémagglutinine (HA) et de la neuraminidase de la souche pandémique de 1918. Ces molécules sont les glycoprotéines de surface majeures des virus influenza et sont impliquées fortement dans la réponse immune de l'hôte.

L'équipe a ensuite inoculé cette substance à des souris, en même temps que des souches de virus de grippe humaine qui, normalement, sont inoffensives pour ces rongeurs. Il a alors été constaté que la HA du virus de 1918 augmentait nettement l'aptitude des virus contemporains à contaminer les souris. D'autre part, il a été noté que ces souches humaines de virus renforcées par la protéine recréée pouvaient infecter totalement les poumons et provoquer des réactions inflammatoires et des hémorragies caractéristiques de celles observées lors de l'épidémie du début du XXe siècle. Plus précisément, l'étude des tissus pulmonaires a mis en évidence des taux élevés de chimiokines et de cytokines, vraisemblablement en rapport avec l'infiltration massive par des cellules inflammatoires et avec les hémorragies observées. Ces phénomènes contribuent pour leur part à la gravité de l'infection

Référence: Darwyn Kobasa et al.Enhanced virulence of influenza A viruses with the haemagglutinin of the 1918 pandemic virus. Nature 431, 703 - 707


Test d'un vaccin influenza obtenu par culture sur une lignée cellulaire d'insecte

Les vaccins contre la grippe existent depuis les années 40. Le vaccin est composé de virus inactifs qui ont été cultivés dans des oeufs de poule fertilisés, et ensuite purifiés.

Bien que ces vaccins soient considérés hautement efficaces, les autorités de la santé publique ressentent le besoin d'avoir une technologie de production de rechange en vue d'avoir la possibilité de produire le vaccin plus rapidement (le temps de production est actuellement de 6 mois) et à moindre coût, d'augmenter son efficacité et de pouvoir l'offrir à des personnes allergiques aux protéines d'oeufs.

La technologie de culture cellulaire offre tous ces avantages potentiels et pourrait donc représenter un important progrès tant dans les efforts déployés pour contrer la menace d'une pandémie que pour usage dans les périodes inter-pandémique.

Il n'est donc pas étonnant que, depuis quelques années, de nombreuses recherches pour produire le virus de l'influenza par culture cellulaire aient été entreprises. C'est ainsi qu'une équipe américaine de l'Université de Rochester, en collaboration avec Protein Sciences Corporation, a commencé à tester sur 400 à 500 adultes, âgés de 18 à 49 ans, un vaccin expérimental obtenu à partir de cultures virales sur une lignée de cellules d'insectes. Cette étude a pour but de confirmer de précédents résultats qui avaient montré que 399 personnes âgées vaccinées avec la même préparation manifestaient une réponse immunologique égale à celle déclenchée par le vaccin classique. Le vaccin obtenu sur culture cellulaire demande seulement deux à trois mois pour être produit, ce qui en diminue également le coût.

Source: http://www.eurekalert.org/bysubject/medicine.php

Public Release: 25-Oct-2004


NOUVELLES EN VIROLOGIE MÉDICALE


VIH

Un microbicide empêche la transmission du VIH chez le singe

Environ la moitié des cas de VIH, à l'échelle mondiale, se rencontre chez des femmes. Sur le plan biologique, la femme est plus vulnérable à contracter le VIH; par ailleurs, plusieurs femmes n'ont pas le pouvoir nécessaire pour s'objecter à une relation sexuelle ou pour insister sur l'utilisation de condoms. Des microbicides, sous forme de gelée, film, éponge ou autre, en application topique (intravaginale, par exemple), pourraient aider à prévenir la transmission sexuelle du VIH. D'après un récent rapport de la Fondation Rockefeller, un microbicide qui n'offrirait même qu'une efficacité partielle contre le VIH pourrait conduire en trois ans à éviter 2,5 millions d'infections. Selon les experts, la mise au point d'un tel microbicide nécessitera entre cinq et dix années de travail. Par ailleurs, ce médicament serait d'autant plus important que les efforts pour mettre au point un vaccin antisida sont décourageants A cause de l'existence de la grande variabilité des souches virales amenant plusieurs sous-types de virus, il faudra probablement un vaccin spécial pour chacun de ces sous-types.

Des chercheurs suisses et américains ont mis au point un microbicide par pour empêcher l'infection par le virus du sida. La molécule, baptisée PSC-Rantes, peut être utilisée sous forme de mousse ou de crème et appliquée sur les muqueuses des organes génitaux afin de prévenir l'entrée dans le corps du VIH. Il s'agit d'une chimiokine qui empêche le virus de se lier au récepteur CCR5 des lymphocytes T-CD4. La pommade fabriquée avec cette molécule a été appliquée dans le vagin de femelles de singes rhésus. Une version chimérique du virus -mi-simiesque mi-humaine- a ensuite été introduite chez ces femelles.

Sur les 15 femelles qui ont reçu les plus fortes concentrations de PSC-RANTES 12 ont été protégées contre le virus.

Les doses utilisées pour l'étude ne sont pas applicables à des êtres humains et le coût de fabrication de la molécule synthétique rend pour l'instant prohibitif le prix de la pommade. Le microbicide est encore loin des rayons des pharmacies, mais les auteurs estiment qu'il il pourrait déboucher d'ici de trois à cinq ans sur une méthode de prévention cruciale pour les prostituées et les couples sérodiscordants (où l'un des deux partenaires est porteur du VIH).

Référence: Lederman MM, et al. Prevention of vaginal SHIV transmission in rhesus macaques through inhibition of CCR5. Science 306(5695), 485-487, 15 October 2004


NOUVELLES ENVIROLOGIE MÉDICALE ET APPLIQUÉE: AUTRES VIRUS

Le Cannabis pourrait aider à combattre les virus Herpès oncogènes

Les gamma herpes virinae comprennent l'herpèsvirus humain 8 (HHV8) responsable du sarcome de Kaposi qui se développe particulièrement chez les individus co-infectés par le VIH et l'HHV8, et le virus Epstein-Barr, agent causal du lymphome de Burkitt et également associé au lymphome d´Hodgkin et aux lymphomes cérébraux chez les personnes atteintes du virus du SIDA.

Ces virus, une fois la cellule infectée, peuvent s'intégrer dans le génome cellulaire sans se multiplier. Cette période de latence correspond souvent (mais pas toujours) à une non-expression du génome viral (et donc à une non-prolifération virale): malgrè les anticorps et les LT8 dirigés contre le virus, le virus reste présent car il ne produit pas d'antigènes susceptibles d'être reconnus par le système immunitaire. Lors d'un déficit immunitaire, la réactivation virale peut survenir et les virions peuvent attaquer d'autres cellules et déclencher de nouveau l'oncogénèse.

Une équipe de chercheurs a constaté que cette réactivation soudaine pouvait être empêchée si des cellules infectées étaient mises en présence du tetrahydrocannbinol delta-9 (THC), un composé retrouvé dans la marijuana. Tandis que les cellules atteintes par un gamma de souris mouraient quand le virus était réactivé, ces mêmes cellules survivaient quand elles étaient cultivées en présence du THC.

En outre, les chercheurs ont prouvé que THC agit spécifiquement sur les virus d'herpès gamma. Le produit chimique n'a eu aucun effet sur un autre virus apparenté, l'herpès simplex-1, qui cause l'herpès génital.

De petites concentrations de THC se sont avérées plus efficaces et sélectives contre les gamma herpes virinae que l'acyclovir, le gancicyclovir et le foscamet, les antiviraux généralement les plus utilisés.

Les chercheurs stipulent que THC empêche sélectivement la diffusion des virus d'herpès gamma en ciblant un gène appelée ORF50 qui leur est commun.

D'autres d'études sont nécessaires. L'effet physiologique du THC n'a pas encore été évalué, aussi l'utilisation de la marijuana n'est-elle pas recommandée pour prévenir ou traiter les cancers sus-mentionnés. En fait, le THC a été également reconnu pour supprimer le système immunitaire; la consommation de marijuana pourrait donc faire plus de mal que de bien aux patients dont les systèmes immunitaires sont déjà affaiblis.

Référence: Maria M Medveczky et al. Delta-9 tetrahydrocannabinol (THC) inhibits lytic replication of gamma oncogenic herpesviruses in vitro. 2004. BMC Medicine 2:34 doi:10.1186/1741-7015-2-34.


La thérapie génique virale pourrait prochainement offrir un traitement de la maladie d'Alzheimer

On sait que la maladie d'Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative, au même titre que la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaque, qui détruit progressivement certains neurones. Dans la maladie d'Alzheimer, cette dégénérescence neuronale est due à des dépôts de substances protéiques sur la surface et à l'intérieur des neurones. Les zones de la mémoire (hippocampe) sont touchées en premier, puis le cortex et les zones du savoir. Les cellules nerveuses ne se renouvelant pas; celles qui meurent ne sont pas remplacées: d'où l'évolution inéluctable des maladies entraînant la destruction des neurones.

La recherche a permis de démontrer que la baisse de certains neurotransmetteurs au niveau cérébral était impliquée dans l'augmentation des troubles associés à la maladie d'Alzheimer.Un des neurotransmetteurs en jeu dans le développement de la maladie d'Alzheimer est appelé l'acétylcholine. On sait aujourd'hui, qu'il existe des protéines chargées de le détruire : ce sont les acétylcholinestérases. Les principaux médicaments ont donc pour rôle de bloquer ces protéines destructrices.. Du premier au dernier sorti (tacrine, donezepil, rivastigmine et galantamine), ils présentent de moins en moins d'effets secondaires et permettent de repousser les manifestations les plus invalidantes de la maladie. Le dernier-né aurait même une autre action bénéfique puisqu'en plus d'inhiber la dégradation de l'acétylcholine, il en augmenterait l'action. Hélas, même si leur action est efficace, elle permet seulement de repousser l'arrivée des manifestations handicapantes et d'augmenter l'espérance de vie.

De nouvelles voies de recherche sont donc nécessaires. Actuellement, la recherche est très active et prend de nouvelles directions.

Ainsi un groupe de chercheurs américains travaille sur une approche d'ingénierie génétique. Les scientifiques ont mis au point un vecteur génétique viral, le CERE-110, composé d'un virion AAV renfermant le gène responsable de la synthèse du facteur de croissance naturel visant à stimuler le développement des cellules nerveuses responsables de la synthèse de l'acétylcholine.

Un objectif clef de l'étude sera de délivrer le CERE-110 directement à la partie du cerveau qui est presque universellement affectée par la maladie d'Alzheimer, à savoir le cerveau inférieur (basal forebrain), et pas à d'autres parties du cerveau où il peut causer des effets secondaires. La neurochirurgie est indispensable pour injecter avec précision la drogue dans les corps de base du noyau de Meynert des deux côtés du cerveau. Six à 12 sujets ayant une maladie d'Alzheimer, de modérée à avancée, feront partie de l'étude. La mémoire et la fonction cognitive des sujets seront évaluées régulièrement pendant les deux ans que durera l'étude.

Une xpérience semblable préalablement menée sur des primates avait donné des résultats fort encourageants.

Le choix de l'AAV comme vecteur tient à deux raisons. D'une part, il ne peut se répliquer de façon autonome car il nécessite la présence d'une autre virus (adénovirus) pour pouvoir le faire. D'autre part, l'AAV est un virus répandu chez la très grande majorité des humains qui sont donc immunologiquement protégés contre lui.

Source: http://www.rush.edu/webapps/MEDREL/servlet/NewsRelease?ID=578


SV40 ne jouerait aucun rôle dans les mésothéliomes pleuraux humains

On se souviendra que des millions de doses de vaccin contre la polio ont été contaminées par un virus de singe, le virus simien 40 (SV40). Par la suite, des études récentes avaient détecté ce virus chez certains patients atteints de mésothéliome, un cancer de la paroi thoracique ou abdominale. D'après ces diverses études, il ressortait que des séquences d'ADN correspondant au génome de SV40 pouvaient être détectées dans les tumeurs, mais ce n'était pas le cas dans toutes les tumeurs, et cette hétérogénéité dépendait aussi bien des pays que des études.

Une étude met en question ce lien proposé entre SV40 et mésothéliome pleural et fournit une explication possible pour les anomalies dans les résultats obtenus par différents groupes. Les chercheurs ont utilisé plusieurs méthodes indépendantes pour détecter l'ARN, l'ADN et les protéines du SV40 dans des échantillons pleuraux humains de mésothéliome et n'ont trouvé aucune évidence pour une implication significative de ces molécules virales dans la maladie. Par contre, ils ont constaté que les fragments d'ADN de SV40 qui avaient été détectés dans quelques analyses ne provenaient pas de particules virales qui auraient été présentes dans les échantillons de tissu, mais bien de fragments d'ADN de SV40 présents dans des plasmides utilisés en recherche biomoléculaire.

Il appert ainsi que cette source des fragments d'ADN de SV40 avait été non reconnue, menant à de faux résultats positifs dans les analyses qui recherchaient la présence véritable de SV40 dans les tumeurs humaines. Il convient donc d'être vigilant pour éviter ces erreurs techniques dans de futurs études impliquant SV40.

Référence: Fernando López-Ríos, Peter B Illei, Valerie Rusch, Marc Ladanyi. Evidence against a role for SV40 infection in human mesotheliomas and high risk of false-positive PCR results owing to presence of SV40 sequences in common laboratory plasmids. 2004. Lancet. 364: 1157-66


Un modèle viral démontre que le stress subi dans l'enfance est un facteur promoteur de la sclérose en plaques (SEP)

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire, une des maladies inflammatoires du système nerveux central, une leuco-encéphalomyélite.

Expérimentalement, on peut produire des leuco-encéphalo-myélites par injection intra-cérébrale de certains virus (virus de Theiler ; hépatite murine) une maladie en deux temps, polio-encéphalite par infestation virale, puis leuco-encéphalite par auto-immunité. Après avoir atteint le système nerveux central, le virus de Theiler, un picornavirus murin , infecte les neurones du cerveau et de la moelle épinière pendant environ 2 semaines, en donnant des symptômes analogues à ceux de la polyomyélite chez l'humain, avant d'être éliminé par le système immunitaire. Cependant, chez certaines souris génétiquement sensibles, le virus n'est pas éliminé et persiste. Cette infection persistante a lieu dans les cellules gliales de la substance blanche de la moelle épinière. Elle s'accompagne d'inflammation chronique et de lésions démyélinisantes qui ressemblent à celles de la sclérose en plaques. L'infection par le virus de Theiler offre donc d'un modèle expérimental de la SEP.

Par ailleurs, on sait que la survenue d'une SEP pour une personne donnée nécessite la conjonction d'au moins trois facteurs : un facteur génétique, un facteur acquis dans l'enfance et un (ou des) facteurs(s) déclenchants(s) survenant à l'âge adulte. Concernant ce dernier des trois facteurs, on est loin de s'entendre sur sa nature. C'est encore l'objet d'un débat. Se basant sur la psycho-neuro-immunologie on suppute qu'un événement stressant (deuil, séparation, disqualification, etc.), au-delà de sa dimension psychologique va, via le système nerveux, déprimer les réponses immunitaires. L'organisme se défend alors moins bien vis-à-vis de la survenue d'infections, voire de cancers et de maladies auto-immunes. Mais on n'avait pas, jusqu'ici, de preuves expérimentales directes de cette hypothèse.

Une équipe de chercheurs vient de fournir des preuves scientifiques permettant de valider cette hypothèse. En effet, dans une étude récente, des souriceaux qui avaient été soumis à des événements traumatiques intenses, tels que la séparation maternelle, se sont avérés être, à l'âge adulte, plus sensibles au virus de Theiler et ont éprouvé plus de difficulté à guérir de l'infection à son étape aiguë que les souris qui n'avaient pas été séparées de leurs mères et qui, elles, n'avaient pas, plus tard, contracté la maladie. De tels résultats, montrent que le système immunitaire subit une période critique de développement tôt dans la vie d'un organisme, et qu'un facteur stressant peut lui apporter des changements significatifs qui augmentent la vulnérabilité aux maladies du système nerveux central plus tard dans la vie

Ceci étant acquis, on peut songer à des interventions qui empêcheraient ou renverseraient les effets nocifs du stress. Ainsi, on pourrait probablement prescrire des antidépresseur aux individus qui seraient à risque pour la maladie. De même, on pourrait aider les individus à prendre conscience des facteurs de stress afin de limiter l'exposition à ceux-ci, et travailler des techniques de " gestion du temps " dans le cadre de pratiques comme la relaxation, la sophrologie, le yoga, etc.

Source: http://www.scienceblog.com/community/article4227.html


Les airelles contre le virus herpès

Les airelles (Vaccinium vitis-idaea) sont des petits fruits sauvages apparentés aux myrtilles (Vaccinium myrtillus). Ce sont des plantes rustiques et résistantes aux hivers rigoureux. Les fruits de ces espèces sont couramment ramassés et consommés sous diverses formes

Un chercheur de Taiwan vient d'isoler, à partir des airelles, un composé appelé proanthocyanidine A-1 qui s'est avéré apte in vitro à diminuer l'infection par le virus herpès de type 2 (HSV-2). La molécule empêche l'attachement et la pénétration du virus et perturbe les évènements tardifs du cycle de réplication.

Référence: Journal of the Science of Food and Agriculture (doi: 10.1002/jsfa.1958).

http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/abstract/109700513/ABSTRACT


CALENDRIER DES PROCHAINS CONGRÈS EN VIROLOGIE

24-27 October. The 20th International Meeting of the Molecular Biology of Hepatitis B. Woods Hole, MA.

30 October - 2 November 2004. Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (44th). Washington, DC.

7-10 November. 73rd Annual Meeting of the Canadian Association for Clinical Microbiology and Infectious Diseases (CACMID). Regina, Saskatchewan.


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Mis à jour le 30 octobre 2004