RÉCENTES PERSPECTIVES

EN VIROLOGIE

 

Revue de presse mensuelle VOL17 N°2 FÉVRIER 2010

Mis à jour le 9 février 2010

 

 

 

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Numéro du jour

Article du jour

Virologie fondamentale

Virologie médicale (VIH)

Virologie médicale et appliquée (autes virus)

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Nombreux sont les sites Internet consacrés aux sciences. Plus rares sont ceux consacrés à la virologie, et , parmi eux, plus rares encore sont ceux disponibles en français. "Récentes perspectives en virologie" veut, dans la mesure du possible, combler cette lacune en faisant état chaque mois des tous derniers travaux dans divers champs de la virologie tant fondamentale qu'appliquée.

De septembre à avril, le site sera constamment complété et mis à jour, aussi les lectrices et lecteurs intéressés sont-ils avisés de le consulter régulièrement au moins sur une base hebdomadaire.

 

 Jean Robin, Ph.D, CCARM

Un des objectifs de ce site est d'être utile aux futures et futurs virologistes, et tout particulièrement aux étudiantes et étudiants, qui trouveront là, très certainement, des sujets pouvant faire l'objet de développements dans le cadre de séminaires ou de travaux dirigés. Dans cet esprit:

SI VOUS LE SOUHAITEZ:


DANS CE NUMÉRO DE RÉCENTES PERSPECTIVES EN VIROLOGIE

VIROLOGIE FONDAMENTALE

1- STRUCTURE ET PROPRIÉTÉS DES VIRUS  

Avancée significative dans la compréhension de l'énergétique de l'éjection de l'ADN phagique

7- MORPHOGÉNÈSE ET SYNTHÈSE IN VITRO

 

2- CLASSIFICATION DES VIRUS- NOUVEAUX VIRUS

 

8- RELARGAGE

 

3- ATTACHEMENT ET INTERNALISATION DES VIRUS

Certains virus sont en mesure d'accélérer leur propagation en aidant les virions produits à trouver rapidement les cellules non infectées

Le virus SV-40 suit une voie d'endocytose indépendante de celle des puits recouverts de clathrine

9- INTERFÉRONS - ANTIVIRAUX

 

4- TRANSPORT INTRACYTOPLASMIQUE

 

10-ONCOGÉNÈSE

 

5- DÉCAPSIDATION

 

11- INFECTION ET IMMUNITÉ

Mise en lumière du mode d'action coopératif des deux sous-unités de la protéine VP35 qui permet au virus Ébola d'échapper à la détection par le système immunitaire

6- RÉPLICATION-LATENCE

 

7- ÉVOLUTION VIRALE

 

VIROLOGIE MÉDICALE: VIH

 Nouvel et plus efficace inhibiteur NRTI de la transcriptase inverse du VIH >>>>NOUVEAU

VIROLOGIE MÉDICALE ET APPLIQUÉE: AUTRES VIRUS 

Mise au point d'une bio biopuce capable de détecter les virus et bactéries émergents

La musaraigne des arbres, Tupaia belangeri, peut constituer un modèle expérimental de laboratoire pour l'étude de l'infection par le virus de l'hépatite C (VHC)

CALENDRIER DES TOUS PROCHAINS CONGRÈS EN VIROLOGIE

ARTICLES DU MOIS

VIROLOGIE FONDAMENTALE

Mise en lumière du mode d'action coopératif des deux sous-unités de la protéine VP35 qui permet au virus Ébola d'échapper à la détection par le système immunitaire

L'élément clé de la détection du virus Ebola par le système immunitaire est son matériel génétique constitué d'un ARN double-brin: lorsqu'il est mis en contact avec certaines protéines synthétisées par le système immunitaire, cet ARN déclenche une réponse immunitaire complète et normale. Cependant, comme l'a démontré récemment une équipe de chercheurs (voir Récentes perspectives en virologie: Découverte du site actif de la protéine VP35 du virus Ébola, protéine inhibitrice de la réponse interféron. Janvier 2009) le virus a la capacité de masquer son ARN par le biais d'une de ses protéines, appelée VP35. Celle-ci est capable de s'associer sous forme de dimère qui se lie alors à l'extrémité de l'ARN viral afin de le masquer. La particularité de cet assemblage est que chaque sous-unité VP35 au sein du dimère se lie d'une façon différente à l'ARN viral, montrant ainsi que la protéine possède deux stratégies distinctes pour masquer l'ARN viral.

La même équipe de recherche vient, un an après, de mettre en lumière de façon plus précise le mode d'action coopératif des deux sous-unités VP35 au sein du dimère. Il appert qu'une des sous-unités se fixe par des résidus basiques au corps de l'ARN double-brin, tandis que l'autre sous-unité se lie, grâce à des résidus hydrophobes aux extrêmités du même ARN. Ce dernier est alors entièrement masqué par VP-35 et peut, de ce fait, échapper à la détection par le système immunitaire.

Référence - Daisy W Leung, …and Gaya K Amarasinghe. Structural basis for dsRNA recognition and interferon antagonism by Ebola VP35. Nature Structural & Molecular Biology Published online: 17 January 2010; ; doi:10.1038/nsmb.1765


Avancée significative dans la compréhension de l'énergétique de l'éjection de l'ADN phagique

Il avait déjà été démontré que, lors de l'éjection de l'ADN hors de la capside des bactériophages (virus infectant les bactéries en leur injectant leur acide nucléique), l'ADN sort du phage sous l'impulsion de la forte pression due à son confinement dans la capside. La quantité d'ADN éjecté à l'équilibre est fonction de la différence de pression entre l'intérieur et l'extérieur de la capside.

Ceci permet à l'ADN viral de passer la barrière que représente la pression intra-cytoplasmique qui s'oppose à son entrée.

L'équipe de recherche qui avait fait cette découverte cherchait, depuis, un moyen de neutraliser les phages en diminuant la pression à l'intérieur de leur capside. Pour ce faire, il fallait d'abord déterminer quel était l'agent responsable de la pression intracapsidaire afin de pouvoir agir sur lui.

Ces chercheurs viennent de réussir en montrant, par une étude thermodynamique de ces systèmes, que la quantité d'énergie dans la capside virale est régie par la quantité d'eau à l'intérieur de celle-ci.

Les scientifiques se concentrent donc maintenant sur le développement de méthodes permettant de contrôler la quantité d'énergie dans le virus en contrôlant la quantité d'eau qu'il contient.

Référence - Meerim Jeembaeva, Bengt Jönsson, Martin Castelnovo, Alex Evilevitch. DNA Heats Up: Energetics of Genome Ejection from Phage Revealed by Isothermal Titration Calorimetry. Journal of Molecular Biology, Volume 395, Issue 5, 5 February 2010, Pages 1079-1087


Certains virus sont en mesure d'accélérer leur propagation en aidant les virions produits à trouver rapidement les cellules non infectées

On pensait traditionnellement que les virus se répandent dans les cellules sensibles par un processus itératif d'infection, de réplication et de libération, de sorte que leur taux de propagation serait limité par la rapidité avec laquelle ils pourraient se reproduire dans chaque cellule. Cependant, les scientifiques ont toujours été étonnés de constater que certains virus semblent capables de se propager très rapidement, même si leur taux de réplication ne correspond pas à cette vitesse. Les chercheurs ont découvert l'astuce que ces virus utilisent pour diffuser plus efficacement.

Lorsque les virions nouvellement répliqués sortent d'une cellule et se propagent aux cellules voisines, si plus d'un virus pénètre dans une cellule, ceci constitue un gaspillage, car une seule particule virale peut se répliquer une fois à l'intérieur. Les scientifiques, en utilisant la vidéo-microscopie, ont visualisé comment un virus, le virus de la vaccine, s'y prend pour prévenir cette surinfection.

Ils ont pu voir que le virus - en entrant dans la cellule-hôte - laisse à sa surface deux protéines virales, A33 et A36. Si une autre particule virale approche, ces protéines déclenchent la production, par la cellule hôte, de projections d'actine qui repoussent les virions surinfectants, lesquels rebondissent ainsi vers d'autres cellules jusqu'à ce qu'ils en trouvent qu'ils peuvent infecter. Lorsque les chercheurs ont bloqué la production des queues d'actine, ceci a ralenti de 4 fois la propagation virale.

Les chercheurs soupçonnent que d'autres virus peuvent utiliser de tels mécanismes de propagation. Ce pourrait, par exemple, être le cas du virus herpès simplex (HSV-1), qui se répand lui aussi à un rythme très rapide. Dès lors, le phénomène mis en évidence avec le virus de la vaccine pourrait être une caractéristique commune à plusieurs virus.

En fin de compte, la découverte pourrait permettre aux scientifiques de créer de nouveaux médicaments antiviraux qui ciblent ce mécanisme de propagation. Toutefois, ceci ne sera important, que si le phénomène est répandu parmi un nombre significatif de virus et s'il existe au niveau de l'organisme et non seulement en culture cellulaire.

Référence - Virginie Doceul, … and Geoffrey L. Smith. Repulsion of Superinfecting Virions: A Mechanism for Rapid Virus Spread. : Science, , DOI: 10.1126/science.1183173.


Le virus SV-40 suit une voie d'endocytose indépendante de celle des puits recouverts de clathrine

Rappelons que beaucoup de virus pénètrent dans la cellule par endocytose. Celle-ci est un processus normal de la physiologie cellulaire qui permet à cette dernière, par un événement membranaire, d'entourer complètement une particule ou une grosse molécule et de la faire pénétrer de l'extérieur vers l'intérieur du cytoplasme. La très petite taille des virus leur permet de profiter du processus endocytaire.

Normalement l'endocytose d'une particule ou d'un virion se déroule en plusieurs étapes : il y a dans un premier temps adressage spécifique de la molécule dans les puits d'endocytose, qui sont des zones de la membrane spécialisées dans l'endocytose qui sont recouvertes de clathrine. Puis, sous l'action de la clathrine, invagination de la membrane, et vésicularisation et enfin, le détachement et la migration de la vésicule vers l'intérieur de la cellule où, selon certaines modalités elle sera rompuepour libérer la particule virale.

Voici maintenant que des chercheurs viennent de démontrer que le virus SV40 suit une voie d'endocytose indépendante de celle des puits recouverts de clathrine. Le mécanisme est le suivant. Le polyomavirus SV-40 s'attache aux lipides de la membrane plasmique. Plus précisément, chaque particule ne se lie pas à une seule molécule lipidique, mais à plusieurs. Les connexions ainsi établies réalisent, malgré leur faiblesse individuelle une cohésion d'ensemble forte. Ceci fait que la membrane plasmique s'enroule en quelque sorte étroitement autour de la particule virale, subissant ainsi une invagination profonde qui, avec le temps se vésicularise et entraîne le virus à l'intérieur de la cellule. On le voit donc le processus d'invagination et de vésicularisation ne dépend, ici, aucunement de la clathrine.

Les scientifiques montrent, en outre, que la longueur des chaînes lipidiques est un élément crucial pour le bon déroulement du processus. En effet, en modifiant expérimentalement la longueur des chaînes, il a pu être établi que, si ces dernières sont trop courtes, alors la membrane ne s'invagine pas.

On le conçoit, compte tenu de ce qui précède, il va être difficile d'utiliser ces connaissances en thérapeutique. Ceci demandererait, en effet, de trouver des médicaments antiviraux qui bloquent la connexion aux lipides en raccourcissant ceux-ci.

Référence - Ewers H et al. GM1 structure determines SV40-induced diaphragm invagination and infection. Nature Cell Biology, 20 December 2009 DOI: 0.1038/ncb1999

VIROLOGIE MÉDICALE: VIH  

Nouvel et plus efficace inhibiteur NRTI de la transcriptase inverse du VIH

Les inhibiteurs de la reverse transcriptase (RT) sont des molécules actives sur le VIH : ils bloquent l'enzyme permettant la synthèse d'ADN complémentaire à partir de l'ARN viral, avant son intégration dans le génome de la cellule infectée : ils agissent donc sur une phase précoce de la réplication virale. Ils regroupent des molécules appartenant à des familles pharmacologiques différentes. Les analogues nucléosidiques (inhibiteurs nucléosidiques de la reverse transcriptase, NRTI) ont constitué la première classe d'antirétroviraux mis sur le marché en 1987. Les inhibiteurs non nucléosidiques (inhibiteurs non nucléosidiques de la reverse transcriptase, NNRTI) sont apparus dix années plus tard (1997).

Actuellement, il ya huit NRTI cliniquement approuvés, mais ils n'offrent qu'une protection de courte durée (quelques heures), aussi doivent-ils être pris souvent, ce qui augmente la probabilité et la sévérité de l'apparition d'effets secondaires. On était donc à la recherche de nouveaux NRTI qui pourraient offrir une durée de protection qui porterait sur plusieurs jours et n'obligerait donc pas les patients à une administration aussi fréquente.

Grâce aux travaux d'une équipe de recherche, il appert que cet objectif pourra éventuellement être atteint dans l'avenir. Les chercheurs ont, en effet, mis au point un nouveau composé qui offre in vitro (culture cellulaire), et grâce à son mode d'action diférent des autres NRTI, une efficacité 60,000 fois plus élevée que ceux-ci. Le nouvel inhibiteur est le EfdA (4'-Ethynyl-2-fluoro-2'-deoxyadenosine Triphosphate). Sa protection s'étend sur deux jours.

Référence - Eleftherios Michailidis, … and Stefan G. Sarafianos. Mechanism of Inhibition of HIV-1 Reverse Transcriptase by 4'-Ethynyl-2-fluoro-2'-deoxyadenosine Triphosphate, a Translocation-defective Reverse Transcriptase Inhibitor. Journal of Biological Chemistry, Déc. 2009; 284 (51): 35681 DOI: 10.1074/jbc.M109.036616

VIROLOGIE MÉDICALE ET APPLIQUÉE: AUTRES VIRUS 

Mise au point d'une biopuce capable de détecter les virus et bactéries émergents

Il est désormais possible de détecter en 24 heures la présence d'un virus ou d'une bactérie déjà connus, voire d'un de leurs variants émergents, et cela parmi un très large spectre d'agents infectieux. Cette prouesse technologique a été rendue possible grâce aux travaux des équipes de l'Institut Pasteur et du CNRS qui ont mis au point un outil spécifique utilisant la technologie des puces à ADN.

On se souviendra qu'une puce à ADN se présente sous la forme d'un support solide un peu plus petit qu'une puce de carte bancaire, sur lequel sont disposées, selon une organisation spatiale bien ordonnée, des sondes nucléiques (des séquences d'ADN ou d'ARN) spécifiques. Mises en présence de l'échantillon à tester, ces sondes se lient étroitement aux acides nucléiques viraux ou bactériens contenus dans l'échantillon, si elles sont complémentaires. Grâce à de puissants moyens d'amplification moléculaire et à des outils d'analyse bio-informatique, le signal alors émis (rouge ou vert) permet d'identifier ces acides nucléiques, même s'ils sont présents en faible quantité.

La nouvelle puce inclut 55 espèces virales et un plus large éventail encore de bactéries, quasiment toutes celles que l'on connaît, à l'exception des agents de la tuberculose (mycobactéries). Elle a déjà fait ses preuves lors de l'arrivée du virus pandémique H1N1 permettant, alors que naissait en avril 2009 l'épidémie de grippe pandémique A(H1N1), l'identification rapide - en 24 heures - de la présence du nouveau variant viral à partir de prélèvements cliniques.En outre, la biopuce a permis de déterminer les espaces géographiques et la période de circulation de plusieurs virus H1N1 saisonniers et d'origine porcine testés, ainsi que l'origine, aviaire ou porcine, des différents segments du virus variant (H1N1).

Cet outil pourrait être utilisé à l'avenir en cas d'alerte épidémique, pour identifier en urgence le ou les agents pathogènes en cause, et ainsi aider les autorités de santé dans la gestion des épidémies.

Référence - Nicolas Berthet, … and Jean-Claude Manuguerra . High-density resequencing DNA microarrays in public health emergencies. Nature Biotechnology 28, 25-27 (January 2010) doi:10.1038/nbt0110


La musaraigne des arbres, Tupaia belangeri, peut constituer un modèle expérimental de laboratoire pour l'étude de l'infection par le virus de l'hépatite C (VHC)

Le virus de l'hépatite C (VHC) a été identifié comme étant responsable de l'hépatite non A non B pouvant évoluer en pathologies chroniques malignes, du type par exemple cirrhose du foie ou encore carcinome hépato-cellulaire.

Le VHC, membre du genre Hepacivirus, appartient à la famille des Flaviviridae qui sont des virus à ARN monobrin enveloppés, parmi lesquels on rencontre les virus responsables de maladies épidémiques majeures telles que la Fièvre Jaune (YF), la Dengue (DEN) et la Dengue Hémorragique (DHF), l'Encéphalite Japonaise (JE), l'Encéphalite de Saint-Louis (SLE), la fièvre de West NiIe (WN) et l'Hépatite C (HC) pour ne citer que les plus importantes.

Dans la lutte menée contre les hépatites virales de type C, un obstacle majeur, entravant le développement d'un traitement et d'un vaccin efficace, est l'absence d'un système permettant la multiplication à haut niveau du virus in vitro. Ceci pourrait s'expliquer par une mauvaise adaptation du virus chez l'homme, le rendant incapable de se répliquer in vitro sur des modèles cellulaires conventionnels, tels que la lignée d'hépatocarcinome ou les cellules hépatiques primaires.

Concernant les modèles animaux conventionnels, le seul animal susceptible à l'infection par le VHC est le chimpanzé (P. troglodytes), chez qui les virémies sont à haut titre. Un autre modèle animal disponible est la souris beige/nude/immunodéficiente avec xénotransplantation d'hépatocytes humains (souris trimera), qui présente une virémie importante mais dont le succès est lié à la durée de vie du transgène.

D'autres primates (musaraigne des arbres ou Tupaia belangeri chinensis) se sont avérés infectables, mais avec des virémies faibles et intermittentes. Malgré ceci, les résultats obtenus par une équipe de recherche montrent néammoins que Tupaia belangeri chinensis peut constituer un modèle animal utilisable.

Dans leur étude, les chercheurs ont inoculé le VHC à des tupaias et ont analysé la progression de l'infection au cours d'une période de trois ans. Les résultats ont montré une longue survie des sujets chez qui ont pu se développer, d'abord l'apparition d'une hépatite bénigne et une virémie intermittente pendant la phase aiguë de l'infection, suivie par une hépatite chronique qui s'est aggravée au fil du temps. La survenue de stéatose hépatique, de nodules cirrhotiques et l'apparition de tumeurs a pu également être observée.

Ainsi donc, une telle persistance et aggravation de l'infection au cours du temps fait que, malgré sa faible productivité virale, le tupaia peut cependant constituer un modèle d'étude du VHC très convenable qui permettrait, notamment, de pouvoir tester un système de neutralisation virale qui manque encore pour la définition des éventuels anticorps protecteurs et le développement d'un candidat vaccinal.

Référence - Y. Amako, K. Tsukiyama-Kohara, A. Katsume, Y. Hirata, S. Sekiguchi, Y. Tobita, Y. Hayashi, T. Hishima, N. Funata, H. Yonekawa, M. Kohara. Pathogenesis of Hepatitis C Virus Infection in Tupaia belangeri. Journal of Virology, 2010; 84 (1): 303 DOI: 10.1128/JVI.01448-09

CALENDRIER DES PROCHAINS CONGRÈS EN VIROLOGIE

February 16 - 21, 2010 Cell Biology of Virus Entry, Replication and Pathogenesis

Taos, NM, Canada

February 23 - 26, 2010 Virus-host: partners in pathogenicity San Jose, Costa Rica

February 26 - 26, 2010 The Bacteriophage in Biology, Biotechnology and Medicine

Welwyn Garden City, UK

 

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Université de Sherbrooke

Collège canadien des microbiologistes

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