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Vendredi, 18 octobre 2002
9h00 - 10h30
Salle Lac Aylmer
La mémoire de la Guerre civile espagnole au Québec
Carolyne Désy, CÉLAT
En 1936-1937, la Guerre civile espagnole bénéficie d'une
couverture importante de la presse montréalaise. C'est l'événement
international dominant, jusque dans ses rebondissements locaux (lesquels
s'articulent autour du départ du Docteur Bethune, de la visite
d'une délégation républicaine ou du passage d'André
Malraux). Aucun autre événement international des années
trente n'est aussi discuté dans les journaux québécois
que la Guerre civile espagnole. Le discours sur cette guerre au Québec
est sans commune mesure, par exemple, avec celui sur la crise éthiopienne.
C'est la Guerre civile espagnole qui provoque des débats dans les
journaux, pas la guerre d'Éthiopie; après coup, la crise
éthiopienne sera incluse dans une série d'événements
politiques graves qui, avec le réarmement de l'Allemagne, sera
analysée dans son ensemble comme devant mener directement à
une guerre généralisée. La Guerre civile espagnole,
par contre, oblige les journaux à se positionner très vite.
Elle est aussi unique par l'engagement émotionnel qu'elle suscite.
65 ans plus tard, quelle est la mémoire de la Guerre civile espagnole
au Québec ? Quelle est sa place dans l'histoire politique? De quelle
façon des journalistes et intellectuels québécois
dont la carrière a débuté dans les années
trente (par exemple Jean-Louis Gagnon et André Laurendeau) ont
invoqué cette mémoire dans leurs Mémoires ? Doit-on
parler à propos de la Guerre civile espagnole d'un lieu de non-identification
collective ? D'un oubli ou d'un " trou de mémoire " ?
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