L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

Un archéologue m’a fait part d’une vieille question concernant un vestige de la Rome Antique; un devis de construction  inscrit sur une plaque décrivant une porte et ses composantes. Ayant peu de notions en architecture et dessin de bâtiment, mon collègue trace alors le plan, suivant les  inscriptions sur la plaque. (https://www.box.com/s/vd6owjbt74nzhdnz7gmh). Coup de théâtre! Il obtient un résultat différent de l’étude sur l’architecture antique publiée antérieurement.

Qu’est-ce que ce logiciel?

Le but de mon collègue n’était pas de diffuser son dessin. Il n’avait pas vraiment d’intérêt à partager son travail. Cependant, si on recherche des exemples de portes romaines dans l’Antiquité, on voit bien que son dessin peut enrichir les connaissances dans le domaine.

SketchUp 8  serait selon le Monde « l’un des outils de modélisation en 3D les plus populaires au monde, avec plus de 30 millions d’activations rien que durant l’année écoulée ». Sans tambour ni trompette, SketchUp 8 est passé des mains  de Google à Trimble.

Pourquoi utiliser SketchUP?

Car c’est gratuit et facile à utiliser. SketchUp tente même de deviner les formes pendant la création d’une maquette. Un bémol par contre, les formes comme un dôme peuvent enrager le dessinateur autodidacte.

Comment faire alors?

Il faut expérimenter l’interface du logiciel et au besoin se référer aux nombreuses ressources en ligne. Des tutoriels sont disponible sur YouTube et il est possible de trouver des objets ou structures déjà construits sur Trimble 3D Warehouse.

Quelle est l’utilité de SketchUp pour la communauté historienne?

On peut simuler, reconstruire et interagir avec l’environnement. Il est même possible d’arrimer ce logiciel avec Goggle Earth. De plus, il est toujours intéressant de partager ses œuvres, surtout après y avoir mis autant d’énergie!

Pour terminer, voici un exemple  incluant un plan SketchUp, une annexe goggle Earth et une photographie du site:

http://sketchup.google.com/3dwarehouse/details?mid=d002c678e2381b4fefe6e8085e5e68bb&prevstart=0


Etienne

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déc/10

28

Qui a inventé quoi?

Pour ma dernière entrée mensuelle, je me suis laissé séduire par un petit site sans prétention : whoinvented.org. Ce site, qui utilise efficacement le système de gestion de contenu libre Wordpress, tente de répondre à une question très simple : « qui a inventé ceci? ». On trouve une réponse pour les objets les plus anodins de la vie quotidienne comme pour les grandes inventions qui ont marqué l’histoire de l’humanité. Présenté sous forme de blogue, le site affiche les derniers articles écrits en page d’accueil. Les inventions sont aussi répertoriées en une douzaine de catégories. Un moteur de recherche permet aussi de se faire diriger exactement au bon endroit.

Quel est l’intérêt pour les historiens? Le même que pour tout le monde : la simple curiosité. On ne peut attendre davantage du site puisque les sources ne sont pas indiquées. Il est possible que ce qui y est écrit provienne directement de Wikipédia. Heureusement, chaque article présente une section « commentaires ». On peut alors poser nos questions, demander plus d’informations ou bien avoir les sources. Par exemple, une des entrées a été ajustée par un utilisateur. Celui-ci a souligné une erreur technique dans le fonctionnement d’un mécanisme, soit le moteur diésel. Quelques heures après, l’article était corrigé. Sans être aussi performant qu’un wiki pour la rédaction commune, le système peut déboucher sur quelque chose d’intéressant.

Le site en soi présente une très belle apparence et il est bien construit. Les couleurs et les graphiques dynamisent le site tout en lui donnant un aspect jeune. La publicité est très bien intégrée, au point de ne pas la voir du tout! Les articles sont courts et vont droit au but. Le manque de sources demeure la plus grande lacune. Les inventions choisies sont intéressantes, mais il en manque beaucoup. Le site est assez récent et on espère qu’il continuera de se développer.  Une section permet d’ailleurs de suggérer la prochaine invention à traiter. Ainsi, plus le site devient populaire, plus on peut espérer de mises à jour. Qui sait, peut-être qu’un jour ce site deviendra une référence sur le web?

http://whoinvented.org/

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déc/10

13

WHC Unesco

Je n’aurai trouvé mon site à évaluer du premier coup qu’une seule fois, soit la première avec le site de  Stephen High de l’Université Concordia. Les trois autres fois seront bien déchirantes et je ne serai jamais capable de choisir facilement de quel site vous entretenir.

Aujourd’hui je choisi de vous parler du site du World Heritage Convention de l’Unesco. Au cours du bacc, j’ai fait une recherche sur un site historique argentin qui est inscrit sur la liste de l’Unesco, la Quebrada de Humahuaca. C’était dans le cadre d’un cours sur l’ONU avec Pierre Binette pour professeur. Comme il s’agissait d’un cours de relations internationales, la plupart des étudiants intéressés à travailler sur l’Unesco l’ont fait en lien avec les politiques d’éducation. Personnellement ce qui m’intriguait, c’était le fonctionnement de la Convention du patrimoine mondial.

Le site de l’Unesco sur le patrimoine mondial est rempli d’informations sur tous les sites classés Unesco, que ça soit patrimoine de l’humanité ou patrimoine naturel. Une carte interractive Google permet de voir tous les sites de la planète et d’en obtenir des informations concises à prime abord et plus concentrées en cliquant sur le lien d’un site en particulier. J’ai choisi un site au hasard sur la carte, sans consulter la légende des points (pour identifier les sites historiques, les sites naturels ou les sites mixtes) et je suis tombé sur le Plateau de Putorana en Russie. Le coup d’oeil en vaut la peine.

Le site offre toutes les informations pertinentes sur les critères d’admissibilité d’un site, les démarches à suivre et surtout, la valeur de chaque site qui a été promu dans la liste. Ce qui est bien du site de l’Unesco et de tous les sites relatifs à l’ONU, c’est la quantité de données disponibles. C’est dire que pour notre bénéfice, l’ONU investi plus dans l’entretien de ses sites Internet que dans la rénovation de son siège à New York.

Pour l’historien étudiant le patrimoine protégé ou pour celui s’interrogeant sur les possibilités d’inscription d’un site historique, le site de WHC Unesco est très complet. S’assurant la diffusion d’ouvrages relatifs à la conservation et d’informations complètes sur les sites protégés ou en nominations, le site de WHC de l’Unesco m’apparait irréprochable.

Le site de WHC Unesco est un très beau site, simple à naviguer et complet dans son contenu. La carte interractive vaut le déplacement pour le touriste qui sommeille en chacun de nous.

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Comme le mois passé j’ai choisi un site à vous présenter, j’ai commencé à écrire à son sujet et j’ai changé d’avis. Cette fois c’était parce que le site en question ne portait aucune preuve de mise à jour depuis 2005 (http://www.innuaitun.com/), ce que je trouvais plutôt paresseux. J’ai continué mes recherches et suis tombé sur un site nommé Innu Nation (http://www.innu.ca/), un charmant site sur les communautés innues du Labrador. J’ai tout de même choisi un autre site que ce dernier me proposait : Tipatshimuna (http://www.tipatshimuna.ca/), qui porte sur le patrimoine et les traditions des Innus.

Le site Tipatshimuna fait partie des expositions virtuelles de Musée virtuel du Canada. Il offre un résumé de l’histoire du peuple innu, des cartes interactives, des photographies d’archives et d’artéfacts, il y a même une page bibliographique où les ouvrages utilisés pour l’élaboration du site sont recensés. Une des pages du site est consacrée à des itinéraires innus dans les terres reculés.

L’intérêt pour un historien est assez limité. Le site offre des informations plutôt simples et n’arrivera pas à satisfaire le chercheur. La seule chose réellement intéressante et qui a été mentionné plus tôt, c’est l’existence d’une bibliographie contenant des sources et des ouvrages de références. Si toutefois nous gardons en tête que le site fait partie des musées virtuelles du Canada, c’est qu’il a été créé en fonction d’un public cible bien large, exluant les chercheurs et chercheuses universitaires.

Sur le plan du contenu, le site est de toute évidence construit et écrit par des gens qui ont à coeur la valorisation de la vertue et des valeurs des Innus. On trouve donc des phrases comme : «Les Innus ont sûrement d’importants défis à relever mais ils ont connu de nombreuses difficultés dans le passé et ont prouvé qu’ils ne se laissent pas abattre» (sic).

Sur le plan technique, certains liens proposés dans la bibliographie devraient être renouvellés ou vérifiés parce qu’ils ne semblent pas tous remplir leurs rôles initiaux. D’autres liens devant renvoyer aux références directes des réserves sur le site des affaires indiennes et du Nord du Canada, ne remplissent plus leurs tâches, non plus.

En conclusion, même si le site n’était pas aussi riche qu’il ne le semblait au premier regard, il était plus pertinent pour moi de l’analyser étant donné qu’il couvrait l’ensemble des populations innues du Québec, allant du Lac-St-Jean au Labrador. Maintenant, y a-t-il place à renouvellement de la présentation de ce groupe autochtone? Je répondrais sans hésitation que oui. Un site qui s’est développé en 2004-2005 (http://www.innuaitun.com/), un autre qui ne concerne que les communautés du Labrador et aucun que je n’ais pu trouver sur les communautés de la Côte-Nord exclusivement, montre qu’il y a manque à combler. Un site comme cela permettrait de communiquer plus facilement avec une communauté innue en particulier et d’en connaître les ressources au bout de quelques clics.

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Pour mon entrée mensuelle au blogue, j’ai décidé de vous parler d’un site web créé pour accompagner l’émission J’ai la mémoire qui tourne diffusée sur la chaine Historia. Cette série en quatre épisodes, qui en est à sa deuxième saison, présente un habile montage de films de familles québécoises de différentes époques. En fait, l’accent est plutôt mis sur les premières années de la caméra amateur, soit entre 1930 et 1970. Puisque pour la plus large partie de la période concernée la nouvelle technologie ne permettait pas d’enregistrer le son, les producteurs ajoutent de la musique d’époque pour accompagner les images. Les films sont montés en différents épisodes d’une heure sous une même thématique, par exemple Le printemps ou Le monde.

Arrivé sur le site, on réalise rapidement que celui-ci est bien plus qu’un simple accompagnement du plat principal. Il est très bien organisé, facile à naviguer et agréable à regarder. Les épisodes, qu’on peut visionner sur le site lui-même, ne sont qu’une des composantes de l’ensemble. En plus de ceux-ci, on y retrouve une soixantaine de « webépisodes ». Regroupés en thématiques plus précises, ces montages de quelques minutes sont tout aussi intéressants. En fait, ces « webépisodes » traitent de sujets plus spécifiques qui nous aident à trouver plus rapidement une bande qui nous intéresse. J’ai la mémoire qui tourne, c’est aussi une grande collection de films de familles. Au total, 8500 séquences numérisées de longueurs variables qui sont rassemblées en différentes sections; et il est toujours possible d’en rajouter puisqu’Historia invite les gens à faire parvenir leurs films. En plus de quelques thématiques, comme « Québec », « Noël » ou encore « hockey », on peut parcourir la banque numérique sous les rubriques du « Qui », du « Quoi », du « Ou » et du « Quand ».

Le site contient aussi un blogue qui rassemble les commentaires de leurs « historiens ». Au nombre de sept, ces chroniqueurs, qui pour la plupart n’ont pas de formations en histoire, commentent certains extraits en soulignant davantage le côté historique ou en rappelant le contexte de l’époque. Certes, le site de J’ai la mémoire qui tourne est divertissant est bien fait. Mais il est limité quant à son utilité pour les historiens. D’abord, le texte identifiant les vidéo ne décrit que son contenu. Ainsi, on ne peut associer ni lieu ni personne aux films. Les rubriques et thématiques des séquences sont insuffisantes pour permettre une recherche efficace. D’ailleurs, le moteur de recherche se base sur ces descriptions. Donc, le site est difficile à utiliser pour de la recherche, mais il est très pertinent au niveau pédagogique. Le site contient d’ailleurs une section pour les professeurs. Différents montages de longueurs substantielles ont été réalisés pour les élèves du secondaire et du primaire. Quelle bonne idée!

http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/accueil

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L’inspiration pour ma contribution mensuelle au blogue est venue d’un endroit assez inattendu : une publicité télédiffusée. En pleine semaine de lecture, assis devant ma télé à faire tout sauf de la lecture, une annonce passée sur Historia attira mon attention : « Que vos objectifs soient clairement identifiés ou non, venez trouver vos origines sur ancestry.ca ». J’ai aussitôt obéi!

Arrivé sur le site web ancestry.ca, on est frappé par ce qui est avancé en gros titre : « Découvrez la plus grande ressource généalogique en ligne au monde. ». Le contenu du site est donc assez évident : un outil web pour construire un arbre généalogique. Ce phénomène est apparemment suffisamment populaire pour justifier la création d’un tel site.  Puisqu’il vise une clientèle néophyte, le site est très convivial et « user-friendly ». Il rassemble une impressionnante quantité de documents rapidement accessibles provenant de différents pays. Par exemple, on peut y trouver la totalité des recensements canadiens entre 1851/51 et 1916, les registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec, annuaires des villes, mais aussi, les naissances, mariages et décès de l’Ontario, la liste des soldats canadiens de la Première et Deuxième Guerre mondiale, des documents sur l’immigration au Canada, etc. On retrouve aussi beaucoup de documents semblables sur les États-Unis et le Royaume-Uni rassemblés sur le site. La quantité de documents numérisés est phénoménale.

Le site ancestry.ca permet aussi aux utilisateurs de se bâtir un arbre généalogique interactif et évolutif. À partir du site web même, on peut établir des liens de parenté sur plusieurs générations aux files des recherches qui avancent. On peut aussi partager nos trouvailles avec d’autres membres de la famille qui pourront eux aussi contribuer aux recherches. Il est même possible d’utiliser le travail des autres utilisateurs du site! Si l’intérêt pour des recherches personnelles est évident, peut-on en dire autant un historien? Sans aucun doute. Le principal attrait pour un chercheur professionnel vient de la facilité et de la rapidité avec laquelle on peut avoir accès à une très grande quantité de sources. Certes, le site s’appelle ancestry et il est conçu pour la généalogie ; et alors! Rien ne nous empêche d’utiliser ces sources pour d’autres fins. Et qui a dit qu’on devait faire NOTRE arbre généalogique?

Tout ceci est trop beau pour être vrai; il y a donc un hic, un petit hic : Le site est payant. Quinze dollars par mois, ou cent-vingt par année. De plus, le moteur de recherche est construit pour répondre à une demande de généalogie. Il faut donc faire de la gymnastique informatique pour arriver à des données brutes. Mais on ne pourrait reprocher à ancestry.ca de vouloir accomplir son mandat de généalogie, ce qu’il fait très bien d’ailleurs. La « plus grande ressource généalogique en ligne au monde »? Je ne sais pas, mais certainement assez grande pour répondre aux besoins.

Ancestry.ca

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J’ai d’abord voulu vous parler de la page Apocalypse sur le site de TV5, mais je me suis dit qu’il serait plus pertinent de continuer à me rapprocher de mon mémoire. La dernière fois j’ai parlé du site sur l’histoire orale de Steven High à l’Université Concordia et cette fois-ci, je choisis d’y aller plus simplement en vous présentant le site du Musée Régional de la Côte-Nord (http://www.mrcn.qc.ca/), fondé en 1976 à Sept-Îles.

Avant tout, il faut mentionner que nous ne sommes pas sur le site du musée McCord ou du musée des Beaux-Arts de Montréal et que les ressources en jeux sont beaucoup plus limitées. La construction du site s’en trouve donc fortement simplifiée.

Le contenu du site est assez simple à résumer : un menu vous permet de naviguer à travers les différentes informations concernant l’historique de la création du musée et sa mission qui est évidemment de promouvoir la culture nord-côtière, fortement influencée par l’exploitation des ressources marines, forestières et minières. L’objectif du site n’est pas de faire une visite virtuelle, mais plutôt de convaincre les touristes de s’arrêter au musée en présentant les expositions permanentes et temporaires, les services offerts (de façon très basique), les horaires et les tarifs.

L’intérêt pour les historiens et pour moi-même vient seulement de la disponibilité des personnes ressources du musée bien plus que le site lui-même. Le site permet de connaître l’existence d’un centre de documentation, mais ne décrit le contenu de ce centre que par quelques exemples de numérisation de très mauvaise qualité, ce qui confirme que le site n’est pas conçu pour la diffusion, mais bien pour la promotion d’une activité touristique.

Sur le plan de la qualité, je l’ai mentionné en introduction, il s’agît d’un site de musée régional avec les ressources d’un musée régional, les attentes ne peuvent pas être les mêmes que sur les sites de musées en périphérie de Montréal ou Québec. L’importance majeure de ce site est qu’il m’a permis d’établir le contact avec les gens qui y travaillent dont l’aide au développement Madame Lise Chiasson et l’anthropologue et conservateur du musée, Monsieur Steve Dubreuil.

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Pour ma première participation au blogue, peut-être vous en étiez-vous déjà douté, mais je choisi de vous présenter le site de Stephen High, Oral History. Lors de l’une de nos rencontres, j’ai pris le temps de vous dire à quel point j’admirais le travail et les ressources affichés sur le site http://storytelling.concordia.ca/oralhistory/. Dans la présente intervention je tenterai de mettre de côté ma subjectivité (du mieux que je pourrai), pour regarder différemment le site et ses ressources.

D’abord, le site Oral History démontre l’attrait croissant pour l’histoire orale et nous rappelle que cet intérêt provient principalement de l’accessibilité des technologies numériques, comparativement aux technologies analogiques. Comme il est mentionné dans la présentation du site, l’histoire orale a toujours existé, mais comme les ressources analogiques étaient soit trop onéreuses, soit trop complexes d’utilisation, les historiens avaient souvent recours à des retranscriptions dans lesquels un ensemble d’éléments ne sont plus perceptibles, par opposition à une source complète audio et dans le meilleur des mondes, audio-vidéo, qui a l’avantage de conserver le non-verbal.

Le site contient aussi une liste et une description de l’ensemble des ressources disponibles pour la numérisation des sources analogiques, mais aussi pour la création de nouvelles sources, par l’enregistrement audio ou audio-vidéo d’entrevues et de témoignages.

Les projets en cours du département sont aussi sur le site et concernent surtout l’histoire des travailleurs du milieu industriel. Par contre, on trouve aussi des projets concernant la communauté chinoise de Montréal et les Montréalais ayant été déplacés par des génocides ou violations aux droits humains.

Le site s’adresse principalement aux chercheurs de niveau universitaire, professeurs et étudiants.

Principal intérêt pour les historiens : le fait qu’il est possible d’utiliser des sources nouvelles, mais aussi d’approcher l’histoire sociale et publique sous un autre angle. Le témoignage des gens est un point de vue autant qu’une source sur une époque donnée. Il s’agit de rendre possible l’étude et la conservation du patrimoine collectif contenu dans le vécu des citoyennes et des citoyens ayant vécu l’historie.

Sur le plan technique, le site est très bien construit et la navigation y est convivial. Quelques vidéos sont disponibles, mais malheureusement ne permette pas d’avancer ou de reculer le contenu, sinon pour passer d’une vidéo à l’autre. Armez-vous de patience si vous voulez réentendre la dernière phrase d’une séquence.

Un oubli majeur qui a été mentionné par Léon en cours : l’aspect émotionnel de la source. Pour paraphraser simplement, la source écrite ne cherchera pas à vous émouvoir comme le travailleur ayant perdu son emploi. Il semble que les techniques d’abord d’entrevue, ensuite d’analyse des sources visant à éviter le phénomène, ne sont pas mentionnées.

En fait, le site propose un excellent survol du programme d’histoire orale de Concordia, mais comme il néglige fortement la méthodologie, on ne peut à sa seule lecture, porter un jugement clair sur l’ensemble du projet.

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En août 2010, un ambitieux projet de recherche historique a vu le jour. Suite au colloque international sur les Filles du Roy qui s’est tenu à Québec dans le cadre du 400e anniversaire de la ville, un groupe de personnes intéressées par l’histoire des femmes ont décidé de faire la lumière sur ces envoyées « spéciales » de Louis XIV. La Société d’histoire des Filles du Roy a ainsi été formée avec comme objectif de faire sortir de l’oubli, mais surtout, de réhabiliter ces femmes à la réputation salie par un jeu de mots trop simpliste qui court depuis 300 ans ; Filles du Roy, Filles de joie. Pour ce faire, un inventaire de chacune d’elle sera fait afin de retrouver leurs origines françaises, leur famille, condition sociale, descendances, etc.

Le site internet de la Société d’histoire des Filles du Roy est tout aussi ambitieux que le projet lui-même. Afin d’assurer la diffusion internationale, le groupe entretient efficacement un site web. Utilisant le moteur de blogue Wordpress, le site est facilement navigable et il est mis à jour assez régulièrement pour nous tenir informés de l’évolution du projet. Il permet aussi de rendre accessibles les derniers résultats de recherche au grand public. Par exemple, l’une des pages ajoutées quelques semaines après l’ouverture du site présente un tableau avec le nom des époux des Filles du Roy. Ces informations sont potentiellement intéressantes pour la généalogie. D’ailleurs, l’un des objectifs de la SHFR est justement de « développer la généalogie par les femmes en établissant des lignées matrilinéaires » des Filles du Roy.

Puisque le site vient tout juste d’être mis en place, il est difficile d’évaluer pour l’instant son impact sur la recherche historienne. La SHFR fait toutefois un appel intéressant aux apprentis historiens en quête d’un sujet de Maître : pourquoi ne pas leur donner un coup de main? Une fois l’inventaire terminé, celui-ci pourra servir pour d’autres recherches quantitatives de tout genre ne visant pas exclusivement les Filles du Roy. Pour ce qui est de la qualité du site, on note surtout la simplicité esthétique qui n’enlève toutefois rien au contenu et rend la navigation encore plus facile. Même si on ne doute pas de la qualité des informations diffusées sur le site, on apprécierait toutefois que les mises à jour ou les nouvelles pages du site soient signées par autre chose qu’un simple pseudonyme.

http://lesfillesduroy-quebec.org/

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H-Net : Humanities and social sciences online est un site web dont l’objectif est de contribuer à l’avancement de la recherche et de l’enseignement dans le domaine des arts, des sciences humaines et sociales. Plus précisément, H-Net est une communauté virtuelle, comptant plus de 100 000 membres dans 90 pays, formée de chercheurs, de professeurs et d’étudiants dans les domaines précédemment mentionnés. Afin d’atteindre son objectif et contribuer à l’avancement des sciences humaines, H-Net veut favoriser les échanges et la communication.
Pour ce faire, H-Net est subdivisé en près de 200 réseaux. Chaque réseau est un champ plus ou moins large des sciences humaines et sociales, par exemple, l’histoire du Canda, de la mémoire, de l’environnement, de l’esclavage ou du Tennessee. L’utilisateur doit d’abord s’inscrire gratuitement afin de devenir membre d’un ou plusieurs réseaux selon ses champs d’intérêt. Une fois inscrit, il reçoit régulièrement, par courriel, des messages portant sur différents sujets: appel de textes pour des colloques ou conférences, invitations à assister à divers événements, offres d’emploi, informations concernant l’ajout de matériel ou mises à jour du réseau, etc. De plus, afin de communiquer entre eux, les membres ont accès à une liste de diffusion par laquelle ils partagent leurs idées avec tous les membres du réseau. Ces échanges sont ensuite archivés sur le site. L’utilisateur a aussi accès à plusieurs ressources en ligne : liens vers des sites pertinents, des comptes-rendus d’ouvrages, des articles, des bibliographies, etc. Il n’est toutefois pas nécessaire de s’inscrire pour avoir accès aux archives de la liste de diffusion ou encore aux ressources en ligne, seulement l’utilisateur non inscrit n’est pas directement averti de la mise en ligne de nouveau contenu et ne peut pas partager avec les autres.
Pour l’historien, cela représente une façon simple et efficace d’être en contact avec d’autres personnes travaillant dans le même domaine, de pouvoir échanger des idées et d’être mis au fait de différents événements.
Sur le plan positif, le site fournit une belle variété de ressources en ligne et constitue un moyen intéressant d’échanger et d’être à jour dans son domaine. De plus, l’inscription est rapide, simple et gratuite. Comme tout membre inscrit a accès à la liste de diffusion, certaines personnes pourraient, volontairement ou non, publier de fausses informations. Pour contrer cela, un groupe d’éditeurs reconnut veille à la pertinence et justesse des informations échangées.
Par contre, l’interface aurait besoin d’un petit rafraichissement sur plusieurs plans. Tout d’abord, l’esthétique du site sans être atroce, nécessite tout de même selon nous, une petite cure d’embellissement. Ensuite, autant avec Firefox qu’Internet Explorer, le texte affiché dans certaines pages empiète sur la marge et est donc en partie illisible. En plus, les pages présentant les messages d’accueils de différents réseaux sont affichées en code HTML et sont assez fastidieuses à lire (par exemple celle d’histoire du Canada). Dans un autre ordre d’idées, comme il s’agit d’un site d’échange et de partage d’informations, tout repose sur la participation active des membres, il faut donc un certain dynamisme au sein de la communauté virtuelle, sans quoi le site perd de son intérêt. Il est aussi préférable que les chercheurs et professeurs les plus influents d’un domaine participent, afin d’augmenter la qualité des échanges. Finalement, l’utilisateur doit aussi être conscient que les informations qu’il partage via la liste de diffusion demeurent sa propriété intellectuelle. Mais, en les partageant, il autorise H-Net à les archiver, à les partager avec les membres sans aucune demande d’autorisation et elles peuvent aussi être utilisées et reproduites à des fins éducatives et à des buts non-lucratifs. Toutefois, le nom de l’auteur et la date de publication sont toujours mentionnés.
En résumé, il s’agit d’une initiative intéressante dont tous les historiens peuvent profiter et devraient en profiter afin d’augmenter la richesse des échanges. H-Net a toutefois besoin de revoir quelque peu son interface.

lien: H-Net.org

Je vous souhaites de très joyeuses fêtes!!

Rémi , nouveau membre H-Net environnement et H-Net Canada.

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