Conférences
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Louise Gratton |
| Directrice de la science, Conservation de la Nature Canada, région du Québec |
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| Louise Gratton est écologiste et botaniste et détient une maîtrise en biologie de l’UQAM (1981) qu’elle a fait sur la végétation et la flore du parc national du Mont-Saint-Bruno. | |
| À l’emploi de Conservation de la Nature du Canada depuis 2001, elle agit comme directrice de la science pour la région du Québec. Elle y est, entre autres, responsable de la planification de la conservation pour le Québec. Auparavant, elle avait cumulé plus de 20 ans d’expérience comme consultante en écologie et acquis une solide expertise dans la protection, l’aménagement et la restauration des milieux naturels. Madame Gratton est également membre fondateur, aviseur scientifique et secrétaire du Corridor appalachien et œuvre bénévolement au sein de plusieurs autres organismes et comités tant nationaux que locaux. Elle active au sein de « Deux pays, une forêt », un organisme voué au développement durable des écosystèmes forestiers des Appalaches, participe aux travaux des Commissions sur les ressources naturelles et le territoire de l’Estrie et de la Montérégie et siège au Comité d’urbanisme et au comité sur l’environnement et le développement durable de la municipalité de Sutton. | |
La planification de la conservation : de la science à l’action.
Depuis les deux dernières décennies, la nouvelle discipline qu’est la biologie de la conservation s’intéresse à mieux comprendre ce qui compose la biodiversité, depuis la variabilité génétique des espèces jusqu’aux processus écologiques qui les entretiennent. Par le fait même, elle vise à cerner les causes de son érosion. Cette science a aussi permis de poser les assises de la planification de la conservation de la biodiversité qui, dans la pratique, se résume le plus souvent à identifier les sites qui contribuent le plus significativement à la biodiversité d’une région donnée et à déterminer les mesures pour les maintenir ou les restaurer. Selon la géographie, les cibles de biodiversité et les menaces auxquelles elles font fassent peuvent varier considérablement mais, le succès d’un plan de conservation repose invariablement sur les mêmes bases : une bonne compréhension des contextes écologique et socio-économique, un consensus autour d’une vision à long terme, d’objectifs communs et des actions de conservation à mettre en oeuvre. Il tient aussi à la nécessité d’élargir la notion de conservation au-delà de la désignation d’aires protégées mais à toute décision affectant l’aménagement du territoire et la gestion des ressources. Parce que la mise en œuvre d’un plan de conservation a nécessairement une incidence sur l’affection et les usages des milieux naturels, il apparaît de plus en plus évident que dans les régions habitées, le sort de la biodiversité se jouera sur la volonté des communautés locales à s’engager à la conserver et sur un partenariat avec les organismes qui détiennent l’expertise pour passer de la science à l’action.