Conférences

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Hugues Sansregrets

Biol. M.Sc
Directeur des opérations, Forêt Montmorency
Université Laval

Monsieur Sansregret a obtenu son Baccalauréat en biologie à l’UQAR en 1996 pour par la suite réaliser une maîtrise en sciences forestières à l’Université Laval qu’il a obtient en 2000. Parrallèlement, il a travaillé comme biologiste dans le milieu aquatique et aussi comme biologiste des habitats fauniques à la Société de la Faune et des Parcs du Québec.

Monsieur Sansregret a aussi travaillé sur les dossiers de gestion intégrés en milieux autochtones et depuis 2002, il est directeur de la Forêt expérimentale de l’Université Laval et de 3 forêts satellites qui sont propriétés de cette même Université.

Résumé de la conférence

L’aménagement forestier au Québec a connu de profonds changements au cours des dernières décennies. Des concepts globaux tels que l’écologie, la biologie des populations et la gestion des habitats ont évolué vers des notions de biodiversité, filtre brut/ fin pour passer vers la notion d’aménagement écosystémique. L’aménagement écosystémique se retrouve donc au coeur du débat actuel avec la révision du régime forestier québécois.

Dans la sapinière à bouleau blanc, la Forêt Montmorency contribue depuis 45 ans à l’évolution de ces concepts et propose un modèle d’aménagement intégré basé sur les principes de l’aménagement écosystémique. Ainsi, en maintenant un équilibre dynamique dans la répartition de classes d’âges, d’attributs de structures et/ou de composition des peuplements, nous tentons de maintenir les traits écologiques distinctifs de la région écologique, suivant les principes d’un aménagement écosystémique.

En respectant, certains principes comme une sylviculture proche de la nature, des modalités  d’aménagements spéciales pour les habitats critiques et l’utilisation de patrons de coupes qui s’inspirent des perturbations naturelles, la Forêt Montmorency vise à demeurer dans les limites de la variabilité de la forêt primitive. L’objectif du modèle étant de maintenir dans le temps et dans l’espace, une répartition adéquate de 25% des peuplements en régénération, 25% des peuplements prématurés, 25 % de forêts mûres et surannées et finalement, 25% de forêts irrégulières et primitives.