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D’un point de vue extérieur, le monde de la science peut sembler être un univers mystérieux et élitiste. En effet, compte tenu des nombreuses connaissances techniques nécessaires à la compréhension de découvertes émergentes, il peut être difficile pour un « non-initié » d’en saisir les fondements ainsi que les dimensions que ces dernières pourraient prendre, tant en recherche qu’en société. Hélas, si seulement les connaissances techniques étaient le seul obstacle entre le monde scientifique et le grand public! Car à cette difficulté de s’intéresser à ce domaine pointu sans trop s’y connaître s’ajoutent d’autres obstacles plus difficiles à discerner pour un œil qui n’est pas averti : en effet, il n’est pas si rare que les médias (...)
Publié le 15 octobre 2010
De nos jours, la collaboration scientifique est devenue un phénomène international, requérant des cerveaux du monde entier. De plus en plus, la science d’aujourd’hui s’ouvre à ces échanges. Que ce soit en tant que professeurs invités, stagiaires, ou encore travailleurs temporaires, ces statuts se voient occupés par une communauté internationale transportant avec elle un savoir diversifié et recherché. Cependant, jusqu’où cette alliance peut-elle aller? Le souci de compétition peut-il être mis de côté ou ne serait-ce, bien au contraire, qu’une stratégie scientifique visant uniquement l’épanouissement de la recherche des pays en collaboration ? Tout d’abord, c’est au cours du 19ème siècle que de nombreux pays ont vu apparaître des (...)
Publié le 15 octobre 2010
L'année dernière, lors des grandes campagnes de publicité de l’automne promouvant le gonflement des pneus à l’azote, notre classe de chimie-physique à l’Université de Sherbrooke a examiné les prétentions des manufacturiers (http://www.getnitrogen.org/). Le principal avantage conférant de meilleures performances à l’azote est son habileté à maintenir la pression dans le pneu. Voici les faits rapportés par Customer Report (http://blogs.consumerreports.org/cars/2007/10/tires-nitrogen-.html): un pneu normal gonflé à l’azote à 30 livres par pouce carré (psi) ne perd que 2.2 psi de sa pression initiale par année; tandis que le même pneu gonflé à l’air en perd environ 3.5 psi. Afin de comprendre l’origine de ce phénomène, il est important de (...)
Publié le 28 février 2010
Au cours de l’année 2009, les changements climatiques et le sommet de Copenhague furent des sujets de premier plan au niveau international. L’objectif de cette conférence était de taille: parvenir à un accord visant à stopper l’élévation de température actuelle de la planète en réduisant considérablement les émissions internationales de gaz à effet de serre (GES). Réunissant les représentants de plus de 190 pays, il s’agissait du plus gros sommet sur le climat tenu à ce jour avec la participation notable des États-Unis qui avaient pourtant boudé le protocole de Kyoto. L’effet de serre Avant tout, il serait intéressant d’ériger les bases scientifiques sur lesquelles repose la théorie du changement climatique anthropogénique. Les (...)
Publié le 28 février 2010
La science est-elle compatible avec le seul fait d’être rentable dans un terme très court ? Nous sommes-nous posé la question lors de la découverte de l’électricité qu’elle pouvait amener au bien-être de notre monde actuel. Ou aurions-nous préféré améliorer la performance de luminosité des bougies ? Il est donc clair que la science, associée à la recherche fondamentale, a des impacts socio-économiques, à long, si ce n’est à moyen terme. La réponse à ces questions doit en fait permettre de répondre aux détracteurs qui veulent une science rentable. Mais ceci amène encore à une autre question qui est celle de savoir si la science a été une fois lucrative. Là encore, il faut distinguer l’échelle de temps à laquelle est associé le (...)
Publié le 15 septembre 2009
C'est dans le cadre du concours des prix du Québec 2010 que le professeur André Bandrauk s'est vu décerner le prestigieux prix Marie-Victorin. Cet honneur est remis annuellement afin de reconnaître l'importance des travaux d'un chercheur œuvrant dans le domaine des sciences fondamentales ou de l'ingénierie. Le professeur Bandrauk, membre du département de chimie de l'Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de Recherche du Canada en chimie computationnelle et photonique moléculaire, s'est démarqué par son apport incommensurable à la science dite « attoseconde ». En effet, grâce à ses recherches dans le domaine des « pulses » laser attosecondes, le professeur Bandrauk a ouvert des portes vers une meilleure compréhension des (...)
Publié le 9 novembre 2010
(En collaboration avec le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale) L’acide 4-hydroxybutanoïque ou gamma-hydroxybutyrate (GHB) a bien mauvaise réputation à cause de sa supposée implication dans un grand nombre d’agressions sexuelles. Pourtant, le blâme est-il justifié ? Il faut savoir que le GHB a d’abord été synthétisé dans le but d’agir comme médicament capable de passer la barrière hémato-encéphalique et pouvant servir d’anesthésiant, mais est aussi utilisé comme hypnotique dans certains cas particuliers (Xyrem®). Ce sont cependant ses propriétés sédatives, anxiolytiques et euphorisantes qui en ont fait une drogue récréative de choix, menant ainsi à sa consommation illicite. La consommation illégale de GHB est (...)
Publié le 28 février 2011
Depuis la révolution de l’information, il y a eu une réorganisation des habitudes de vie et de travail de tout le monde. L’automatisation et l’informatisation des systèmes apportent de nombreux avantages sur les délais de traitement et de classement automatique des données. Par exemple, en chimie, nous avons maintenant accès à des appareils automatisés et des logiciels préprogrammés pour répondre à des besoins très spécifiques. Ces nouveaux outils offrent des possibilités merveilleuses : nous pouvons programmer l’appareillage pour qu’une série d’expériences s’exécute la nuit ou démarrer une liste de calculs de chimie quantique automatiquement. Cependant, ces avantages viennent avec un risque : il est facile de seulement utiliser l’appareil (...)
Publié le 28 février 2011